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1973 Carnet d'un Passionné

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  • CMTARGA
    a répondu
    17 au 21 NOVEMBRE
    RAC RALLY



    Une fois de plus le RAC RALLY se révélait être le sommet du rallye mondial en réunissant le plateau le plus complet possible de la discipline. Jugez en ALPINE-FIAT-LANCIA-FORD-DATSUN-SAAB-BMW-OPEL, tous avaient répondu présent bien que, même si rien ne pouvait être définitivement officialisé, le championnat semblait définitivement joué en faveur de la marque dieppoise d'autant que les nouvelles du Tour de Corse était rassurantes tout au moins quant aux participants et que sur ce terrain, la berlinette déjà multiple lauréate, partait largement favorite. Restait à savoir si la crise pétrolière n'allait pas tout compromettre et à ce titre le RAC à la demande du gouvernement britannique dû montrer l'exemple en supprimant 10 ES.

    Justement la marque française alignait un trio original puisqu'aux habituels THERIER-NICOLAS venait se joindre un duo féminin composé de Pat MOSS épaulée par Elizabeth CRELLIN. FORD sans surprise était la marque la plus représentée avec 5 ESCORT usines pour MIKKOLA-MAKINEN-CLARK-COWAN et la révélation des 1000 LACS, Markku ALEN, sans compter les multiples privées locaux assistées par l'usine. OPEL était aussi bien représentée à la fois par la filiale suédoise, fidèle à l'épreuve britannique, qui engageait 4 ASCONA pour Gunnar BLOMQUIST, Lars CARLSSON, Ove ERKISSON et Anders KULLANG mais aussi IRMSCHER, préparateur patenté de la firme à l'éclair, avec 2 ASCONA pour Rauno AALTONEN et Walter RORHL. FIAT était également présent avec 2 124 ABARTH pour VERINI et BARBASIO alors que LANCIA n'alignait qu'une FULVIA HF pour BALLESTRIERI. SAAB de son côté fournissait un gros effort car en plus des traditionnels BLOMQUIST/EKLUND, Simo LAMPINEN et Tapio RAINO disposaient aussi de 96 usines. BMW continuait à faire confiance à son duo WARMBOLD-WALDEGAARD sur les 2002 Ti et DATSUN alignait 3 coupés 240Z pour Harry KALLSTROM et Tony FALL mais aussi Shekhar METHA toujours à la recherche de nouvelles sensations. Enfin signalons quelques individualités marquantes comme Ove ANDERSSON toujours avec sa TOYOTA CELICA ou Per-Inge WALFRIDSSON sur une VOLVO 142. Comme d'habitude également le parcours sillonnait la Grande Bretagne d'est en ouest et du nord au sud avec comme centre névralgique YORK et était découpé en 3 étapes qui comprenaient initialement pas moins de 80 spéciales toujours à parcours secret.

    La première étape menait les quelques 198 engagés en direction du Pays de Galles et retour à YORK et autant le dire tout de suite, l'intérêt de l'épreuve ne fut pas à la hauteur des espérances que laissaient entrevoir ce plateau exceptionnel. A cela une explication: le parcours secret des spéciales s'avérant être un leurre pour ceux, qui comme Roger CLARK, passent l'année à les parcourir au gré des multiples rallyes britanniques et comme Timo MAKINEN su être un allié tout aussi compétitif un ton légèrement en dessous du britannique tout au moins en début d'épreuve, une ESCORT pointa en tête du rallye du début à la fin. Au cours de cette première étape le fait marquant sera les sorties de route au même endroit de THERIER, ALEN, MIKKOLA et FALL et si les deux premiers pourront poursuivre c'est déjà fini pour les deux autres. CLARK qui souffre d'une grippe fatigue et laisse passer en fin de parcours son équipier mais aussi WALDEGAARD alors que Stig BLOMQUIST a abandonné suite à une sortie tout comme finalement THERIER lui sur des problèmes de carburation. ROHRL pointe à une excellente 4ème position devant LAMPINEN et EKLUND alors que NICOLAS est 10ème et que ALEN a entrepris une belle remontée.

