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Sébastien BOURDAIS

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  • A moins que ce soit l'inverse.....

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    • RE, HA? Peut-être mais ça me surprend............................... Non, je blague, c'est plus fort que moi. Et encore merci pour ce reportage.

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      • Envoyé par CMTARGA Voir le message
        A moins que ce soit l'inverse.....

        si c'est dans la continuité, la Ferrari étant derrière la photo d'avant, c'est effectivement la Ferrari qui double la Ford, et gégé est content, c'est le principal ! 
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        • Et nous voilà à la veille d'une autre aventure pour les débuts de sa nouvelle collaboration avec l'équipe DALE COYNE RACING. Comme de coutume des séances d'essais officielles ont été organisées en fin d'année 2016 à GATEAWAY, puis en début d'année à SEBRING. Au terme de ces essais Sébastien a confié ses premières impressions.

          "Nous avons perdu quelques gars, donc il nous manque un peu de personnel et on essaie d'implémenter de nouvelles choses. Craig et Olivier ont bien sûr travaillé dur pour essayer d'améliorer ce qu'ils ont. Mais opérationnellement, je dirais que les choses vont très bien. Nous avons un très bon groupe de mécaniciens, et maintenant il faut simplement prendre le temps de tout mettre en place et sous contrôle. Mais pour l'instant ça va déjà bien et je suis assez content de tout ce qui se passe. Avec le moteur, tout est différent par rapport au Chevrolet, les sensations, le temps de réponse. Mais j'étais assez agréablement surpris. Ce côté du package semble extrêmement fort, et il y a beaucoup de choses positives que j'apprécie personnellement. Du côté du châssis et de l'aéro, c'est toujours difficile de juger jusqu'à ce que vous vous confrontiez à quelqu'un. Et vous devez toujours être prudent par rapport à ce que vous apprenez à Sebring car la piste gagne toujours énormément de grip. Il n'y avait pas tant de voitures que ça, quatre autres mardi, trois autres mercredi, donc la piste n'a pas gagné tant de grip que ça. Tant qu'il n'y a pas un niveau de grip de folie, Sebring est le meilleur circuit routier pour représenter un circuit urbain. Espérons ne pas avoir été dans la mauvaise direction..."

          Assurément non Sébastien. La réponse, il va l'avoir dès la première des 17 manches prévues du Championnat INDY CAR 2017 dans les rues de St PETERSBURG. C'est une magnifique victoire qui allait sanctionner les retrouvailles de notre héros avec l'équipe de son retour aux USA. Pourtant pas grand monde aurait miser sur un tel résultat en voyant le manceau ne s'élancer que de la 21ème et dernière place de la grille. Dès le départ un turbin élimine 3 concurrents et comme certains en profitent pour s'arrêter immédiatement sous drapeau jaune, voilà notre Seb déjà 12ème. Il s'arrête à son tour au 25ème tour et une fois que tout le monde aura ravitaillé, il est toujours 12ème. Nouveau "jaune" au 35ème tour et nouvelle valse dans les stands sauf pour PAGENAUD et BOURDAIS qui sont alors leaders. Deux tours plus tard et sans vergogne, le manceau double le poitevin champion en titre. Les deux s'arrêtent ensemble pile à la mi course et repartent dans le même ordre en 2ème et 3ème position derrière SATO qui va devoir à son tour stopper et leur permettre de retrouver le leadership. Cet incroyable retournement de situation pour Sébastien et à un degré moindre pour Simon, s'explique par le fait que l'un et l'autre ont monté les pneus tendes au bon moment leur donnant un net avantage sur leurs concurrents. La fin de course va être épique entre les deux frenchies. L'écart entre eux ne dépassant jamais les 3 secondes et à la surprise générale la modeste DALE COYNE résiste parfaitement à la PENSKE championne. Le dernier pit stop ne changera rien et c'est en vainqueur surprise mais dominateur, que notre Sébastien achève sa première course INDY 2017, empochant au passage sa 5ème victoire de la catégorie. Un doublé tricolore pour entamer la saison ...VIVE LA FRANCE!


