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1973 Carnet d'un Passionné

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  • CMTARGA
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    35e tour Cevert se plaint de douleurs aux chevilles et deux ambulances entrent sur la piste. La situation devient dangereuse. Ainsi, pour la première fois lors d'un Grand Prix de Formule 1, une voiture de sécurité entre en piste et neutralise la course. Il lui est indiqué d'attendre Stewart et de se placer devant lui, mais l'Ecossais est encore dans les stands. Comme il tarde à arriver et que plusieurs voitures sont passées, dont Beltoise, Oliver et Revson, on transmet l'ordre de se placer devant la voiture n°25, celle de Ganley. On pense que le Néo-Zélandais est le leader mais il est seulement huitième. Beltoise, Oliver et Revson, qui occupent les trois premières places, sont donc loin devant la Pace Car et poursuivent leur chemin. Peu à peu les voitures se rangent derrière la voiture de sécurité (Ganley, Stewart, E. Fittipaldi, Pace, Lauda... ). Beltoise, Oliver et Revson ont fini par regagner le peloton. A cause de l'erreur de la direction de course, ils ont ainsi gagné presque un tour d'avance sur leurs concurrents. Mais plus personne ne connait le véritable classement. Fittipaldii se croit leader, est en fait seulement quatrième devant Lauda, Jarier, Amon, Ganley et Stewart. Beltoise le véritable leader devant Oliver et Revson stoppe au stand BRM pour mettre des pneus pour le sec. Le Français ressort troisième grâce à sa colossale avance sur le reste du peloton.

    45e tour, la voiture de sécurité regagne les stands et la course est relancée. Personne ne connait le véritable classement. Ganley mène le peloton, mais Oliver, qui est à la queue, est en fait le leader, avec quelques secondes d'avance sur Revson et Beltoise. Oliver a du mal à contenir Revson et Beltoise à cause d'un problème de pédale d'accélérateur qui colle et décolle par intermittence, Revson et Beltoise en profitent pour le dépasser. Fittipaldi, qui a dépassé Ganley et Stewart, pense toujours être premier, mais en fait il est à plus d'une minute du trio de tête. La situation est toujours confuse. Revson est en tête avec une seconde d'avance sur Beltoise. Oliver est un peu plus loin en troisième position. A plus de cinquante secondes se trouve Fittipaldi qui précède Lauda, Amon, Stewart, Ganley, Hunt et Pace.

    55e tour Revson s'échappe peu à peu en tête de la course et compte cinq secondes d'avance sur Beltoise. De son côté Fittipaldi tente de remonter sur Oliver, mais plus de quarante secondes le séparent encore du pilote Shadow. Reutemann dépasse Pace qui s'arrête avec une jante cassée. Une dizaine de secondes séparent Revson et Beltoise. Oliver est quatrième à quinze secondes. Fittipaldi a près de vingt-cinq secondes de retard. Lauda est cinquième devant Amon, Stewart, Ganley, Hunt et Reutemann. Lauda est au ralenti suite à une panne de transmission. Il regagne le stand BRM pour abandonner. Amon rencontre des problèmes de tenue de route et passe sous la menace de Stewart qui le double.

    70e tour Revson a maintenant vingt-cinq secondes d'avance sur Beltoise, attaqué par Oliver. Fittipaldi est à trente-cinq secondes. Amon doit ralentir pour éviter la sortie de route. Il se fait doubler par Ganley et par Hunt. 2 tours plus tard Fittipaldi n'a plus que cinq secondes de retard sur Beltoise et Oliver. Le Brésilien imagine lutter pour la victoire contre ces deux pilotes, ignorant que Revson a maintenant course gagnée. Reutemann passe Amon alors Fittipaldi est juste derrière Oliver qui lui-même attaque Beltoise dont les pneus sont très usés. Fittipaldi prend l'avantage sur Oliver. Puis Beltoise cède au Brésilien, avant d'être surpris par Oliver. Le Français ne sait pas quelle position il occupe, comme son équipe d'ailleurs; c'est pour cette raison qu'il n'a pas réellement défendu sa place.