    La seconde étape dirige le rallye vers l'Ecosse et n'entraînera guère de bouleversements au classement, puisqu'à son terme on retrouve le même trio dans le même ordre, MAKINEN menant avec un avantage de 4 minutes sur WALDEGAARD et de 5 sur CLARK toujours fiévreux. Suivent LAMPINEN et sa SAAB et un éblouissant Markku ALEN qui a repris pas moins de 5 minutes sur les leaders en ayant remporté la quasi totalité des spéciales. Par contre ça va moins bien pour RORHL,VERINI et EKLUND qui ont tout trois abandonné alors que NICOLAS pointe au 7ème rang.

    La dernière étape se cantonne au Yorkshire et est très courte mais ses spéciales verglacées vont influencer le classement final. Les ESCORT bénéficient d'une meilleure monte pneumatique que la BMW de WALDEGAARD et quand celui-ci aborde trop vite un virage de l'avant dernière spéciale du rallye, il part en tonneau et détruit en grande partie sa BM. Il pourra repartir en la rafistolant tant bien que mal, mais aura chuté à la 7ème place offrant aux FORD un doublé avec MAKINEN et CLARK qui est en fait un triplé, malgré le tonneau effectué au même endroit par ALEN mais qui s'en est mieux sorti que le suédois pour monter à nouveau sur le podium de son second rallye de championnat du monde. WALFRIDSSON et sa pataude VOLVO 142 finissent 4ème après l'abandon de LAMPINEN. NICOLAS et son ALPINE sont finalement 5ème assurant définitivement le titre à la marque française et quoi que soit le résultat final du Ralle Autrichien, , la meilleure FIAT ( BARBASIO) ne finissant que 10ème derrière pas moins de 3 des 4 OPEL suédoises.

    Tomi MAKINEN-Henry LIDDON emmènent un triplé ESCORT

    Roger CLARK grippé n'a pas pu profiter pleinement de sa parfaite connaissance du terrain

    C'est dans cet état que l'ESCORT de Markku ALEN a fini le rallye à une brillante 3ème place

    La BMW de WALDEGAARD ne valait guère mieux. Seulement 7ème dommage au vu des performances du suédois

    Per Inge WALFRIDSSON amène son imposante VOLVO à la 4ème place ...chapeau!

    Avec la 5ème place de Jean-Pierre NICOLAS, ALPINE est définitivement titrée

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  • ferrari p4
    a répondu
    Bonjour, c'est un reproche que l'on m'a toujours fait, celui de prendre des raccourcis, de ne pas lire et écouter correctement. Il faut que tout aille vite ................. merci d'avoir relevé mon erreur. Bonne journée.

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  • CMTARGA
    a répondu
    FERRARI t'as oublié 1 heure...c'est 9H de KYALAMI 

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  • ferrari p4
    a répondu
    RE, ce n'est pas que je sois pressé, je me rends compte qu'avec les 8h00 de Kialamy nous arrivons à la fin de l'année. Le TdC et le RAC, je suis preneur !!!

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  • camerat
    a répondu
    Il est pressé GG, reste le Tour de Corse, le RAC...
     

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  • CMTARGA
    a répondu
    Allez encore un petit effort et ça sera vraiment fini.....Merci FERRARI pour tes compliments...comme dirait l'autre "on essaiera de faire mieux la prochaine fois"  

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  • ferrari p4
    a répondu
    Bonjour. Merci CMTARGA pour cette année 1973. Nous sommes arrivé au mois de décembre, l'année va se terminer. C'est bien dommage. Messieurs, vos commentaires et photos faisaient de bons articles et illustrés parfaitement cette année qui vit la disparition de François. Combien d'entre-nous ont maudit ce jour d'octobre ..................