           

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          • Bonjour, chauvin comme je suis, cvela me fait très plaisir de lire ces mots; VIVE LA FRANCE :!!!!!!!!!!!!!!!! Et oui, je fais toujours le coq mais je ne règne plus sur la basse-cour, sûrement l'âge. Bonne continuation pour la narration de Seb.

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            • Profitons en ...car ça ne va pas durer 

              Inutile de dire que c'est le moral gonflé à bloc que le DALE COYNE RACING et son pilote débarque à LONG BEACH pour la seconde manche du championnat. Sur un tracé relativement proche du précédent et avec maintenant la certitude que le package HONDA n'est plus à la traîne comme l'ont démontré les performances de l'ensemble des teams équipés nippon, tous les espoirs sont donc permis. Les qualifications pour Sébastien sont ni bonnes ni mauvaises, avec le 12ème temps. Il est clair qu'en vélocité pure, sa machine n'est pas encore au top mais la course allait à nouveau confirmer tout son potentiel. A nouveau, un turbin au départ entraîne immédiatement un drapeau jaune. Seb se jette dans les stands et en repart 20ème chaussé de "durs" et réservoir à ras bord. Bien entendu au fur et à mesure des arrêts de ses concurrents, il remonte au classement pour se retrouver leader au 30ème tour. Quand il rentre aux boxes pour prendre des "tendres", l'arrêt ne se passe pas au mieux et il reprend la piste en 11ème position mais il est clair que le manceau est sur une stratégie à deux stops seulement. Comme lors de la première salve de ravitaillements, il se retrouve à nouveau leader à 30 tours du but et quand il stoppe pour la seconde fois tout se passe bien et repart cette fois 7ème. Il remonte rapidement à la 3ème place au moment où un nouveau drapeau jaune intervient à 15 tours de la fin. Celui-ci s'éternisant, il permet à HINCHCLIFFE et HUNTER REAY qui précèdent encore notre héros de sauver du carburant et comme en plus des attardés sont intercalés devant lui il a le plus grand mal à recoller aux deux leaders. HUNTER REAY tombera en panne d'essence sur le circuit neutralisant la fin de course, ce qui permet à HINCHCLIFFE de devancer sur le fil Sébastien second. Encore un super résultat qui aurait pu être encore meilleur si les circonstances de fin de course avaient été plus favorables. Au soir de cette seconde épreuve, Sébastien mène le championnat avec 19 points d'avance. Voilà qui ne lui était pas arrivé depuis la belle époque du CHAMP CAR.



              Que réserve la troisième manche disputée cette fois sur le tracé naturel et champêtre de BARBER. Sébastien et sa DALLARA N°18 vont-ils confirmer sur un type de piste bien différent que ceux de ce début de saison? Une douzième place en qualification apporte un début de réponse mais notre héros n'est-il pas parti d'encore plus loin avec un triomphe à la clef ? Un départ prudent, une premier stop au 20ème tour d'où il repart 13ème en brûlant la politesse à SATO avec lequel il bagarrait depuis le départ. Second arrêt à mi course et il retrouve sa 12ème place. Une belle bagarre oppose alors le manceau à Tony KANAAN qui s'échangent plusieurs fois leur position .Un dernier drapeau jaune n'y mettra pas fin , les deux en ayant profité pour ravitailler simultanément. Mais finalement le brésilien conservera l'avantage et notre Seb cette fois devra se contenter d'une modeste 8ème place finale qui lui permet, malgré tout de conserver la tête du championnat.

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              • BOURDAIS bien entouré: sourire forcé des filles, champagne gâché. 
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                • La CANETTE bien amère...Mais était-ce du Champagne??? De toute manière ils ont bien fait d'en profiter...

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                  • A partir de là, la chance va brutalement abandonner Sébastien. Elle qui lui avait permis de l'emporter miraculeusement à St PETERSBURG, puis d'enlever une brillante seconde place à LONG BEACH et même une bonne 8ème à BARBER va se volatiliser. Tout commence sur le petit ovale de PHOENIX. Après une qualification correcte au 10ème rang de la grille, dès le départ ALESHIN part en travers sous le nez de la DALLARA N°18 du français et l'expédie directement dans le mur. La course de Seb n'aura duré qu'une centaine de mètres. 15 jours plus tard nous sommes à INDIANAPOLIS, sur le routier qui inaugure le mois INDY. Une bonne 6ème place sur la grille laisse tous les espoirs de reprendre la tête du championnat perdue dans l'Arizona. Malheureusement après avoir brillamment bataillé au départ avec PAGENAUD et ROSSI dès l'entame du 4ème tour son moteur rend l'âme.