    80ème et dernier tour: Emerson Fittipaldi, suivi de très près par Oliver, franchit la ligne d'arrivée sous l'œil de Colin Chapman qui le salue en lançant sa casquette dans les airs, comme à son habitude. Mais le drapeau à damiers n'a pas été agité. Quelques autres voitures passent et écrasent la pauvre casquette. Puis, une quarantaine de secondes après le passage de Fittipaldi et Oliver, le drapeau est finalement agité devant un groupe de quatre pilotes: Ganley, Hailwood, Revson et Hunt. Le pilote McLaren a effectué un tour de plus qu'il était prévu. C'est la confusion la plus totale. Il apparaît bientôt qu'à cause de la neutralisation de la course, les commissaires ignorent quel est le classement réel. La cérémonie du podium a lieu avec Revson, Fittipaldi et Oliver. Chacun des trois hommes pense avoir gagné. Les commissaires se plongent dans l'étude des classements tour par tour.

    A SUIVRE

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  • CMTARGA
    a répondu
    23 SEPTEMBRE

    CANADA F1


    Jackie Stewart a été sacré champion du monde en Italie, mais la tournée nord-américaine clôturant la saison 1973 n'est pas dépourvue d'intérêt pour autant. La place de vice-champion du monde est disputée par Emerson Fittipaldi, François Cevert et Ronnie Peterson. Bien qu'étant le plus mal classé, le Suédois apparaît comme le favori car il a gagné les deux dernières courses.

    Afin de lutter contre les Lotus, Ken Tyrrell engage trois voitures pour ces dernières courses. Il avait d'abord envisagé de confier une 005 au Français Patrick Depailler, mais comme déjà dit celui-ci est blessé, du coup, il recrute l'expérimenté Chris Amon, laissé libre par la fin de l'équipe Tecno.

    Deux mois après avoir créé un gigantesque carambolage à Silverstone, Jody Scheckter est de retour au volant d'une troisième McLaren. Chez BRM, le revenant Peter Gethin prend place dans le baquet de Clay Regazzoni qui n'a pas fait le déplacement à Mosport. Williams change encore de deuxième pilote. C'est cette fois-ci Tim Schenken qui est recruté pour une course seulement. On n'avait pas revu l'Australien en Formule 1 depuis la saison précédente. LEC et David Purley ont mis un terme à leur saison, n'ayant pas les moyens de voyager outre-Atlantique. Enfin, une seule Ferrari est engagée pour Arturo Merzario, Jacky Ickx ayant quitté la Scuderia au soir de la course de Monza.
    Le vendredi, Merzario est victime d'un gros accident au cours duquel il reçoit sa barre antiroulis sur la tête, fendant légèrement son casque. Le choc assomme un temps le pilote italien qui s'en sort toutefois sans blessure. Peterson réalise sa huitième pole position de la saison, battant ainsi le record de Jim Clark. Il a survolé les débats et devance de plus d'une seconde Revson. Scheckter est troisième devant Reutemann. Fittipaldi est seulement cinquième et précède Cevert, Hulme et Lauda. Stewart n'est que neuvième devant W. Fittipaldi et Amon. Merzario est vingtième avec la Ferrari. Les intérimaires Schenken et Gethin sont respectivement 24ème et 25ème. Von Opel clôt la marche.
    Le dimanche matin, il pleut dans l'Ontario et le warm-up se déroule sur une piste très humide. Peterson est victime d'un accident et détruit sa 72 mais heureusement pour lui, il dispose d'une voiture de réserve pour disputer la course.

    L'averse n'a pas cessé pas au moment du départ. Les conditions de conduite sont très dangereuses et les organisateurs, en accord avec les pilotes, décident de reporter le départ d'une heure. La pluie a alors nettement diminué et le Grand Prix va pouvoir se disputer. La piste est humide et tous les pilotes partent en pneus rainurés, excepté Beltoise qui décide de mettre des pneus intermédiaires.

