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1973 Carnet d'un Passionné

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  • camerat
    a répondu
    Un peu de matière pour la San Remo
    Beaucoup de Fiat 124 Spyder et de Lancia Fulvia au départ

    1 Thérier



    2 Ballestrieri



    3 Warmbold incroyable il n'existe pas (sur internet) de photo de la BMW de Warmbold et pourtant la marque Trofeu a fait la miniature, au lieu de faire celle de Waldegard dont les photos existent.



    4 Pinto



    5 Darniche



    6 Mubari Forfait

    7 Barbasio



    8 Nicolas



    9 Paganelli



    10 Waldegard



    11 Lampinen



    12 Verini



    14 Pregliasco



    15 Il Pilota - Pittoni



    16 Pelganta



    17 Bisulli



    18 Bossetti



    19 Bacchelli



    20 Dall'Ava



    24 Ambrogetti



    25 Trucco



    30 Barailler




    J'en ai encore d'autres mais des totalement inconnus sur Opel Ascona

    Quelques français connus au départ mais je n'ai pas de photos, Clarr, Errani, Dorche, Chianea...

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  • CMTARGA
    a répondu
    10-13 OCTOBRE
    RALLYE SAN REMO


    A l'arrivée du Rallye SAN REMO on aurait déjà pu fêter à trois épreuves de la fin, le premier champion du monde de la catégorie si on était sure du classement du championnat. Oui mais voilà, l'aléa lié au résultat du Rallye autrichien qui comme nous l'avons vu est loin d'être dénoué, ainsi que les doutes sur l'organisation de l'ultime manche, le Tour de Corse, pas encore du fait de la crise pétrolière dont nous allons reparler, mais plus prosaïquement suite à un nombre d'inscrits insuffisants, font qu'il n'est pas encore possible de dire si ALPINE malgré sa victoire est déjà titrée ou non. Evidemment la première place de Jean-Luc THERIER, malgré la seconde de VERINI et de son coupé FIAT, ne laissait guère de doute sur l'issue finale, mais rien n'était joué, repoussant d'autant les festivités francophones.

    Au départ les forces en présence était relativement déséquilibrée. ALPINE engageant 3 berlinettes 1800 pour ses habituels DARNICHE-THERIER-NICOLAS alors que son rival FIAT avait mis le paquet sur son terrain national avec pas moins de 4 124 ABARTH et à leur volant PINTO-BACHELLI-BARBASIO ainsi que le jeune VERINI auxquels il fallait adjoindre 3 autres coupés privés mais assistés par l'usine. De plus la firme turinoise pouvait compter sur sa cousine, LANCIA qui à défaut de pouvoir encore aligner la STRATOS, engageait également 3 FULVIA HF pour les locaux BALLESTRIERI et PREGLIASCO et le fidèle finlandais LAMPINEN mais sans MUNARI au prétexte de l'indisponibilité de son équipier MANUCCI. Net avantage donc en faveur des italiens mais le nombre ne fait pas forcément le vainqueur. BMW poursuivait également son effort toujours avec son duo WARMBOLD-WALDEGAARD sur les 2002 TI. Voilà pour les principaux concurrents où on notait l'absence de FORD et DATSUN. Couru en 2 étapes, le parcours comprenait pas moins de 37 spéciales pratiquement toutes mixtes asphalte-terre compliquant fortement la donne pneumatique.

    La première étape courue sur deux jours comportait pas moins de 25 ES et autant le dire tout de suite, 20 revinrent à un pilote ALPINE qui d'entrée écrasèrent la concurrence. Pour autant la tâche des français ne fut pas facilitée par l'abandon, dès la première spéciale, de DARNICHE sur sortie de route. Mais THERIER et NICOLAS assurèrent la pérennité en tête des bleus et les deux premières places au terme de l'étape avec un écart de -30 secondes entre eux . Derrière, les pépins ne manquèrent pas. Chez FIAT en dehors d'un niveau de performance insuffisant face aux ALPINE, vint se greffer un problème récurrent qui handicapa toutes les 124 ABARTH et qui entraîne des coupures moteurs si bien, qu'outre l'abandon de PINTO, la meilleure celle de VERINI n'est que 4ème devant celle de BARBASIO. Par contre chez LANCIA, BALLESTRIERI 3ème, reste une menace pour les bleues, ses coéquipiers PREGLIASCO et LAMPINEN sont déjà distancés. Mais c'est encore pire pour BMW, WARMBOLD lui aussi d'entrée est sortie de la route et son équipier WALDEGAARD après avoir perdu une roue est relégué a plus de 10 minutes et finira par se retirer.