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  • CMTARGA
    a répondu
    3 NOVEMBRE
    9 HEURES de KYALAMI


    Comme de tradition et bien que ne comptant pour aucun championnat international, la classique sud africaine clôturait la saison circuit et attirait ceux qui voulaient encore tirer une dernière salve avant de remiser casques, gants et combinaison en attendant l'année suivante, d'autant que celle-ci ne s'annonçait pas sous les meilleurs auspices pour notre sport. Suite à la débâcle arabe dans la guerre du kippour, les pays producteurs de pétrole emmenés par l'Arabie Saoudite fermèrent le robinet à titre de représailles contre les pays occidentaux soutiens d'Israël. Toute l'économie se trouva bloquée à commencer par l'approvisionnement en essence, ce qui compromettait bien évidemment l'organisation des courses. Dans un premier temps celles-ci purent encore se dérouler normalement compte tenu des réserves mais la menace planait de plus en plus sur leur poursuite.

    Pour autant et à nouveau, les animateurs principaux des coures d'endurance MATRA comme FERRARI tout comme pour IMOLA, se dispensèrent du déplacement africain, ce qui en ce qui concerne l'équipe italienne était d'autant plus regrettable que ça aurait été l'occasion de voir pour la dernière fois le superbe prototype 312 PB en action. Seul John WYER et ses troupes répondirent présents avec ses deux MIRAGE COSWORTH habituelles mais dont les équipages avaient été remaniés puisque seul HALWOOD et BELL étaient présents, flanqués de coéquipiers inédits. Le premier avec le belge Hugues DE FIERLANT, le second avec la nouvelle star James HUNT décidément très éclectique. Le duo LAFOSSE-WISELL réapparaissait à cette occasion avec leur LOLA COSWORTH et la fidèle PORSCHE 908/3 de JOEST épaulé par Herbert MULLER clôturait la courte liste des protos 3 litres. Par contre quelques belles originalités se dissimulaient dans la catégorie 2 litres, à commencer par la toute nouvelle CHEVRON B26 engagée par le team local GUNSTON mais qui en fait venait directement de l'usine. A son volant on y retrouvait aux côtés du pilote titulaire Ian SCHECKTER frère de l'autre, rien moins que John WATSON qui avait ainsi trouvé refuge faute de MIRAGE. Tim SCHENKEN lui, faute de FERRARI, était au volant d'une GRD, épaulé par la vedette locale Dave CHARLTON alors que Chris CRAFT partageait une LOLA T292 avec Eddie KEIZAN. On notait aussi la présence européenne du duo HINE-GROB et leur CHEVRON B23. Enfin cerise sur le gâteau, l'usine BMW avait expédié un coupé 3.0 CSL pour un duo inédit avec Hans STUCK et Jacky ICKX, un habitué de l'épreuve. Le reste du plateau était comme d'habitude composé d'équipages locaux avec des montures hétéroclites allant de diverses anciens protos 2 litres LOLA et CHEVRON en passant par des CHEVROLET FIRENZA ( production locale), TOYOTA CELICA ou FORD CAPRI et ESCORT, d'où émergeaient deux DATSUN 240Z engagées par un team local, mais très suivies par l'usine japonaise, soit un total de 27 participants.