    Peterson prend un super départ et est suivi par Scheckter. Revson a mal démarré et se retrouve débordé par Lauda, qui a lui aussi pris un très bon départ et au 1er tour Peterson mène devant Scheckter, Lauda, E. Fittipaldi, Stewart, Reutemann, Revson, Cevert, Oliver et W. Fittipaldi. Grâce à ses Firestone, très performants sur piste humide, Lauda est le pilote le plus rapide et menace Scheckter. Peterson ne parvient pas à s'échapper. Oliver prend la huitième place à Cevert. Pace est aussi très rapide et pointe au onzième rang après avoir doublé quatre pilotes en un seul tour. Merzario a cassé le nez de sa Ferrari contre une clôture et s'arrête à son stand pour réparer. Lauda double Scheckter au premier freinage. Le jeune Autrichien est vraiment le plus rapide en piste et il ne tarde pas à s'imposer face à Peterson. Le voici en tête d'un Grand Prix pour la première fois de sa carrière. Oliver double Revson puis Reutemann, tandis que Pace prend la dixième place à W. Fittipaldi.

    Au 4e tour Lauda compte déjà une seconde et demie d'avance sur Peterson. Plus loin, Pace s'impose face à Cevert. Merzario est de nouveau au stand Ferrari. Le sous-virage est tel sur sa voiture que ses mécaniciens rajoutent au capot avant une grosse plaque de métal. Il repart dernier. Pendant ce temps Pace qui est le plus rapide avec Lauda, prend la septième place à Revsoqui lui dépasse Cevert alors que son équipier Hulme est arrêté au stand McLaren à cause d'une crevaison. Au 7e tour Scheckter est sur les talons de Peterson. Pace se débarrasse de Reutemann. Pendant ce temps-là, Revson est en difficulté et se fait déborder par Schenken. La piste commence peu à peu à s'assécher. Scheckter prend la deuxième place à Peterson qui semble peu à l'aise dans ces conditions. Pace prend la sixième position à Oliver. Revson perd encore des places aux profits de Hunt et Ganley.

    10e tour Lauda mène tranquillement avec quinze secondes d'avance sur Scheckter et Peterson. Il a déjà pris un tour à huit voitures. Fittipaldi prend la quatrième place à Stewart. Pace les observe en sixième position. Suivent Oliver, Cevert, Reutemann et Schenken. Revson est passé derrière Hailwood. L'asphalte est encore assez humide et Peterson se reprend et double Scheckter. Pace prend la cinquième place à Stewart. On assiste à un regroupement derrière Peterson avec Scheckter, Fittipaldi, Pace, Stewart et Oliver, roues dans roues. Stewart a des ennuis avec ses pneus qui surchauffent et il cède la sixième place à Oliver. Cevert revient derrière son équipier. Puis Fittipaldi double Scheckter. Pace attaque immédiatement à son tour le pilote sud-africain. Stewart se fait dépasser par Cevert.

    15e tour Lauda et Peterson sont séparés par vingt-trois secondes. Pace déborde Scheckter dont les pneus semblent dégradés. Maintenant la est quasi sèche. Oliver double Scheckter. Stewart en grandes difficultés cède deux places à Reutemann et à Schenken. Peterson subit sans s'en rendre compte une crevaison lente à l'arrière gauche. Il dérape et heurte un rail. Il reprend sa route mais ses suspensions ont trop souffert dans le choc et il doit stopper dans l'herbe. Fittipaldi récupère la deuxième place et précède Oliver qui a surpris Pace. Schenken prend la septième place à Reutemann. Hailwood rejoint les stands et chausse des pneus intermédiaires. Il donne le signal de la première vague de changements de pneus, les pneus pluie étant usés et obsolètes. Cette situation ne fait pas les affaires de Lauda qui perd beaucoup de temps car ses pneus pluie dégradés. Oliver et Pace luttent pour la troisième place. Stewart reprend la huitième position à Reutemann.

    20e tour Lauda perd quatre secondes au tour par rapport à Fittipaldi. Pace est victime d'une crevaison et doit ralentir, se faisant doubler par de nombreux pilotes. Il s'arrête au stand Surtees, met des pneus intermédiaires mais ne reprend la piste qu'en vingt-troisième position. Schenken s'arrête aussi pour mettre des intermédiaires et repart 21ème. Cevert prend la quatrième place à Scheckter. Un tour plus tard Lauda s'arrête aux stands pour mettre des pneus intermédiaires. Fittipaldi s'empare du commandement. Arrêt de Hunt qui est le premier pilote à chausser des pneus pour le sec.