    La seconde étape et ses 12 ES prévues voyait d'entrée de jeu, la perte de sa seconde place par NICOLAS suite à une crevaison. BALLESTRIERI et VERINI en profitait, mais le premier pas pour longtemps car suite à un problème d'injection il était repassé par le français. En voulant de nouveau l'attaquer le pilote LANCIA explosait ses suspensions et était contraint à l'abandon, si bien qu'à mi parcours THERIER était toujours en tête devant VERINI et NICOLAS.
    Ce dernier se lançait à la poursuite du jeune italien pour retrouver son bien mais des ennuis d'embrayage tempérèrent ses ardeurs et il se contenta de la 3ème place. Le privé Giullio BISULLI sur une 124 privée finissait à une probante 4ème place en devançant les voitures usines de BARBASIO et PAGANELLI et les LANCIA de PREGLIASCO et LAMPINEN.

    THERIER-JAUBERT et leur ALPINE intraitables vainqueurs et fossoyeurs des espoirs de FIAT

    Maurizio VERINI le benjamin de l'équipe FIAT 2ème

    Les FIAT ont connu beaucoup d'ennuis, le titre s'est envolé ?

    NICOLAS-VIAL auraient pu assurer le doublé ALPINE

    Giulio BISULLI 4ème sur sa 124 ABARTH privée

    Jusqu'à son abandon BALLESTRIERI a montré que la FULVIA HF avait encore de beaux restes
    Dernière modification par CMTARGA, 16 février 2021, 16h29.

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  • CMTARGA
    a répondu
    14 OCTOBRE

    VALLELUNGA F2



    L'enjeu de cette ultime manche du Championnat était l'attribution de la place de dauphin de Jean-Pierre JARIER titré depuis belle lurette ce qui explicite certainement l'absence de toute MARCH officielle sur le tourniquet romain de VALLELUNGA. Cette lutte opposait Jochen MASS et sa SURTEES à l'homme fort de la fin de saison revenu à 3 points de son concurrent, Vittorio BRAMBILLA et sa MARCH et qui de ce fait partait largement favori. Si au final l'italien réussit son challenge ce ne fut pas dans la facilité contrairement aux pronostics. Pas tellement du fait de son adversaire direct. L'allemand après avoir décroché seulement le 4ème temps des essais derrière les MARCH de BRAMBILLA-COULON et LUNGER ( CHEVRON), sortit violemment de la piste au début de la première manche ruinant ses chances de défendre sa seconde place au championnat. Mais encore fallait-il que son rival comble son écart initial et c'est là que ce fut plus compliqué. Aux essais "le gorille de MONZA" eut la mauvaise idée, une fois sa pole réalisée, de sérieusement endommager sa MARCH le contraignant à disputer la course sur une voiture rafistolée. Même si il prit la tête devant COULON de la première manche, il dû procéder à un arrêt aux stands pour changer ses pneus prématurément usés du fait de réglages hasardeux, laissant le champ libre au français pour l'emporter devant PETERSON dont la TEXACO STAR, jusqu'à maintenant, ne nous avait pas habitué à une telle performance. Par contre dans la seconde manche l'italien à la MARCH orange, une fois les réglages efficaces de son châssis retrouvés, s'imposa aisément devant COULON mais insuffisamment pour combler l'écart avec le français vainqueur au cumul des deux manches devant lui. Peu importe Vittorio BRAMBILLA était bien le digne dauphin de JARIER démontrant, si besoin en était, la suprématie des MARCH et de leur 4 cylindres BMW sur la concurrence. Jo VANLANTHEN sur une GRD était classé 3ème devant BINDER sur sa MARCH, alors que les espoirs de PETERSON partirent en fumée lorsque le moteur de sa LOTUS explosa provoquant un bel incendie de sa monoplace dont il eut juste le temps de s'extirper.