    Les essais voyaient naturellement les deux MIRAGE trustées les deux premières places de la grille, HAILWOOD faisant mieux que BELL. Suivaient la LOLA de LAFOSSE et la CHEVRON de WATSON qui précédait la 908 de JOEST. La BM officielle était bien sure et de loin la meilleure hors protos avec le 8ème temps. En panne d'embrayage la LOLA de CRAFT est forfait au départ et HAILWWOD s'empare du commandement devant LAFOSSE mieux parti que BELL mais qui bien vite va être stoppé par des problèmes d'allumage. WATSON récupère ainsi la 3ème place mais va se faire déloger rapidement par JOEST. La course entre dans son train-train avec les 3 protos 3litres en tête quand HUNT qui a pris le relais rentre au stand suspension cassée. Il en repartira après 25 minutes et peu après c'est l'autre MIRAGE qui est au stand avec une fuite d'huile rédhibitoire, si bien que grâce à une consommation moindre WATSON/SCHECKTER se retrouvent en tête devant la 908 et la GRD de SCHENKEN. Mais à force de tirer sur la consommation SCHECKTER est en panne d'essence et rentre péniblement pour refaire le plein, permettant au duo JOEST-MULLER de prendre le commandement qu'il conservera jusqu'à la mi course où ils commencent à avoir des ennuis d'injection. La CHEVRON de WATSON repasse alors en tête devant la PORSCHE et pendant ce temps la MIRAGE survivante, remonte à vitesse grand V .Une fois repartie après un bref arrêt, la 908 se lance à la poursuite de la CHEVRON et petit à petit refait son retard quand le bolide britannique est victime de surchauffe qui va le faire reculer à la 5ème place finale. A la 6ème heure, JOEST/MULLER sont donc installés en tête devant la MIRAGE de BELL-HUNT à 6 tours et celle-ci, à son rythme, peut encore briguer la victoire, jusqu'à à ce qu'un nouvel arrêt pour cause d'injection défectueuse ne la contraigne à la seconde place finale. Ainsi la vénérable PORSCHE 908/3, trois ans après son apparition, l'emporte et sa carrière se poursuivra entre les mains de son propriétaire pilote pendant quelque temps encore. HINE-GROB finissent 3ème et premier 2 litres alors qu'une des deux DATSUN finit à une brillante 4ème place loin devant la BMW de STUCK-ICKX seulement 7ème au terme d'une course anonyme.

    La 908/3 de JOEST-MULLER une victoire méritée pour la "grand-mère"

    Les MIRAGE en première ligne ont déçu...

    ....Même avec James HUNT au volant

    La nouvelle CHEVRON B26 aurait pu l'emporter pour sa première course

    Une DATSUN 240Z surprenante 4ème

    On s'attendait à beaucoup mieux du duo ICKX-STUCK et de leur BM officielle

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  • CMTARGA
    a répondu
    31 OCTOBRE-4 NOVEMBRE
    PRESS ON REGARDLESS RALLY USA


    Pour justifier de son appellation mondiale, le nouveau championnat des rallyes se devait de visiter le continent américain ce qu'avait fait déjà son prédécesseur le bref et défunt championnat international en 1972 et pour ce faire, de nouveau, c'est le Rallye PRESS ON REDGARDLESS couru dans l'état du MICHIGAN au nord des USA le long de la frontière canadienne, qui fut choisi. Disputé essentiellement sur la terre, il comprenait plus de 550 kms de spéciales avec 85 prévues au départ réparties sur 3 étapes.

    Ce lointain déplacement ainsi que la situation au championnat, n'incita guère les équipes d'usine à aller affronter les pistes US et au final seules FIAT et POLSKI-FIAT avaient entré des engagements officiels. Mais la firme turinoise, certainement après sa déconvenue du SAN REMO, y renonça laissant sa "cousine" polonaise y être seule représentée officiellement, ce qui ne manquait pas de piquant, car il s'agissait de la toute première équipe originaire de derrière le rideau de fer, à participer à une épreuve sur le sol américain. Donc les 3 POLSKI 125 étaient les seules voitures usine au départ et leur présence tenait plus d'un message politique que d'un véritable engagement pour la victoire même si leur robustesse pouvait leur permettre de légitimes espoirs de bien figurer. ALPINE malgré tout, avait expédié la Berlinette de THERIER au SAN REMO à peine révisée, pour un duo local composé de Randy GRAVES et Ruth HETEL, charge à eux d'assurer sur place toute la logistique. En fait les véritables favoris étaient les JEEP WAGONEER 4/4 qui s'étaient assurées la victoire l'année précédente et qui fortes de leurs pilotes locaux et de leur transmission intégrale bénéficiaient malgré leur embonpoint, d'un avantage certain sur ce terrain gras boueux de fin d'automne. On pouvait également compter sur la vedette locale John BUFFUM qui disposait d'une ESCORT RS elle aussi en provenance directe de l'usine et sur l'ancien vainqueur du SAFARI, l'allemand Edgar HERRMANN lui au volant d'une modeste SUBARU GL.