    Fittipaldi mène désormais devant Oliver, Cevert, Scheckter, Stewart, Ganley et Reutemann. Lauda reprend la piste en huitième position. Plus loin, Revson, Amon, Follmer, Stommelen et Beltoise sont en lutte. Beuttler renonce suite à une panne de moteur. Les pilotes en pneus intermédiaires ne sont plus les plus rapides. Lauda dépasse Reutemann. Ce dernier ainsi que Revson entrent aux stands pour troquer leurs pneus pluie pour des slicks. Beltoise, qui n'a pas encore à s'arrêter grâce à son choix de pneus judicieux, pointe au septième rang après avoir passé Amon.

    25e tour une poignée de secondes séparent Fittipaldi et Oliver. Cevert est troisième devant Scheckter, Stewart, Lauda, Beltoise, Amon, Follmer et Stommelen. Scheckter s'arrête pour mettre des pneus slicks, W. Fittipaldi, Cevert puis Lauda en font de même tout comme Follmer puis Oliver. Fittipaldi mène désormais devant Stewart et Beltoise mais le tour suivant il s'arrête au stand Lotus pour chausser des slicks, si bien que c'est Stewart qui est le nouveau leader au 32éme tour et c'est alors que se produit l'accrochage entre Scheckter et Cevert A l'abord du virage n°2, Cevert se porte à la hauteur de Scheckter. Celui-ci ne laisse aucun espace au Français et les deux voitures entrent en contact. La McLaren sort vers la droite tandis que la Tyrrell traverse la piste avant de heurter le rail de plein fouet, à grande vitesse. Furieux, Cevert sort en boitillant de sa voiture et se précipite sur Scheckter qu'il frappe sur le casque. Les commissaires de piste interviennent pour séparer les deux hommes.
    Amon repasse par son garage car il a crevé un pneu en roulant sur les débris de l'accrochage. Jarier et Merzario sont aussi aux stands pour mettre des slicks. Ignorant tout de l'accrochage, Stewart entre aux stands car un papier s'est logé sur un de ses pneus. Toutefois ses mécaniciens sont occupés sur la voiture d'Amon et après un temps de flottement, il est renvoyé en piste par Ken Tyrrell, roulant au passage sur le pied d'un des mécaniciens. Beltoise est maintenant en tête. La piste est jonchée de débris au niveau de Clayton et les drapeaux jaunes sont agités. Stewart s'arrête à son stand pour changer ses pneus. Mais les roues ont du mal à se fixer et l'opération dure près de deux minutes.

    A SUIVRE


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  • CMTARGA
    a répondu
    16 SEPTEMBRE

    500 KM IMOLA



    Bien que ne comptant pour aucun championnat cette traditionnelle épreuve aurait pu attirer les protagonistes habituels de l'endurance, tels MATRA et FERRARI, d'autant que la dernière épreuve disputée à WATKINS GLEN avait eu lieu début juillet. Malheureusement il n'en fut rien, l'un comme l'autre, malgré une course à domicile pour le second, s'étant abstenus. Seuls John WYER fidèle à cette épreuve et ALFA-ROMEO avaient répondu présents, le premier avec ses deux barquettes habituelles, le second avec une seule unité. Cette épreuve disputée cette fois en deux manches qualificatives et une finale, ne nécessitant pas un équipage complet, Derek BELL et Mike HAILWOOD étaient au volant de chacun des bolides britanniques alors que Rolf STOMMELEN officiait sur l'italien. Il y avait bien aussi l'ALFA V8 de FACETTI, la LOLA V8 de CASONI et la fidèle 908 de JOEST pour compléter le maigre plateau de 16 voitures alignées où on dénombrait aussi quelques LOLA, CHEVRON, ABARTH 2 litres ainsi que des PORSCHE CARRERA ou DE TOMASO PANTERA aux mains de pilotes locaux.