    La MARCH de BRAMBILLA après sa sortie aux essais


    La victoire à COULON, la seconde place à BRAMBILLA vice champion


    Grille seconde manche COULON- PETERSON- BRAMBILLA


    La SURTEES de MASS après sa sortie


    Le moteur de la LOTUS de PETERSON part en fumée comme les espoirs du suédois

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  • CMTARGA
    a répondu
    STEWART ne disputera pas son 100ème GP. Il vient soutenir BELTOISE au départ


    Le faible écart à l'arrivée entre PETERSON et HUNT


    Ronnie PETERSON a résisté jusqu'au bout pour enlever sa 4ème victoire


    Ceux qui avaient encore des doutes sur HUNT et le Team HESKETH n'en n'ont plus


    REUTEMANN et la BRABHAM BT 42 des promesses pour 1974


    Jacky ICKX une pige sur la modeste ISO de Franck WILLIAMS 7ème quand même

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  • CMTARGA
    a répondu
    7 OCTOBRE
    USA F1


    Inutile de dire que suite au drame de la veille, le GP des USA a perdu tout son intérêt. Certes l'enjeu de ce dernier Grand Prix de l'année était la coupe des constructeurs convoitée par Lotus et Tyrrell. Un point seulement sépare les deux équipes anglaises, au profit de celle de Colin Chapman, quant à la lutte pour la place de vice-champion pour laquelle s'affrontaient Emerson Fittipaldi et François Cevert celle-ci malheureusement a pris fin.

    Par ailleurs, il est fort probable que cette course, la centième, soit la dernière de Jackie Stewart. Si l'Écossais n'a pas encore annoncé officiellement son retrait, celui-ci est devenu un secret de polichinelle. Mais les circonstances dramatiques que va connaître l'équipe Tyrrell vont tout précipiter. Le samedi soir, après une dernière séance d'essais sans intérêt, Stewart décide de disputer la course, arguant que c'est sans doute ce qu'aurait désiré Cevert. Mais son épouse Helen s'y oppose formellement. Jackie cède et déclare forfait, imité par Chris Amon. L'équipe Tyrrell se retire donc du Grand Prix en signe de deuil. Ce faisant, elle abandonne le titre constructeur à Lotus. En revanche Jacqueline Beltoise, la sœur de François Cevert, restée en France car enceinte de son deuxième enfant, autorise son mari à courir. Dès son retour en en Europe, Stewart annoncera son retrait définitif de la compétition et mise à part quelques séances d'essais pour la presse, on ne reverra jamais plus l'homme au casque à tartan au volant d'une voiture de course ce qui fait que son compteur restera à 99 GP disputés.

    Reste qu'un GP eu bien lieu en ce dimanche 7 octobre 1973 sur le circuit de Watkins Glen et qu'il mérite malgré tout d'être raconté.
    Au préalable signalons que Jody Scheckter est encore au volant de la troisième McLaren, que Surtees aligne une autre voiture pour Jochen Mass, que Shadow engage aussi un troisième modèle confié à Brian Redman, que John Watson remplace Rolf Stommelen dans la Brabham sponsorisée par Ceramica Pagnossin, que Clay Regazzoni fait son retour dans la deuxième BRM après une course d'absence et enfin, que Frank Williams a réalisé un gros coup pour cette dernière épreuve, en obtenant l'accord de Jacky Ickx pour piloter la deuxième Iso-Marlboro.

    Aux essais une nouvelle fois Peterson a réalisé la pole position et précède Reutemann, dont les résultats sont de plus en plus encourageants pour Brabham. Fittipaldi est troisième devant Hunt qui prouve une nouvelle fois toute la qualité de la March Hesketh. Du fait du forfait de Stewart, Hailwood se retrouve virtuellement cinquième. Il devance les McLaren de Revson et Hulme. Viennent ensuite Pace et Scheckter. Beltoise occupe la 14ème position. Il est devancé par Redman qui réalise une très belle performance puisqu'il domine ses équipiers Oliver et Follmer pour sa première course avec Shadow.