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                    • Mais le pire est à venir. Les traditionnelles multiples séances préparatoires aux 500 MILES s'entament dès le lendemain de cette seconde déconvenue. La première semaine se passe sans encombre et Sébastien pointe parmi les plus rapides. Cette fois tout le monde en est certain. Il a une chance d'emporter la mythique épreuve américaine disposant enfin du matériel adéquat. Puis arrive les qualifications disputées traditionnellement le samedi de la semaine précédant la course. Ces qualifications focalisent d'autant plus les médias qu'y participe pour la première fois le double champion du monde Fernando ALONSO. Un violent orage s'abat sur le speedway le matin retardant les départ de ces qualifs et modifiant l'adhérence de la piste. Est-ce la raison qui allait provoquer la catastrophe dont Sébastien va être victime dès son premier tour lancé. Laissons le nous raconter la suite.

                      "Tout s'est passé extrêmement rapidement. Je prends une virgule du train arrière, la voiture se redresse, je tape le mur, je suis toujours à fond parce que je pensais que j'allais la sauver. Je tape le mur à 326 kilomètres heure. C'est très vite, quand on le voit de l'extérieur, mais à l'intérieur. L'accident a fini par me rattraper. C'est le genre d'impact où le pourcentage de survie est assez faible"
                      On apprendra plus tard que l'impacte subie par le pilote était de 118G. Victime de fractures du bassin et d'une fracture de la hanche droite , on peut malgré tout dire que BOURDAIS est un miraculé. Il est rapidement transféré vers l’Hôpital Indiana University Health Methodist où il est immédiatement opéré et très vite on est rassuré sur son sort même si bien évidemment, la suite de sa saison est fort compromise. Commence alors pour notre héros un tout autre combat celui sans pitié de la rééducation pour revenir le plus vite possible. A la fois pour se rassurer mais aussi pour ne pas se faire trop vite oublier. Bien entendu l'équipe DALE COYNE annonce que dès que le manceau sera prêt, il retrouvera sa DALLARA N°18. Il témoigne de cette période douloureuse.
                      "Je ne m'étais jamais blessé auparavant. J'ai eu de gros accidents par le passé, mais aucun où j'ai dû aller à l'hôpital et ensuite avoir une période d'inactivité, tout était donc nouveau pour moi", explique-t-il, avant de revenir sur les premiers jours suivant le crash, où la convalescence a pu débuter.
                      "Il y a toujours la période après-crash où tout le monde essaie d'analyser la situation. Une fois que j'ai su que des choses étaient cassées, mais rien qui ne pouvait être réparé après quelques temps, je n'étais pas très inquiet. Il y a le crash, puis la douleur, vient ensuite l'analyse et vous vous dites 'ça ne va pas être plaisant, mais on va y arriver'".
                      Après une double opération sur sa hanche et son bassin, le Français quitte l'hôpital quatre jours après l'accident, et n'a pas tardé à débuter sa rééducation dans un centre spécialisé en Floride, où il réside. Il s'y rend alors trois fois par jour, pour tenter dans un premier temps de conserver de la masse musculaire, le temps que les os se reconstruisent.
                      "J'avais des côtes cassées, donc les béquilles n'étaient pas idéales pour ma mobilité. Dès le début j'ai réfléchi à traiter la blessure de la meilleure et la plus intelligente des manières. Ma femme détestait me voir utiliser un fauteuil roulant, mais je devais marcher pendant 15 minutes avec les béquilles pour aller au centre de rééducation, alors que ça n'en prenait que trois avec le fauteuil, et j'y allais trois fois par jour. Ce n'était pas très plaisant, mais il faut être pragmatique à cet instant." ( ndlr on reconnaît bien l'âme du pilote "aller à l'essentiel sans perdre de temps")
                      "J'ai essayé de suivre les instruction du mieux que je pouvais, surtout au tout début, quand les os étaient en reconstruction. J'ai essayé d'écouter ce que les médecins me disaient, car j'avais toujours l'idée d'un retour en tête, parce qu'on en avait parlé. Ce n'était pas une question de juste dire 'je vais faire la dernière course'."
                      "À l'époque, on restait à l'hôpital un mois avec les blessures que j'avais, et là j'étais sorti au bout de quatre jours. Mettant cela en perspective, j'ai essayé d'être prudent, mais une fois que j'ai eu le feu vert et que tout était assez solide en cas de nouveau choc, il n'y avait pas de raison de louper la fin de la saison."