    Les essais voyaient une relative surprise avec la nette domination de STOMMELEN et son ALFA. Certes l'italienne semblait en net progrès surtout au niveau fiabilité, ce qui n'était pas le cas des MIRAGE accablées de multiples ennuis techniques les reléguant à près de 2 secondes du pole man, HAILWOOD devant BELL. La première manche qualificative opposant HAILWOOD-FACETTI-JOEST, voyait fort logiquement le premier s'échapper rapidement, mais dès le 8ème tour une fumée s'échappait de la MIRAGE signe d'une grosse fuite d'huile rédhibitoire. FACETTI l'emportait sur son ALFA devant la PORSCHE de JOEST. Dans la seconde opposant STOMMELEN-BELL et CASONI, le stratagème de l'allemand qui lui avait permis de signer la pole, apparu à travers la faiblesse de sa monte pneumatique certes efficace sur quelques tours mais incapable d'en boucler plus. Ainsi L'ALFA officielle fut contrainte de repasser par les stands, la reléguant derrière BELL facile vainqueur et la LOLA de CASONI.

    Mike HAILWWOD ne pouvant prendre le départ de la finale, celle-ci se limitait à un duel BELL-STOMMELEN qui tourna vite à l'avantage du premier. Chaussée de pneumatiques moins performants mais plus endurants, l'ALFA se contenta de suivre à distance la MIRAGE qui s'imposa facilement au bout des 30 tours de cette course, CASONI lui devança FACETTI pour la 3ème place alors que JOEST contraint à l'abandon laissait la 5ème place à la première 2litres, l'AMS à moteur TECNO du germanique Manfred MOHR.

    Départ de la finale BELL et CASONI vainqueurs de leur manche sont devant


    Derek BELL et sa MIRAGE se sont imposés sans contestation devant l'ALFA de STOMMELEN


    STOMMELEN et l'ALFA V12 en pole grâce à ses pneus


    CASONI et sa LOLAV8 le meilleur des autres

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  • CMTARGA
    a répondu

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  • gilles1955
    a répondu
    ordre du classement après les 2 manches
    40.011.0045.0004_800.jpg40.011.0042.0015_800.jpg40.011.0042.0020_800.jpg40.011.0043.0005_800.jpg

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  • gilles1955
    a répondu
    voila
    40.011.0045.0015_800.jpg

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  • gilles1955
    a répondu
    si si il y a bien des photos ici = http://www.motorsportarchiv.at/page/.../%221973%22/13

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  • CMTARGA
    a répondu
    Merci INDY je l'avais mais elle est tellement moche...

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  • indy12
    a répondu
    Dans Autosport du 20 Sep 73 il y a une photo (pas deux)  

    Edwards_Zeltweg_73.jpg

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  • CMTARGA
    a répondu
    16 SEPTEMBRE

    ZELTWEG 2 LITRES

    Si vous espériez un foule de photos de cette épreuve vous allez être déçu. C'est le néant absolu dans toutes les diverses gazettes et même sur le site autrichien du musée de Vienne bien connu..mais si vous avez..

    Pourtant le championnat à deux manches de la fin est loin d'être joué entre CHEVRON actuel leader et LOLA. Par contre ABARTH n'a plus d'espoir après l'annulation de l'épreuve de JARAMA. En arrivant en Autriche les deux protagonistes n'étaient séparés que par 1 tout petit point. Ce score plus que serré ne déchaîna donc point l'enthousiasme des photographes mais pour autant l'épreuve ne manqua pas d'intérêt ce qui est d'autant plus regrettable..

    A commencer par le plateau, car mise à part les français, LARROUSSE et LAFOSSE retenus par le Tour Auto et l'ALPINE jouant une nouvelle fois l'arlésienne, tout le gratin du 2L était bien là, qui au volant de sa LOLA ( EDWARDS-CRAFT), de sa CHEVRON ( BURTON-LEPP-RAYMOND) de sa MARCH ( ELFORD-HEZEMANS-SERBLIN). ABARTH même battu au championnat avait fourni son effort habituel avec 4 PA1 pour MERZARIO-QUESTER-PICA et le belge MELVILLE ( pour moi un parfait inconnu...) Jorg OBERMOSER représentait lui GRD avec une auto pour lui-même et une autre pour le suisse HERZOG.