    Au départ Peterson conserve l'avantage par rapport à Reutemann. Fittipaldi garde un temps la troisième place mais Hunt le surprend par l'extérieur. Pendant ce temps Revson a eu un problème d'embrayage et est resté un temps scotché. Il agite les bras mais surprend Redman et W. Fittipaldi qui doivent partir en tête-à-queue pour l'éviter. Finalement les trois pilotes parviennent à reprendre leur route. A la fin du premier tour, Peterson mène devant Reutemann, Hunt, E. Fittipaldi, Hailwood, Hulme, Scheckter, Beltoise, Pace et Mass. Von Opel renonce suite à une panne d'accélérateur tandis que Redman doit s'arrêter à son stand pour changer ses pneus qui se sont détruits dans son embardée, il abandonnera plus tard boite bloquée. Dès le 4ème tour Hunt prend la deuxième place à Reutemann. De son côté Fittipaldi commet une erreur et perd trois places aux profits de Hulme, Hailwood et Scheckter. Peterson ne compte qu'une seconde et demie d'avance sur Hunt, suivi par Reutemann. Hulme est à cinq secondes puis vient Scheckter qui a doublé Hailwood. W. Fittipaldi est bloqué aux stands pour réparer sa Brabham endommagée. Au 8ème tour Fittipaldi prend la sixième place à Hailwood alors que Peterson compte une et deux secondes d'avance sur Hunt et Reutemann. Hulme est à cinq secondes et précède Scheckter et Fittipaldi. Suivent les trois Surtees de Hailwood, Pace et Mass, ainsi que la BRM de Beltoise qui peu de temps après doit s'arrêter pour régler ses suspensions alors que Revson est revenu à la quinzième place. Hailwood lui aussi a un problème de suspension, s'arrête et ne repart qu'en vingt-et-unième position. Cette mésaventure permet à Revson de grimper au dixième rang.
    20e tour Peterson a pris un peu de champ par rapport à Hunt et possède trois secondes d'avance. En revanche Reutemann a décroché après avoir été gêné par Hill. Il est à une quinzaine de secondes du leader. Hulme est quatrième puis viennent Scheckter et Fittipaldi, toujours en lutte. Pace est septième devant Mass, Merzario et Revson, l'italien va bientôt perdre pied et l'américain va passer Mass pour se retrouver 9ème. Au 33e tour Pace est victime d'un bris de suspension et s'arrête sur le bas-côté, juste en face de la voiture de Watson. Merzario de plus en plus en difficulté est doublé par Jarier et s'arrête , puis Mass est trahi par son moteur ce qui fait que Beltoise est maintenant dixième, pourchassé par Ickx qui va le doubler.

    40e tour Scheckter part en tête-à-queue à cause d'une défaillance de ses suspensions. Fittipaldi qui le suivait doit freiner en catastrophe et faire un gros écart pour l'éviter. La course est terminée pour le Sud-Africain et Fittipaldi qui a fait deux énormes plats sur ses pneus entre aux stands et regagne la piste en sixième position. Peterson mène avec sept secondes d'avance sur Hunt. Reutemann est troisième à vingt secondes. Hulme est à quarante-cinq secondes, suivi par Revson, E. Fittipaldi, Jarier, Ickx, Beuttler et Beltoise. Mais le suédois est un leader fragile si bien que Hunt, qui a préservé ses forces et ses pneus, commence à hausser le rythme. Au 50ème tour Peterson n'a plus que cinq secondes d'avance sur Hunt. Reutemann est toujours troisième à une vingtaine de secondes. Suivent Hulme, Revson, E. Fittipaldi, Jarier, Ickx, Beuttler et Regazzoni, lequel est en lutte avec son équipier Beltoise. Le tour suivant Hunt est revenu à trois secondes de Peterson alors que Beuttler, Beltoise et Regazzoni sont roues dans roues et se disputent la neuvième place.

    55e tour Hunt est de plus en plus proche de Peterson et semble en mesure de l'attaquer. Beuttler se fait doubler par Beltoise et par Regazzoni. 57e tour moins d'une seconde sépare Peterson et Hunt qui convoite sa première victoire. Le tour suivant le britannique réalise le meilleur tour en course alors que Jarier sort de la piste dans les Esses et heurte le rail à l'endroit même où Cevert s'est tué la veille. Fort heureusement le français est parfaitement indemne.
    59ème et dernier tour: Ronnie Peterson aura résisté jusqu'au bout à James Hunt pour empocher sa quatrième victoire de la saison. Le jeune Anglais termine à seulement six dixièmes du Suédois. Reutemann finit troisième et donne à Brabham son second podium de la saison. Hulme et Revson sont quatrième et cinquième, tandis que E. Fittipaldi conclut son année par une terne sixième place. Ickx a réussi sa pige au volant de l'Iso et ramène une belle septième place. Viennent ensuite Regazzoni, Beltoise, Beuttler, Jarier (tout de même classé), Ganley, Hill, Follmer, Oliver et Merzario. W. Fittipaldi n'est pas classé.