                      Et effectivement à la fin du mois de juillet, donc juste deux mois après l'accident, Sébastien reprenait le volant pour une séance d'essais à MID OHIO où il déclarait:

                      "Aux essais, le plus grand problème était la nuque. J'ai dû étirer un muscle, donc je ne pouvais pas piloter sans beaucoup de rembourrage au niveau de l'appui-tête, mais à part ça, tout allait bien. Le test s'est suffisamment bien passé pour que je n'y réfléchisse pas à deux fois lorsque j'ai reçu l'autorisation de reprendre la compétition deux semaines plus tard."
                      Voilà pour conclure cette période malheureuse de la carrière de Sébastien avant qu'il ne retrouve le chemin des circuits, je préciserai tout d'abord qu'il a manqué 9 manches du championnat INDY CAR ainsi que les 24H du MANS où sa FORD N°66 ne finit que 3ème de la catégorie GTE au volant de laquelle son remplaçant était Tony KANAAN. Par ailleurs je ne mettrai aucune photographie de l'accident, mais si vous souhaitez vous rendre compte de la violence du choc vous trouverez sans difficulté de multiples vidéos. Je préfère mettre ici une photo de Seb et de son équipe venu lui rendre visite à l'hôpital ainsi que des clichés de son test de reprise à MID OHIO

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                      • C'est sur le speedway de GATEWAY que Sébastien fait son retour pile 3 mois après son crash. Un ovale pour reprendre cela peut surprendre compte tenu de sa dernière expérience mais pour Sébastien il s'agit en plus de constater que tout est redevenu normal physiquement, d'opérer une véritable catharsis au regard de ce type de tracé. La reprise s'opère en douceur avec une 19ème position sur la grille de départ. Serait-ce la présence du français qui entraîne la précipitation des autres, toujours est-il que dès le feu vert, Seb gagne 4 positions suite aux multiples incidents. Comme à son habitude qu'il n'a pas oublié, en alliant efficacité et consommation modérée, notre héros se retrouve en tête étant le dernier à ravitailler ce qu'il fera pile au premier quart de la course. Il repart 11ème.Un drapeau jaune à mi course l'appelle à nouveau au stand et le rejette à la 15ème place. Un dernier "jaune" à 30 tours de la fin suivi d'un bon restart, l'amènent à une fort satisfaisante 10ème place finale. Pour une reprise c'est parfait avec en plus la certitude que tout va bien. Sébastien comme son équipe et ses supporters sont parfaitement rassurés. Voilà ce qu'il confiait à AUThebdo au lendemain de cette reprise

                        Ce grave accident a-t-il fait évoluer votre approche de la course ?
                        "On remet clairement certaines choses en perspective. Et puis, sur la piste, il faut réapprendre à dépasser certaines petites barrières. C'est une combinaison de physique, de mental et de manque de roulage. Tout est un petit peu plus difficile. On est, par exemple. un peu moins agressif sur les tours de sortie en pneus froids. Et ça va prendre un petit peu de temps pour revenir…"
                        À quel point était-il important de reprendre la compétition le plus tôt possible après votre crash ?
                        "Je me connais et je sais, pour m'en être mis des bonnes quand j'étais plus jeune, notamment en Formule Renault, que ça me fait perdre un peu de confiance. C'était donc capital pour moi de pouvoir passer par cette phase de transition, pour repartir l'année prochaine sans barrières mentales, pour ne plus être sur la réserve…"