    Les essais voyaient une belle empoignade entre 5 pilotes dans la même seconde dans l'ordre CRAFT-MERZARIO-SERBLIN-OBERMOSER-EDWARDS, soit LOLA-ABARTH-MARCH-GRD et LOLA. Point de CHEVRON donc. LEPP le meilleur étant repoussé en 6ème position.

    SERBLIN vole effrontément le départ de la première manche ce qui lui vaut d'être immédiatement arrêté au drapeau noir, laissant EDWARDS bien parti en tête qu'il conservera jusqu'au bout des 30 tours bien aidé par les abandons de CRAFT et MERZARIO. Il devance les CHEVRON de BURTON et RAYMOND, qui se sont bien reprises après leurs déboires des essais, l'ABARTH de QUESTER et la GRD d'OBERMOSER. La seconde manche va tout d'abord voir un EDWARDS impérial en tête jusqu'à la mi course et qu'il se fasse dépasser par un SERBLIN transcendé, remonté du diable vauvert et qui s'imposera sans coup férir devant le britannique qui lui monte sur la plus haute marche du podium final devant RAYMOND et BURTON, si bien qu'au Championnat LOLA reprend la tête à CHEVRON pour 4 points. Tout se jouera à MONTJUICH.

    A défaut, le portait du vainqueur et de son auto ici à DIJON


    Gabrielle SERBLIN et sa MARCH-BMW ( ici à MONZA) une irrésistible remontée après un faut départ

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  • CMTARGA
    a répondu
    Oui TIPO à cette époque la F2 ça comptait avec encore quelques pilotes F1 qui faisaient des piges et pas mal de constructeurs F1 impliqués comme tu le vois....

    La spécialisation des pilotes et des équipes vu les budgets exponentiels a tout tué...

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  • tipo 151
    a répondu
    3'30" pendant le journal de 19H00 pour une course de F2...
    Autre temps, autres moeurs...
    J'adore quand Tommy interpelle JP.Jarier par son simple nom de famille.
    Là aussi, autre temps, autres moeurs.
     

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  • CMTARGA
    a répondu
    Je me rends compte en relisant ma prose que j'ai systématiquement écrit LECLERC au lieu de LECLERE

    Merci INDY pour ce témoignage audio...oui oui ils seront tous 2 en F1....

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  • indy12
    a répondu
    Interviews de Jarier et Beltoise par Tommy Franklin (qui s'est un peu ennuyé), à partir de 33'20" :

    https://www.ina.fr/audio/PHF08004826

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  • CMTARGA
    a répondu
    16 SEPTEMBRE
    ALBI F2

    En ce dimanche après-midi l'ORTF nous a gâté. La retransmission du GP d'ALBI F2 16ème et avant dernière manche du Championnat d'Europe et sur le plateau de la Rue COGNAC-JAY aux cotés de l'inusable Michel DRUCKER, François CEVERT qui non seulement va commenter la course mais surtout nous parler de lui et de ses espoirs et aussi interpréter en direct le mouvement lent de la Pathétique de BEETHOVEN, pour moi un souvenir inoubliable.