    Le succès de Ronnie Peterson permet à Lotus de remporter son sixième titre de champion du monde des constructeurs. Ce qui est sans doute mérité car la Lotus 72 a encore une fois été très impressionnante cette année-là, même si le titre des pilotes lui échappe. Emerson Fittipaldi est tout de même titré vice-champion du monde tandis que Ronnie Peterson grimpe sur le podium du championnat à la place de François Cevert. Enfin il faut souligner la performance du moteur Ford-Cosworth et des pneus Goodyear qui ont remporté toutes les courses de la saison.

    ​​​​​​​

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  • CMTARGA
    a répondu
    Nous n'étions pas trop éloignés l'un de l'autre...moi juste de l'autre côté de la frontière  

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  • gilles1955
    a répondu
    je m'en souviens bien de ce samedi là. Une belle journée d'automne avec un beau soleil qui ne servait à rien puisque j'étais coincé là, à Offenbourg, pas de perm' depuis 2 mois, je finissais mes classes
    Certainement je devais discuter avec les copains de chambre, j'avais fini mon Snickers ou ma boite d'ananas en tranches depuis longtemps.
    Soudain un des gars de la chambre d'à coté entra et lança

    "Cevert vient de se tuer au Grand Prix des USA !!"

    Sur le coup on cru à une blague tellement c'était gros, mais le gars faisait le tour des chambres, en plus ce devait être le seul à posséder un poste à transistors.
    je me souviens être sorti faire le tour des blocs pour chialer...

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  • gilles1955
    a répondu
    Envoyé par CMTARGA Voir le message
    Superbe GILLES 

    Trouvées où ?
     
    aucune idée, peut être chez caradisiac

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  • CMTARGA
    a répondu
    6 OCTOBRE

    WATKINS GLEN



    Que faisais-je en ce samedi 6 octobre quand j'appris la terrible nouvelle de la mort de François CEVERT ? J'avoue ne plus en avoir un souvenir précis car il faut bien le dire, depuis le matin le monde marchait à l'envers, les égyptiens et les syriens venaient de lancer une attaque simultanée contre Israël afin de reconquérir les territoires perdus en 1967. L'actualité bruissait des menaces les plus terrifiantes quant aux conséquences de cet affrontement risquant d'engager directement les USA et l'URSS dans une conflagration planétaire. Dire que l'accident de CEVERT passa inaperçu dans ce contexte ne fut assurément pas le cas pour tous les passionnés dont l'émotion était certaine et sincère. Il n'en demeure pas moins qu'on en saisit vraiment toutes les conséquences réelles que quelques jours plus tard quand il faillit se rendre à l'évidence que la France venait de perdre un étendard qui allait bien au-delà du sport auto.

    François CEVERT celui que tout le monde voyait déjà champion du monde, le digne héritier de mon idole Jackie STEWART, le beau gosse sur le berceau duquel les meilleures fées s'étaient penchées, avait bêtement trouvé la mort lors d'une banale séance d'essais sur le circuit peu attrayant de WATKINS GLEN. Mais comment cela était-il possible? Immédiatement il fallu trouver une explication pour comprendre et admettre l'impensable. Un défaillance mécanique de sa TYRRELL? L'état de l'épave ne permit jamais de l'affirmer. Une erreur de pilotage ? Un pilote aussi expérimenté cela parait peu probable si ce n'est, on s'en souvient, que deux semaines au paravent le français avait été touché aux chevilles lors de son accrochage de MOSPORT. Avait-il recouvré toutes ses capacités de pilotage? On ne le saura jamais, François Albert CEVERT est donc mort au champ d'honneur des pilotes de course comme beaucoup avant lui et encore après. Lors de l'émission de DRUCKER dont j'ai déjà parlé, François avait déclaré, "je préfère vivre une vie où je sais que je peux mourir jeune, qu'une vie longue sans intérêt". Sa prédiction s'est malheureusement réalisée quelques jours plus tard. Cruelle destiné qui en tout état de cause a laissé une cicatrice profonde pour tous les fanas de sport auto et à en croire les rituels hommages qui sont encore régulièrement rendus à François, n'est pas prête de disparaître.