                        Deux courses restent à disputer toutes deux sur circuit routier. D'abord WATKINS GLEN. On se souvient que l'année dernière pour les retrouvailles de l'INDY CAR avec ce tracé historique, Sébastien avait loupé le coche, après avoir signer le 3ème chrono des essais, il s'était loupé au départ et avait ruiné sa course. Qu'en sera-t-il cette année après son accident, pour son premier circuit routier autrement plus contraignant physiquement qu'un ovale? Première réponse avec le 9ème temps des qualifications. Le jour de la course, il a plu toute la matinée et Sébastien s'est avéré le plus rapide au warm up sur la piste humide. Elle l'est encore au moment du départ. Tout le monde part en pneus pluie mais dès la fin du premier tour, tous rentrent pour monter des slicks. BOURDAIS pointe alors à la 12ème place. Ses deux arrêts sous drapeau jaune au 15ème et 30ème tour se passent sans encombre et lui permettent de se maintenir sans problème en milieu de peloton. Mais à l'occasion de son dernier stop sous drapeau vert, il repart dans les roues de NEWGARDEN qui se loupe à la sortie des stands et que Seb ne peut éviter endommageant une suspension avant. Il ne repart que 15ème et sa tenue de route dégradée lui fait encore perdre deux positions pour ne finir que 17ème.



                         

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                        • La toute dernière épreuve de ce championnat INDY CAR quelque peu tronqué pour Sébastien se dispute sur le vallonné et sablonneux circuit de SONOMA. Une relative bonne 10ème place sanctionne la performance de notre héros aux qualifications alors que NEWGARDEN-PAGENAUD-DIXON-CATRONEVES et POWER peuvent encore empocher le titre. BOURDAIS lui bien entendu est bien loin de tout ça. Un bon résultat pour conclure cette saison morose mettrait du baume au cœur avant d'entamer la suivante qui se courra à nouveau sous les couleurs de DALE COYNE. Un départ quelque peu tumultueux amène Seb â être prudent et perdre deux places. Un premier stop sous drapeau vert dès le 18ème tour. Un second long relais jusqu'au 40ème tour alors qu'il pointait 6ème avant son arrêt. Puis un dernier stop toujours sous "vert" le cale à la 9ème place qui sera son ultime résultat de la saison. Pendant ce temps la lutte pour le titre n'opposa farouchement que NEWGARDEN et PAGENAUD et malheureusement le français dû s'incliner malgré sa victoire, l'américain en finissant second étant couronné.



                          Il reste encore à disputer PETIT LE MANS pour le compte de FORD GANASSI. Depuis SEBRING, la dernière fois que Sébastien a pris le volant de la FORD GT, celle-ci a perdu un peu de sa superbe (merci la BOP).Tant en Europe qu'en Amérique elle s'est fait précédée par FERRARI ou ASTON MARTIN dans le premier cas notamment comme nous l'avons vu au MANS, mais aussi par BMW dans le second qui après un début de saison laborieux se révèle maintenant comme un prétendant au titre GTLM IMSA (re merci la BOP) en concurrence avec CORVETTE alors que FORD n'a plus guère de chance de l'emporter. Toutefois toutes les courses GT tant européennes qu'américaines sont marquées par des écarts infimes entre tous les prétendants n'autorisant aucun relâchement au risque de vitre perdre le contact. PETIT LEMANS n'échappa pas çà cette règle. Les 4 constructeurs présents à ROAD ATLANTA ayant parfaitement pu l'emporter même PORSCHE jusque là un peu à la traîne pendant la saison. Ce n'est que dans les tous derniers tours que la victoire se circonscrit entre la CORVETTE d'Antonio GARCIA et la BMW de Alexander SIMS et si ce dernier réussit à franchir en premier la ligne d'arrivée ce ne fut que d'un demi capot ce qui au bout de 10 heures de course est assez extraordinaire. Mais cela n'empêcha pas CORVETTE d'être titrée. Et les FORD dans tout ça et surtout la N°66 que notre héros partageait avec ses fidèles Joey HAND et Dirk MULLER? Comme indiqué plus haut un peu désavantagées par la BOP bien que parfaitement dans le coup, à aucun moment elles ne purent faire la différence, se "contentant" de suive le train infernal emmené par les deux marques leaders de cette course auxquelles FERRARI s'était également jointe et qui finit sur la dernière marche du podium. La N°66 finit donc en 7ème position de GT LM derrière donc 1BMW, 2 CORVETTE, 1 FERRARI et les deux 991.Ce résultat peu flatteur n'est pas réellement représentatif de la performance du manceau et de ses comparses qui tout au long de l'épreuve roulaient roue dans roue avec les autres, tout ce beau monde se tenant en moins de 20 secondes sur la ligne d'arrivée. Plus inquiétant malgré tout, la N°67, jusqu'à un accrochage dans les derniers tours qui lui fit perdre le contact, a toujours précédé la 66 alors que celle-ci en début de saison était l'incontestable leader de l'équipe FORD GANASSI.