    Je dois avouer que SPORT AUTO ( comme les autres) s'étant dispensé de tout compte rendu de cette épreuve ( faute d'intérêt ?), je suis à cours d'infos pour effectuer mon habituel résumé. Je pourrais seulement vous dire, grâce à l'excellent site ewrc result.com, que finalement ce sont 79 ES qui furent disputées, que le meilleur performeur et de loin, fut le vainqueur final le canadien Walter BOYCE sur sa TOYOTA COROLLA qui en remporta à lui tout seul 45 devant l'autre animateur BUFFUM (8ES) qui lui dû se contenter de la 4ème place finale. Que les JEEP favorites furent nettement dépassées cette année aucune ne finissant, tout comme l'ALPINE. Que par contre les POLSKI réussirent un joli tir groupé aux 6ème, 12ème et 15ème rangs et que c'est une VOLVO 142 qui monta sur la seconde marche du podium devant une DATSUN 240Z toutes deux pilotées par des locaux.

    BOYCE-WOODS et leur TOYOTA COROLLA signent la toute première victoire de la firme nippone en championnat du monde...qui s'en souvient ?

    Les POLSKI-FIAT 125 seule équipe usine présente

    L'ESCORT de BUFFUM ramène quelques points au constructeur anglais

    L'ALPINE n'a pas vu la ligne d'arrivée

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  • tipo 151
    a répondu
    Je pense qu'elle est née S, et qu'après les modifications apportées par Mike Parkes début 1971, elle est devenue F sans passer par la case M.

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  • CMTARGA
    a répondu
    Sorry l'ami...Mais d'après RCS il s'agit bien d'une 512M châssis 1048 qui avait débuté au MANS en 1971entre les mains de PESCA et PARKES.
    La dénomination 512F n'est pas officielle puisque due aux modifications faites par FILIPINETTI....Bon cela dit si tu veux l'appeler comme ça ça ne me gène pas et ça eu le mérite pour moi d'approfondir la chose ...
     

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  • gilles1955
    a répondu
    512F non ?

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  • CMTARGA
    a répondu
    28 OCTOBRE

    RIVERSIDE CAN AM



    Si on avait encore un doute sur la nette supériorité de Mark DONOHUE et de sa PORSCHE 917/30 PENSKE, il s'est chargé de le dissiper dès les essais de cette ultime manche en signant nettement les deux meilleurs temps avec sa voiture de course et son mulet. Dommage qu'il n'est pas eu le don d'ubiquité sans quoi la première ligne aurait été entièrement PENSKE. Mais rassurez vous, sa démonstration en course fut à la hauteur. Victoire dans la course qualificative et la course principale en menant chacune de bout en bout...Amen, la messe est définitivement dite. Derrière loin derrière REDMAN le nouveau venu chez VASEK POLAK vola la vedette à son équipier SCHEKTER en finissant second de la manche qualificative alors que le sud africain lui était retardé le reléguant en fond de grille de la course principale où il abandonnera après une belle remontée. Davis HOBBS qui avait retrouvé des couleurs sur sa Mc LAREN finissait 3ème au nez et à la barbe de toutes les autres 917 laissant augurer une belle bagarre pour la seconde place. Dès cette course qualificative les SHADOW étaient relégués aux oubliettes OLIVER sur l'atmo finissant 10ème alors que ELFORD sur la turbo abandonnait rapidement. Mario ANDRETTI jouait à nouveau l'arlésienne en laissant sa place, comme à LAGUNA SECA, après des essais calamiteux sur la McLAREN turbo, à John CANNON qui n'ira pas bien loin. La course voyait donc un cavalier seul de DONOHUE et une hécatombe derrière lui. Successivement REDMAN et HOBBS disparurent et c'est HAYWOOD qui empochait la médaille d'argent alors que KEMP sur la 917 RC COLA avait le bronze, son équipier FOLLMER lui aussi ayant trébuché. Devant cette insolente domination les officiels décidèrent d'exclure les voitures turbo pour 1974 ce qui sonna le glas de 917 outre atlantique.