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  • CMTARGA
    a répondu
    Superbe GILLES 

    Trouvées où ?
     

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  • gilles1955
    a répondu
    je rajoute 2 photos des Lola
    73_400_Km_de_Barcelona_Montju_c_26_Guy_Edw.jpg73_400_Km_de_Barcelona_Montju_c_G_rard_Larro (1).jpg

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  • CMTARGA
    a répondu
    30 SEPTEMBRE

    MONTJUICH 2 LITRES



    Il n' y avait donc que 4 malheureux petits points qui séparaient à la veille de cette 8ème et ultime manche du Championnat d'Europe des protos 2 litres, LOLA et CHEVRON et le sélectif et spectaculaire circuit urbain situé dans le parc de MONTJUICH à BARCELONE en était le cadre. Mise à part l'ALPINE remisée définitivement en vue du championnat 1974 ( qu'elle va écraser...) tous les protagonistes sont là pour faire de cette finale un affrontement grandiose. Coté LOLA cette fois aux traditionnels EDWARDS-CRAFT venait entre autre s'ajouter, la T292 BMW ARCHAMBEAUD de Gérard LARROUSSE. Pour CHEVRON on en restait au contingent habituel avec les britanniques LEPP-BURTON-RAYMOND mais on pouvait compter aussi sur la paire locale JUNCADELLA-BRAGATION jouant à domicile. Les autres ceux qui n'étaient plus en lice pour le championnat à commencer par ABARTH n'avaient pas relâcher leur effort avec toujours 4 PA-1 confiées à MERZARIO-PICA, le belge MELVILLE( ??) et le local Juan FERNANDEZ, alors que chez MARCH par contre seul SERBLIN répondait présent ELFORD comme HEZEMANS s'étant excusés. OBERMOSER et sa GRD comme MORH et son AMS TECNO par contre étaient bien présents.

    Les essais voyaient immédiatement la côte LOLA grimper au détriment de celle de CHEVRON. En effet les 3 premières places de la grille de la première manche, étaient monopolisées par les produits d'Eric BROADLAY, savoir dans l'ordre CRAFT-EDWARDS-LARROUSSE alors que BURTON première CHEVRON suivait précédant un surprenant PICA et son ABARTH loin devant son chef de file MERZARIO seulement 16ème temps il est vrai suite à un joint de culasse défaillant. La course n'allaient pas arranger les affaires du petit italien, car sur la grille, avant même le départ, son moteur s'enflammait provoquant un joli panache de fumée et une joyeuse pagaille, ce qui ne l'empêchera pas de partir après la meute mais abandonnera rapidement. Immédiatement EDWARDS s'empare du commandement au détriment de son compatriote, par contre LARROUSSE s'élance avec difficultés et pointe derrière BURTON et SERBLIN. Les positions en tête vont rester figer jusqu'au 16ème tour lorsque le moteur d'EDWARDS rend l'âme permettant à CRAFT de retrouver sa place de leader et à BURTON de pointer en seconde position, donc rien n'est encore joué au championnat. Mais ce dernier doit faire face aux attaques de LARROUSSE qui si il dépasse la CHEVRON permettra à LOLA de verrouiller la première ligne de la seconde manche ce qui change tout sur un circuit où il est difficile de dépasser. Malheureusement pour le clan CHEVRON , les freins de la B23 de BURTON vont défaillir et non seulement il cédera au français mais il sera aussi dépassé par SERBLIN et sa MARCH ne finissant que 4ème devant RAYMOND et comme LEPP a abandonné on ne donne pas cher des espoirs de Dick BENETT au départ de la seconde manche. De nouveau CRAFT loupe son départ ce qui n'est pas cette fois le cas de LARROUSSE qui s'empare de la tête, les deux hommes s'isolent immédiatement en tête pour se livrer un joli duel qui va tenir en haleine les spectateurs pendant presque toute la course. A mi parcours l'anglais passe le français mais commet immédiatement une faute permettant à ce dernier de le repasser. Pour LARROUSSE la mission est de rattraper les 6 secondes perdues lors de la première manche et il faudra qu'un attardé retarde la LOLA noire pour que la verte et jaune l'emporte au général, donnant ainsi à Eric BROADLAY un nouveau titre. RAYMOND et sa CHEVRON monte sur la dernière marche du podium emmenant dans sa roue celle des espagnols BRAGATION et JUNCADELLA