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                          • 2018

                            Sur le papier la saison 2018 de Sébastien s'annonce comme une simple continuation de celle de 2017 puisque aucun changement d'équipe n'est prévu dans son programme. Si au niveau endurance cela est totalement exact, retrouvant même une nouvelle fois le duo HAND-MULLER sur sa FORD GT N°66, il n'en est pas vraiment de même pour l'INDY CAR. Tout d'abord la réglementation technique évolue. Si le châssis universel demeure toujours la DALLARA DW12, il est introduit également un nouveau kit aéro généralisé et unique. Finie l'aérodynamique des constructeurs HONDA et CHEVROLET, place à l'uniformisation et donc à l'intelligence et le savoir faire de chaque équipe pour en tirer le meilleur parti et ce qui ne retire rien au contraire, une esthétique beaucoup plus sympathique. Côté DALE COYNE RACING également une évolution, puisque le propriétaire américain, reçoit le renfort d'un duo bien connu de Seb du temps de KVSH. Jimmy VASSER et James SULLIVAN ont rallié l'équipe dont la dénomination officielle devient DALE COYNE with VASSER SULLIVAN. La compétition manquait trop au duo composé de l'ancien pilote et du businessman et comme Dale cherchait des partenaires, ils ont replongé avec délectation, la présence de BOURDAIS n'y étant certainement pas étrangère. Nos compères n'arrivent pas les mains vides avec un sponsor titre SEAL MASTER, le roi du macadam américain, dont les couleurs chatoyantes ne passeront pas inaperçues sur les grilles de l'INDY 2018.

                            Tout commence comme d'habitude par les 24H de DAYTONA. On y retrouve strictement l'ensemble des mêmes protagonistes qu'en 2018. C'est donc à nouveau une lutte à 5 qui se profile avec FORD-FERRARI-PORSCHE-BMW et CORVETTE. Comme on l'a vu, l'équilibre fragile entre ces différents modèles qui permet d'avoir en piste un spectacle exceptionnel, repose sur la fameuse BOP. Or de toute évidence celle-ci en 2018 était par trop défavorable aux FORD GT. Le constructeur américain à la veille de la classique floridienne obtenait un léger gain qui allait faire la différence en sa faveur. En effet et pendant toute l'épreuve, les deux coupés américains engagés allaient totalement dominer la concurrence, rendant pour une fois la course en tête GT monotone, si ce n'est la bagarre opposant leurs deux équipages. Le départage se fit sur un incident lors d'un des derniers ravitaillements de la N°66. Au moment où Sébastien passait le relais à HAND, la voiture fit un bon en avant désaccouplant le tuyau de carburant ce qui retint leur bolide plus longtemps au stand. Ce mini incident qui coûta au plus 10 secondes permit à la 67 du trio DIXON-WETSBROOK-BRISCOE de s'emparer définitivement du commandement et à l'équipe de Chip GANASSI de signer sa 200ème victoire en sport auto, toute discipline confondue.