    Mark DONOHUE et la 917/30 PENSKE une insolente domination sur le championnat 1973


    Brian REDMAN a confirmé sur la 917 VASEK POLAK jusqu'à son abandon


    David HOBBS et la McLAREN CHEVY avait retrouvé des couleurs dommage


    ANDRETTI/CANNON deux hommes pour une McLAREN-CHEVY turbo loin du compte


    Les SHADOW en grosses difficultés (ici ELFORD) ...heureusement les organisateurs veillent pour la saison 1974


    Une réapparition: la FERRARI 512M de Sam POSEY



     

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  • CMTARGA
    a répondu
    21 OCTOBRE

    ESTORIL F2



    Bien que le championnat F2 soit maintenant achevé, cette épreuve à ESTORIL attira un plateau intéressant. La découverte de ce nouveau tracé inauguré quelques semaines plus tôt par le championnat GT en était peut être la raison même si la quantité n'était pas au rendez-vous la qualité y était, jugez-en. Les MARCH officielles de JARIER et STUCK aux quels s'était joint le local Mario CABRAL, celles des deux derniers lauréats BRAMBILLA et COULON, les ELF2 de JABOUILLE associé cette fois à l'australien Tim SCHENKEN, en remplaçant de luxe de DEPAILLER toujours immobilisé, ainsi que quelques individualités comme les BRABHAM de Wilson FITTIPLADI ou de STOMMELEN. Bien sure l'absence de toutes SURTEES, CHEVRON ou MOTUL se faisait sentir mais ce sont 18 candidats quand même qui se pressaient dans le paddock portugais pour disputer une course comme de tradition courue en deux manches.

    Surprise lors de la première séance d'essais puisque c'est la BRABHAM de FIITPALDI qui s'avérait la plus véloce, mais dès la seconde, les MARCH boys, JARIER en tête, remettaient les pendules à l'heure avec dans l'ordre derrière le néo champion, COULON et BRAMBILLA. FIITIPALDI conservait une bonne 4ème place devant STUCK. Mais surtout ces essais étaient marqués par la grosse sortie de SCHENKEN avec la ELF suite à une nouvelle rupture de moyeu entraînant également, par sécurité, le forfait de JABOUILLE et réduisant le nombre de belligérants à seulement 16 unités.

    COULON prenait un meilleur départ que JARIER alors que STUCK suite à un accrochage avec KUROSAWA ( GRD) était tout de suite très retardé. Les deux hommes de tête roulaient immédiatement en solitaire devant BRAMBILLA et les BRABHAM de STOMMELEN mieux parti que FITTIPALDI. Ce dernier victime d'une crevaison en fin de manche ne finit que 7ème derrière le japonais KAZATO (GRD) et CABRAL. Devant, par contre les choses vont évoluer, puisque après 3 tours JARIER sauta la MARCH de son compatriote pour s'emparer du commandement qu'il ne lâchera plus. COULON maintiendra sa seconde place à distance du leader et STOMMELEN eu raison de BRAMBILLA dont les pneus FIRESTONE s'avérèrent ici un handicap. La seconde manche voyait un nouveau cavalier seul de JARIER même si il dû maintenir pendant toute la course un COULON plus incisif. Derrière BRAMBILLA cette fois en fit de même face à STOMMELEN mais cela s'avéra insuffisant pour déloger l'allemand binoclard de la dernière marche du podium final.

    JARIER-COULON un duo de MARCH en sol majeur....


