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Sébastien BOURDAIS

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  • Les 12 heures de SEBRING allaient s'avérer autrement plus positives et notre Sébastien allait y réussir une formidable démonstrations de son talent toujours présent à 42 ans et après 30 années de compétition, preuve qu'il est loin d'être lassé. Mais revenons au commencement de cette 69ème édition de la classique floridienne.

    Pourtant tout n'allait pas pour le mieux. Dès les essais, la N°5 ne décrochait que le 6ème temps en ne laissant derrière elle que la seconde CADILLAC ACTION EXPRESS. Son début de course n'allait pas voir une réelle progression de notre trio. DUVAL comme VAUTIER qui assuraient les premiers relais, n'arrivant pas à compenser le manque d'efficacité de leur machine en stagnant derrière les principaux animateurs de la catégorie. Quand Seb prit son premier relais, lui non plus ne réussit guère à améliorer la situation car en plus du manque de performance, leur CADILLAC était victime de retardataires qui a plusieurs reprises entraînèrent des touchettes plus ou moins importantes. Bref à moins de 2 heures de la fin, notre trio n'occupait toujours que la 6ème position et qui plus est à 1 tour. BOURDAIS est chargé des derniers relais et les circonstances vont tout d'abord lui être favorables avec une série de drapeaux jaunes, ramenant la N°5 dans le tour des leaders. Mais encore fallait-il avoir les moyens et la volonté de remonter un a un les adversaires pour espérer l'emporter ce que jusque là, la CADILLAC SAMPLING semblait bien incapable de faire. A ce moment notre héros est pointé 5ème derrière la GANASSI, les ACURA, la MAZDA et devant la CADILLAC ACTION EXPRESS le tout se tenant en une dizaine de secondes. Puis la GANASSI est retardée, voilà BOURDAIS 4ème juste derrière les 2 ACURA et la MAZDA. Sébastien va alors se lancer dans une fantastique chevauchée réussissant à la régulière à lâcher ses adversaires. La N°5 avec la fraîcheur de la nuit semble voler sur le rugueux et piégeux tracé floridien, ne cessant d'accroître sa maigre avance sur ses poursuivants. Un dernier drapeau jaune intervient à moins de 20 minutes de la fin ruinant ses efforts. Tout est à refaire. Seb réussit dans un premier temps à reprendre un peu de champ sur la MAZDA qui est son principal adversaire, mais bien vite celle-ci revient au contact. En fait l'aileron arrière de la CADILLAC SAMPLING qui a subi plusieurs chocs, est entrain de perdre son efficacité contraignant notre héros à jouer de toute sa science pour compenser ce handicap. Il repousse vaillamment les attaques de la nipponne et heureusement KOBAYASHI sur l'ACTION EXPRESS à son tour attaque la MAZDA dans les deux derniers tours, si bien que BOURDAIS se détache légèrement pour franchir la ligne d'arrivée avec un maigre avantage de 2 secondes. Ouf il était temps! Qui sait ce qu'il en aurait été avec un tour de plus ?

    A l'arrivée notre héros soufflait: "Au début de mon dernier relais, tout était sous contrôle. Nous étions super forts au début, nous sommes passés de la 6ème à la première place. Notre séquence d'arrêts aux stands était très bonne. J'ai pu dépasser des concurrents. Je pensais qu'à partir de ce moment-là, ça allait être facile, la voiture était vraiment bonne. Puis l'aileron arrière a commencé à s'affaisser avec encore 10 tours à faire. Ce furent les 10 tours les plus durs de ma vie. L'équilibre s'est beaucoup détériorée. J'ai compensé avec les barres antiroulis et l'équilibre des freins. La voiture était toujours incroyablement sous-vireuse dans les virages rapides. Je n'arrive pas à croire que nous l'avons gagné. Honnêtement, j'aurais pu sortir environ 10 fois. Surtout avant de comprendre qu'il y avait quelque chose de grave. Les pneus arrière ont commencé à vraiment se dégrader. Je m'accrochais juste ".

    Voilà Sébastien nanti d'une nouvelle victoire dans l'une des grandes classiques de l'endurance. Ne lui manque plus que le bâton de maréchal, celui que l'on décerne du côté de la Sarthe.