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                            Comme les habitudes ne changent pas, après DAYTONA il y a SEBRING et ses 12 Heures. Après la domination des FORD, il fallait s'attendre à un ajustement de la BOP en leur défaveur. Il eu bien lieu, mais ce n'est pas pour cette unique raison que les coupés à l'ovale bleu reçurent un camouflet. Cette fameuse BOP fut par contre très favorable à PORSCHE qui bénéficia d'un réel gain lui permettant d'entrée de décrocher la pole, puis la victoire. Notre N°66 elle se contentant du 7ème temps des GT LM . Cette fois la course fut beaucoup plus serrée, tous les protagonistes à un moment ou un autre menèrent la ronde. Le premier faux pas des GANASSI boys intervint dès la 2ème heure quand en quittant les stands simultanément, les deux voitures s'accrochèrent sans gros dégâts apparents mais ce qui valut un drive trough à la 67 jugée coupable. Puis au cours de la 4ème heure de course, les pépins s'accumulèrent sur la 66 de notre héros qui pointait encore aux avants postes. Dirk MULLER au volant, fut d'abord victime d'une légère touchette lors d'un restart avec une BMW. Apparemment insignifiants, les dégâts finirent par provoquer l'explosion d'un pneu arrière qui entraîna la destruction du fond plat et du support du capot arrière. Pas moins de 15 tours furent perdus dans l'opération et quand à deux heures de la fin la boite lâcha, ce fut un soulagement pour l'équipage qui n'avait plus aucun espoir dans cette course.

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                            • Avant que ne débute la saison INDY CAR il y a les traditionnels essais préparatifs et ceux-ci cette année revêtaient une réelle importance compte tenu notamment du changement technique concernant l'aérodynamique. A l'issue de ces tests, Sébastien était optimiste et confiait: "Les gars ont fait un très bon travail sur la voiture, tout fonctionne. Nous pouvons régler nos problèmes qu'une fois en piste, il faut qu'on roule pour procéder à ces nouveaux réglages .C'est vraiment très différent de ce que nous avons eu ces dernières années. Nous devons repenser tous nos réglages, elle est beaucoup plus sensible et même un peu sauvage. Dès que l'on touche aux freins, l'arrière est délesté par le faible aérodynamique à l'arrière. Ça bouge énormément, il va falloir qu'on travaille sur ça."

                              Les habitudes ne se perdant pas non plus en INDY CAR, c'est à St PETERSBURG que débute la saison soit au domicile de la famille BOURDAIS. Le dicton qui dit que nul n'est prophète en son pays, va s'avérer particulièrement inexact, car pour la deuxième année consécutive notre manceau va y signer une superbe victoire. Pourtant pour cette première, sa qualification n'avait rien de transcendant en ne décrochant que le 14ème temps. Le départ allait encore moins laisser présager cette issue heureuse, Seb devant stopper dès la fin du premier tour victime d'une crevaison. S'en suit une série de drapeaux jaunes, si bien que la course n'est réellement lancée qu'au 12ème tour et que certains ont eux aussi dû passer par les stands pour réparer les dégâts. Sébastien pointe alors à la 15ème place. Fidèle à son habitude, il est un des derniers à ravitailler et de ce fait, se retrouve ne tête pendant 13 tours avant de repasser à la pompe, ce qui lui permet de contenir derrière lui ceux qui ont déjà ravitailler et on du mal à le dépasser sur ce circuit tortueux. Il stoppe enfin sous drapeau jaune et perd le moins de temps possible en redémarrant 17ème avec des pneus durs neufs et le plein. Nous sommes à la mi course qui va alors basculer en faveur du français. Il va entamer une superbe remontée qui combinée aux arrêts de ses adversaires, l'amène rapidement en tête de l'épreuve. Encore 40 tours et Séb doit faire face à la remontée météorique du débutant Robert WICKENS, pole man, qui lui chaussé à neuf, fond sur sa proie. BOURDAIS à bout de son réservoir doit stopper, laissant le commandement au canadien. Mais grâce à sa stratégie décalée et la maîtrise de ses adversaires lorsqu'il était initialement en tête, il repart à la 3ème place derrière WICKENS et ROSSI. Il reste 10 tours et les évènements vont alors s'enchaîner. Premier drapeau jaune qui permet à Seb de combler son retard sur les deux leaders. Relance et nouveau jaune. Il ne reste que 2 tours et ROSSI finit par harponner la monoplace de WICKENS libérant le passage à BOURDAIS qui n'a plus qu'à se laisser glisser vers la victoire. Comme l'année dernière , Sébastien mène le championnat d'entrée, reste à espérer que la suite sera plus heureuse.