    STOMMELEN et la BRABAHAM TRIVELATTO une belle 3ème place au final


    La vedette locale Mario CABRAL 8ème seulement sur une MARCH officielle


    La ELF2 de SCHENKEN après sa sortie aux essais

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  • CMTARGA
    a répondu
    14 OCTOBRE

    LAGUNA SECA CAN AM



    L'avant dernière manche du championnat devait lever l'insoutenable suspens pour savoir si Marck DONOHUE et sa 917/30 PENSKE allait ou non être couronné puisque il lui suffisait d'être classé pour qu'il en soit ainsi. Pour autant cette épreuve ne manqua pas d'intérêt dans son déroulé comme nous allons le voir, mais aussi, pour la première fois, les organisateurs pouvaient compter sur un plateau digne de ce nom. Non pas par sa quantité, car si il y avait bien le nombre ( 26), certaines autos auraient eu plus leur place dans un musée que sur la piste. C'est bien l'originalité de certains concurrents qui mérite qu'on en fasse le détail. En premier lieu après des essais intensifs de ses deux versions, SHADOW alignait de nouveau ses DN2 atmo pour OLIVER et turbo aperçue à ROAD AMERICA, cette fois entre les mains de Vic The Quick ELFORD (cf ma bio...) qui faisait ainsi un retour à la CAN AM et dans cette équipe 3 ans après son expérience peu concluante avec la "planche à roulettes". Mais le britannique n'était pas la seule attraction "turbocompressée" puisque l'équipe de Mike SLATER déjà annoncée à ROAD ATLANTA avec sa McLAREN CHEVY turbo et Mario ANDRETTI étaient cette fois bien là et un moteur préparé par Barry CROWE un ancien de chez Jim HALL. Autre nouveauté un peu exotique l'ALFA-ROMEO 33 de Otto ZIPPER revue et corrigée aérodynamiquement confiée à Milt MINTER mais dont on ne pouvait attendre de miracles vue sa faible cylindrée. Plus intéressante était la présence d'une seconde 917 VASEK POLAK aux côtés de celle de SCHECKTER et confiée à Brian REDMAN.

    Les essais en dehors de la traditionnelle domination des 917 emmenées comme d'habitude par DONOHUE et SCHECKTER devant FOLLMER, voyaient d'entrée un bonne performance de REDMAN et OLIVER qui se retrouvaient au 4ème et 5ème rang de la grille, Il n'en était pas de même pour les nouvelles turbos, tant la SHADOW d'ELFORD que la McLAREN d'ANDRETTI qui connurent de multiples soucis reléguant le premier au dernier rang et pire pour le second son forfait pure et simple, remplacé par John CANNON.

    La manche dite qualificative allait se révéler surprenante laissant augurer un résultat peu habituel car si comme prévu DONOHUE s'envola en tête devant SCHECKTER, sa démonstration fut brutalement interrompue par un arrêt inopiné tout comme pour SCHECKTER si bien que c'est FOLLMER qui se retrouvait en pole devant REDMAN et OLIVER, nos deux leaders étant pour le premier en milieu de grille, le second tout à la queue. Ce coup du sort rendait le résultat de la course incertain même si on se doutait que leur remontée aux avants postes allait l'animer. Au départ l'ordre en tête restait en l'état, DONOHUE pointait à la 9ème place, SCHECKTER en 17ème position. Deux tours plus tard, la 917 PENSKIE était déjà 4ème celle de VASEK POLAK 10ème au moment où eu lieu un gros carambolage juste devant le sud-africain. Celui-ci trouvant la piste complètement obstruée pila et fut embouti par CANNON le contraignant à l'abandon. Une fois le pace-car effacé, la course reprit son cours mais cette fois DONOHUE revenu dans le peloton de tête n'en fit qu'une bouchée dépassant tour à tour OLIVER, puis REDMAN et enfin FOLLMER pour s'imposer aisément et ceindre le titre. FOLLMER comme REDMAN ayant abandonné, c'est OLIVER et la SHADOW atmo qui montent sur la seconde marche du podium alors que son équipier du jour sur la version turbo a depuis longtemps abandonné, ses freins ne supportant pas le surplus de puissance.

    Deux attractions la McLAREN turbo d'ANDRETTI, devant L'ALFA 33 de MINTER


    Départ de la finale DONOHUE noyé dans le peloton...il n'y restera pas longtemps


    Un belle deuxième place pour OLIVER et la SHADOW atmo


    Brian REDMAN avec la 917 VASEK POLAK de bons débuts


    ELFORD et la SHADOW turbo ...il y a des progrès à faire...

     

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