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    • Maintenant après ce glorieux début de saison, place à l'INDY CAR et autant le dire tout de suite, la saison 2021 qui est encore certainement fraîche dans vos mémoires, ne fut pas, loin s'en faut, la plus glorieuse de sa carrière. Comment expliquer une telle série de contre performances du manceau? Incontestablement et malgré tous ses efforts, l'équipe de AJ FOYT est encore bien loin du niveau. Qui plus est, une poisse indicible est venue s'en mêler comme je vais vous le rappeler.
      Dans cette saison particulière encore fortement marquée par le COVID, tout commence sur le tracé routier de BARBER. Seb n'y décroche qu'une 16ème place en grille fort décevante compte tenu des essais préliminaires qui s'étaient déroulés ici et qui avaient été positifs. Sa 5ème place finale pour belle qu'elle soit, ne révèle pas le niveau de performance réelle de sa monture. Un spectaculaire carambolage au départ, dans lequel il faillit tout perdre, mais qui éclaircit quelque peu les rangs devant lui et une stratégie opportuniste avec les drapeaux jaunes à 3 arrêts, explicitent en grande partie ce résultat flatteur, même si notre héros a payé de sa personne avec quelques dépassements osés.



      Dès la semaine suivante à St PETERSBURG, sur un de ses circuits fétiches , il trouve les bons réglages et signe une magnifique 5ème place en grille. La course malheureusement allait être beaucoup moins brillante. Avant même le départ sa radio tombait en panne, le contraignant à une course poursuite dans le peloton pour regagner sa place sur la grille. Certainement énervé, il embrochait l'arrière de NEWGARDEN ( sa voiture bien sûr...) entraînant un déséquilibre de sa DALLARA, qu'il va traîner toute la course. Un mauvais pit stop, puis une erreur l'envoyant dans un échappatoire, le relègue à la 10ème place finale.

      hebergeur photo

      Mais la série noire ne va pas s'arrêter là avec les deux courses de suite disputées sur l'ovale du TEXAS MOTOR SPEEDWAY qui seront bien pires. Avec de mauvais essais, Sébastien savait que ses courses ne seraient pas une partie de plaisir mais n'envisageait certainement pas à quel point elles allaient être désastreuses. Pourtant la première vit un heureux coup du sort pour notre héros. Grâce à la pluie et l'annulation des qualifications, c'est à partir du classement au championnat que la grille fut constituée. A ce jeu BOURDAIS se retrouvait 7ème. Son début de course lui permettait de maintenir cette position pour le moins flatteuse, mais en ralentissant pour son premier pit stop, cette fois c'est NEWGARDEN qui embrochait la DALLARA du français ( un prêté pour un rendu) la contraignant à l'abandon. La seconde course fut encore plus brève. Parti seulement 19ème, à peine le feu vert allumé que Pietro FITTIPALDI ( le suppléant sur les ovales de GROSJEAN) ne trouva pas mieux qu'à son tour de percuter la DALLARA n°14 de notre héros provoquant un carambolage monstre à l'arrière du peloton. Ces coups du sort consécutifs lui faisait dire, qu'il devait y avoir une cible à l'arrière de sa voiture pour attirer ses adversaires.

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      • Puis arrive le joli mois de mai et son traditionnel pèlerinage au saint des saints: INDIANAPOLIS. Passons rapidement sur le GP couru sur le routier en préambule des 500 Miles. Parti à une nouvelle médiocre 19ème place sur la grille, la course de Sébastien s'achèvera à une toute aussi médiocre 14ème place et allons directement à la reine des courses, les 500 miles.

        Lors des premiers tests, la DALLARA N°14 de notre frenchie s'avéra une des plus rapides mais ce n'était qu'illusion. A l'instar des autres possesseurs de CHEVROLET, il s'avéra rapidement au gré des différentes séances d'essais, qu'il valait mieux une nouvelle fois avoir un HONDA. Résultat à la veille des qualifications, Seb ne pointait qu'à la 33ème place et avec une telle position, les affres de la non qualification se précisaient. Heureusement le samedi, veille de la course, il décrochait le 27ème temps lui garantissant de participer. En partant d'aussi loin, la stratégie d'attente s'imposait en évitant les embûches. Départ prudent de notre héros qui perd même deux positions. Premier stop au 33ème tour au moment où Stéfan WILSON ( le frère de Justin) se crashe à l'entrée des stands. Résultat un salvateur drapeau jaune pour Seb qui ne pouvait mieux tomber. Il gagne ainsi pas moins de 9 positions pour repartir 18ème.L'équipe d'AJ FOYT décide alors de faire jouer l'économie au manceau. Résultat avant son second stop à mi course, il avait un tour de retard et occupait la 20ème place mais avec l'espoir de faire un arrêt de moins en cas de bonnes neutralisations. Tel ne fut pas le cas, obligeant BOURDAIS à un splash à 2 tours de la fin, ce qui le condamna à une piètre 19ème place sous le drapeau à damiers.