                               

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                              • Le petit ovale de PHOENIX au milieu du désert du Nevada, allait nous réserver une sacrément bonne surprise avec la pole position de notre Sébastien. Voilà qui ne lui était jamais arrivé sur ce type de tracé depuis son entrée en INDY CAR et depuis 2006 à MILWAUKEE du temps du CHAMP CAR. C'est dire que personne ne s'attendait à une telle performance de la modeste DALLARA chatoyante N°18. Restait à concrétiser en course la dernière victoire du manceau sur ce type de circuit datant de 2015 à MILWAUKEE également. Notre héros prend un bon départ et s'isole en tête pour mener les 50 premiers tours jusqu'au premier drapeau jaune qui vaut un ravitaillement général. Seb arrive le premier dans l'allée des stands et lui comme quelques autres vont être surpris par le manque d'adhérence qui lui vaut de bloquer ses roues et de bousculer l'un des ses mécanos. S'en suit un ravitaillement catastrophique qui fait qu'il ne repart que 13ème et plus grave l'incident va lui valoir un drive trough qui le relègue à plus d'un tour. Dès lors la course du manceau a changé d'âme, de favori le voilà relégué à faire valoir. Pourtant il ne baisse pas les bras comme en atteste son record du tour qui lui permet de revenir dans le tour du leader et même de mener à nouveau pendant quelques tours avant son dernier pit stop. Cette belle chevauchée ne lui permet de ne finir que 13ème et de perdre par la même occasion la tête du championnat.



                                La course suivante c'est LONG BEACH et voilà comment elle est résumée sur le site du DALE COYNE RACING : Sébastien Bourdais a réalisé l'une des meilleures courses de sa carrière, dépassant plus de voitures que n'importe quel autre pilote, y compris un dépassement sensationnel de trois voitures qui est considéré comme le plus "cool" de tous les temps. Malheureusement, un drapeau jaune intempestif a ruiné tout son travail. Qualifié 9ème, il est un des rares à s'élancer en pneus durs ce qui ne l'empêche pas de se retrouver 3ème avant son premier pit stop au 30ème tour simultanément avec les deux hommes de tête POWER et DIXON. Il repart 5ème mais retrouve vite son 3ème rang quand 15 tours plus tard un drapeau jaune intervient. C'est là à la relance que Sébastien réussit le fameux dépassement évoqué, doublant 3 voitures d'un coup au bout de la longue ligne droite des stands. Malheureusement dans l'affaire il a enjambé la ligne de sortie des stands alors que cela est interdit et ce bien qu'il était poussé par DIXON. La direction de course ne valide pas et lui impose de laisser repasser DIXON. Furieux BOURDAIS ne met qu'un tour pour regagner sa position sur le néo zélandais (qui n'a pas fait d'obstruction) et se retrouve second derrière ROSSI et en capacité de le menacer. Quand ROSSI s'arrête à 30 tours de la fin, notre Seb se retrouve donc leader et il va le rester jusqu'à un drapeau jaune qui sort jute au moment où lui et DIXON rentrent pour ravitailler. DIXON s'arrête mais pas BOURDAIS qui préfère traverser les stands à vitesse réduite pour éviter une pénalité. Il ravitaille quelques tours plus tard sous la neutralisation qui dure et ne repart que 11ème. Mais son calvaire, où la poisse tient une grande part, n'est pas fini. A 15 tours de la fin alors qu'il s'attaque à HINCHCLIFF pour la 9ème place, le rookie Jordan KING loupe son freinage à l'épingle et vient embrocher l'arrière de la DALLARA du français l'expédiant en tête à queue. Celui-ci réussit une superbe marche arrière pour se dégager mais son aileron avant est cassé. Il n'y a plus rien a espérer que franchir tant bien que mal la ligne d'arrivée à une nouvelle pitoyable 13ème place. Conclusion de la bouche de Seb: "C'est vraiment décevant. La voiture était bonne. J'ai roulé à fond. J'ai dépassé un tas de gars et nous n'avons rien à montrer pour ça,"

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