    Gérard LARROUSSE vainqueur au terme d'une âpre lutte avec CRAFT assure le titre à LOLA


    Chris CRAFT un des piliers du titre LOLA doit se contenter de la seconde place


    John BURTON ( RED ROSE) comme les CHEVRON de la SCUDERIA MONJUICH n'ont pas pu accrocher le titre 1973



     

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  • CMTARGA
    a répondu
    30 SEPTEMBRE

    INTERSERIE HOCKENHEIM



    Il s'est écoulé plus d'un mois depuis la course de MISANO qui avait vu la reprise en main par Leo KINNUNEN du championnat et en arrivant à HOCKENHEIM pour l'ultime manche, l'ex pilote de John WYER était donné largement favori pour la couronne, sa troisième consécutive. Il ne déçut pas ses supporters en y mettant la manière avec la victoire dans la première manche et une seconde place dans la seconde derrière son adversaire numéro 1, Willi KAUHSEN ce qui lui suffisait pour monter sur la plus haute marche du podium au cumul des deux manches et s'adjuger le titre. Pourtant sa suprématie fut contestée par un nouveau venu en la personne de Wilson FITTIPALDI. Le pilote BRABHAM faisait un extra à l'occasion de ce meeting en se voyant confier le mulet de l'équipe KAUHSEN à cette occasion peinte en rouge fluo aux couleurs UNIROYAL. Il en tira immédiatement un excellent parti en s'adjugeant nettement la pole devant tout le gratin de la série. Malheureusement il fut rapidement contraint à l'abandon dès la première manche suite à des problèmes de moteur et forfait pour la seconde. KINNUNNEN ne se fit pas prier pour lui succéder en tête et l'emporter devant les autres 917 de LOOS et KELLENERS, KAUHSEN n'étant que 4ème suite à un arrêt inopiné. La seconde manche vit la revanche de KAUHSEN devant KINNUNEN qui ne força pas son talent sachant que son rival avait accumulé trop de retard dans la première course pour le menacer au classement final. Ainsi s'achevait ce championnat INTERSERIE 1973 qui avait vu comme en CAN AM, la domination sans partage des PORSCHE 917. A signaler que tout comme son grand frère américain, son classement ne s'effectuait pas en fonction de points acquis mais des gains en franc suisse de chaque compétiteur. A ce jeu KINNUNEN empocha la modeste somme de 127 500 francs suisses de l'époque ce qui correspondrait à 800 000 euros de nos jours. Pas de quoi tomber à la renverse quant on voit les gains actuels des pilotes professionnels....

    Wilson FITTIPALDI l'attraction de l'ultime meeting du championnat


    Départ de la seconde manche Wilson FITTIPALDI n'est déjà plus là, KINNUNEN en tête va laisser passer KAUHSEN et assurer le titre


    Lèo KINNUNEN un 3ème titre consécutif, le sommet de sa carrière avec la 917 de l'équipe finlandaise AAW

     

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  • CMTARGA
    a répondu
    23 SEPTEMBRE

    TOURIST TROPHY SILVERSTONE



    Même si FORD avait encore de maigres espoirs de conserver son titre européen, il aurait fallu des circonstances tellement extraordinaires, que les jeux semblaient faits à la veille de cette ultime manche du championnat. Les organisateurs peut être pour tenter de maintenir le suspens le plus longtemps possible, avait prévu que leur épreuve cette fois se déroule en deux manches avec addition des temps, permettant aux équipes soit d'aligner un équipage à deux pilotes, soit un pilote solitaire pour les deux. Autant le dire tout de suite malgré tout, BMW repartit de l'ancien aérodrome britannique la titre en main. Il faut dire que la firme munichoise, pour cette dernière manche, s'en était donné les moyens déjà par la supériorité numérique avec pas moins de 6 coupés CSL répartis comme d'habitude entre l'usine avec ses deux équipages habituels mais STUCK sans AMON et le duo HEZEMANS-QUESTER. ALPINA qui une nouvelle fois faisait dans l'originalité quant à ses pilotes; Harald ERTL déjà vu était cette fois épaulé par le local Derek BELL, MUIR lui était esseulé sur le second coupé de l'équipe et deux autres coupés CSL étaient de la partie engagés entre autre par Herbert MULLER. FORD de son côté ne comptait que 3 CAPRI officielles pour MASS-GLEMSER et FITZPATRICK avec en joker la BROADSPEED de Andy ROUSE.