    Mais revenons à la course. Les organisateurs albigeois en plus de la retransmission en direct de leur épreuve lui donnant une solennité certaine, ne pouvaient que se réjouir du plateau exceptionnel réuni sur leur petit circuit du Séquestre. Il est vrai qu'à l'époque foin d'écolos et riverains grincheux ( comme dirait la CANETTE non sans raison, c'est qu'ils n'étaient pas encore là....) Pas moins de 25 F2 se pressaient dans le paddock avec en tête de liste le champion 1973, Jean-Pierre JARIER et son irrésistible MARCH -BMW usine qui retrouvait son équipier du début de saison Jean-Pierre BELTOISE. Toujours dans le clan MARCH, Vittorio BRAMBILLA tout auréolé de sa première victoire autrichienne était bien là tout comme l'homme en forme du moment, Jacques COULON. Point non négligeable qui va avoir son importance, ces deux là étaient équipés FIRESTONE alors que les usines sont GOODYEAR. Michel LECLERC en récompense de sa très bonne saison F3 même battu par LAFFITE au championnat, se voyait offrir le baquet habituel de DEPAILLER sur la ELF2 aux côtés de JABOUILLE, le clermontois s'étant cassé un jambe en moto,. Chez SURTEES, les pilotes F1 HAILWOOD et PACE étaient annoncés en fait Jochen MASS retrouvait sa monture habituelle avec à ses côtes le débutant tricolore José DOLHEM. Autres stars annoncés les duettistes LOTUS, Emerson FITTIPALDI et Ronnie PETERSON mais en fait seul le suédois est présent, le brésilien certainement fâché de sa mésaventure italienne est à nouveau remplacé par Dave MORGAN. Les MOTUL de Ron DENNIS sont comme d'habitude là en nombre avec SCHENKEN-PRYCE-PESCAROLO-JAUSSAUD et WOLLEK faisant d'elles les second contingent derrière les MARCH. Enfin John WATSON et Peter GETHIN défendaient les couleurs CHEVRON, Wilson FITTIPALDI celles de BRABHAM et le japonais KAZATO celles GRD.

    Surprise au terme des essais ce n'est pas une MARCH STP qui est en tête des feuilles de temps mais bien l'orange de BRAMBILLA et non devant JARIER mais son équipier BELTOISE. Le néo champion, qui plus est, est devancé par COULON pour ne s'élancer que de la 4ème place de grille. A cela une explication, les FIRESTONE sont plus à l'aise sous la chaleur que les GOODYEAR. Viennent ensuite MASS et WATSON puis PESCA le meilleur MOTUL et JABOUILLE. Les débutants LECLERC et DOLHEM sont respectivement 15ème et 21ème alors que PETERSON ne pointe qu'au 17ème rang et son équipier MORGAN est non qualifié ...ça va toujours aussi mal pour les TEXACO STARS.

    Et ça ne va pas aller beaucoup mieux en course, puisque la voiture du suédois ne peut même pas quitter la grille ce qui permet à WOLLEK premier suppléant de prendre le train en marche de la course qui comme de coutume en France ne se dispute qu"en une manche de 56 tours. Dès le départ " le gorille de Monza" prend les devants et précède BELTOISE et le reste qui reste dans l'ordre de la grille. Mais à la fin du premier tour c'est COULON qui pointe au second rang prouvant que les FIRESTONE sont non seulement plus performants, mais entrent plus vite en action que les GOODYEAR. Ce sont donc 4 MARCH qui mènent la danse et très vite les deux premières vont se détacher, toujours les pneus. BRAMBILLA et COULON vont rapidement s'assurer une avance substantielle sur le reste du peloton. COULON, pendant la première moitié de course restant dans le sillage de l'italien sans pouvoir l'attaquer puis quand sa boite de vitesses sera récalcitrante, il lâchera prise et sera dépassé par le duo de MARCH officielles pour finir 4ème. Voilà BRAMBILLA débarrassé de sa principale menace toute fois la course n'est pas jouée car à partir de ce moment les forces s'inversent. Cette fois les GOODYEAR plus endurants sous la chaleur, prennent le dessus sur les FIRESTONE et JARIER s'en est rendu vite compte. Après avoir dépassé son équipier il se lance dans une chasse éperdue à grand coups de travers mais ce sera insuffisant, la MARCH orange conservant un maigre avantage de 3 secondes sous le drapeau à damiers. BELTOISE finit une seconde derrière son équipier et devant le malheureux COULON complétant ainsi un quatuor irrésistible de MARCH-BMW. JABOUILLE est le meilleur des autres devant MASS et SCHENKEN.

    Vittorio BRAMBILLA a le vent en poupe, bien aidé par ses pneus FIRESTONE

    Derrière le trio de MARCH COULON-JARIER-BELTOISE qui ne finira pas dans cet ordre

    JARIER a tout donné mais ça n'a pas suffit

    Guère de réussite pour les deux petits français débutants LECLERC et DOLHEM

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