    Dès les essais la supériorité des BM s'affichait avec une nouvelle fois Hans STUCK détenteur de la pole, faisant même mieux que la grosse cavalerie de la CAMARO 7 litres de Franck GARDNER pourtant à l'aise sur ce terrain ultra rapide. BELL et HEZEMANS complétaient la seconde ligne devant la première CAPRI seulement 5ème ( GLEMSER) et celle de ROUSE plus rapide que les deux autres usines. GARDNER au départ de la première manche fit parler la puissance de sa CAMARO pour s'imposer en tête mais ce ne fut que feu de paille ses pneus ne supportant pas le rythme si bien que, STUCK ayant dû renoncer ( boite cassée), c'est le duo QUESTER-HEZEMANS qui se retrouvait une nouvelle fois leader et s'acheminait vers la victoire lorsqu'ils tombèrent en panne d'essence dans le dernier tour laissant filer dans l'ordre le coupé ALPINA de BELL-ERTL et les CAPRI de MASS et FITZPATRICK qui n'en demandaient pas tant alors que leur équipier GLEMSER, lui n'était plus là, suite à une sortie de piste. Dans la seconde manche, BELL et ERTL furent intraitables et l'emportèrent aisément assurant à BMW le titre malgré la belle deuxième place de MASS et sa CAPRI alors que FITZPATRICK à son tour devait renoncer permettant au vétéran Brian MUIR de monter sur la troisième marche du podium.

    Départ de la première manche la CAMARO de GARDNER devant.... ça ne va pas durer


    Le duo BELL-ERTL sur le coupé ALPINA assure le titre de BMW


    Les pilotes CAPRI n'ont pas ménagé leurs efforts et leur monture...en vain

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  • CMTARGA
    a répondu
    SUITE et FIN

    Après quatre heures de délibération, Revson est proclamé logiquement vainqueur, avec trente-deux secondes d'avance sur Fittipaldi. Le Brésilien avoue ne pas comprendre cette décision, arguant que Revson est resté toute la course derrière lui ce qui n'est pas inexact. Revson se défend en prétendant que son arrêt aux stands a duré trente secondes de moins que celui d'Emmo. Oliver récolte la troisième place, ce qui est son premier podium depuis cinq ans, le deuxième de l'écurie Shadow. Beltoise est mal récompensé de sa belle course par la quatrième place. Stewart termine cinquième à un tour. Ganley obtient le dernier point, son premier de la saison. Hunt est septième puis viennent Reutemann, Hailwood, Amon, W. Fittipaldi, Stommelen, Hulme, Schenken, Merzario, Hill et Follmer. Jarier et von Opel sont non-classés.

    L'après-course est aussi marquée par la colère de François Cevert à l'encontre de Jody Scheckter, responsable d'un nouvel accrochage. Le Français traite le Sud-Africain de « con », de danger public et se demande comment on peut encore le laisser courir. Ces propos embarrassent quelque peu Ken Tyrrell qui a justement contacté Scheckter pour seconder Cevert la saison suivante dans son équipe... Pour sa part, Cevert souffre de luxations aux chevilles mais il devrait être remis pour le Grand Prix des États-Unis.

    Aux classements généraux, Fittipaldi fait un pas vers le titre de vice-champion en comptant sept points d'avance sur Cevert. Peterson ne pourra pas le rattraper. Chez les constructeurs, Lotus prend la première place à Tyrrell pour un point. La lutte entre les deux teams sera donc serrée jusqu'au bout.

    Peter REVSON, ici devant CEVERT et PACE, a su saisir l'opportunité d'une course folle


    FITTIPALDI fait contre mauvaise fortune bon coeur sur le podium


    Jackie OLIVER bien aidé par le pace car finit à une belle 3ème place avec la SHADOW


    BELTOISE aussi avait profité de la pace car mais son choix judicieux de pneus lui a aussi permis de finir 4ème


    Niki LAUDA un début de course tonitruant sur la piste humide


    La TYRRELL de CEVERT après son accrochage avec SCHECKTER

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