         

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        • Belle saga et belle coordination : Avec un peu de chance, tu vas pouvoir raconter ses 24h 2022 "pile-poil" en temps réel, et dans le fil chronologique de ton récit !
          Accro depuis le 12 Avril 1970

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          • On verra TONTON.......

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            • Bonsoir, regardez bien à la 1ère chicane Ford, avant le passage des officiels en voitures, drapeaux au vent. Peut-être verriez-vous Tonton faire le truc que les Islandais ont crées en foot-ball. Quelle communion entre les commissaires et le public, SUPER. Allez Tonton, rendez-vous aux Anciens Commissaires ?

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              • Le traditionnel double header de DETROIT n'allait pas apporter à Sébastien beaucoup plus de satisfaction. La première course du samedi allait connaître un véritable marathon dans sa durée étant interrompue à deux reprises au drapeau rouge, ce qui n'allait pas être sans influence sur le résultat de notre héros. Parti à une honnête 10ème place sur la grille de départ, Seb allait être, comme un certain nombre de concurrents, pénalisé lorsque en début d'épreuve ROSENQUIST sortait très violemment de la piste nécessitant l'arrêt de la course pour l'extraire de sa monoplace mais aussi pour réparer le mur défoncé ce qui prit presque une heure. BOURDAIS devant ravitailler à ce moment, ne pu le faire qu'à la reprise, le faisant plonger à la 18ème place. Il réussit à remonter mais fut stoppé net lorsque qu'une deuxième interruption fut nécessaire pour évacuer la voiture de GROSJEAN. Au final c'est à la 11ème place qu'il passa sous le drapeau à damiers.
                Le lendemain parti 13ème, Sébastien allait être cette fois victime involontairement de son propre équipier Dalton KELLETT. Dès le départ, il échappe de peu au pire et passe miraculeusement à travers les embûches, pour stopper rapidement quand son équipier tombe en panne sur le circuit. Son équipe pensant que le "jaune" serait sorti ce qui ne sera pas le cas. Seb ne pu jamais compenser ce handicap et dû se contenter de la 16ème place, d'autant qu'une légère sortie de piste n'améliora pas sa situation.



                Sur le beau tracé de ROAD AMERICA, Sébastien décroche une bonne 11ème place en grille mais une nouvelle fois la course ne sera pas à la hauteur de ses espoirs. Un départ moyen, suivi d'un premier stop particulièrement lent de son équipe et enfin la perte d'une cale d'amortisseur (??) l'amenant à un long second stop le reléguant à 1 tour des leaders, expliquent la nouvelle 16ème place finale de notre héros qui réussit malgré tout à améliorer son classement grâce à des drapeaux jaunes opportuns.

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                • Envoyé par ferrari p4 Voir le message
                  Bonsoir, regardez bien à la 1ère chicane Ford, avant le passage des officiels en voitures, drapeaux au vent. Peut-être verriez-vous Tonton faire le truc que les Islandais ont crées en foot-ball. Quelle communion entre les commissaires et le public, SUPER. Allez Tonton, rendez-vous aux Anciens Commissaires ?
                  On est un peu HS !! Mais oui, bien sûr, et tu sais où me trouver ;-) !
                  Accro depuis le 12 Avril 1970

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                  • Petit intermède endurance au milieu de cette peu "brillante" saison INDY CAR. C'est certainement avec joie que notre héros retrouve à WATKINS GLEN pour les 6 heures, la CADILLAC MUSTANG SAMPLING et ses comparses DUVAL/VAUTIER avec lesquels, il a partagé ses derniers lauriers. Malheureusement l'allégresse des retrouvailles allait rapidement être contrariée dès les qualifications qui voyaient la CADILLAC N°5 ne signer que le 6ème temps soit l'avant dernier des DPI, mais en plus c'est cette fois à la dernière place de celles-ci que s'achevait la course de notre trio. Pourtant au départ VAUTIER s'était emparé de la 5ème place au détriment de la CADILLAC WHELEN qui elle-même précédait la MAZDA qui finalement triompha. Comme quoi et comme par ailleurs, les derniers furent finalement les premiers. Mais ce qui fut valable pour le bolide nippon, le fut beaucoup moins pour notre héros et ses coéquipiers. Peu après le départ VAUTIER pour éviter une LMP3 en perdition ( elles furent une fois de plus bien trop nombreuses) dû piler et laisser filer ses adversaires pour ne pointer que 7ème. DUVAL qui effectua le second relais ne réussit pas à améliorer la position de la CADILLAC SAMPLING et ce malgré les drapeaux jaunes qui compensaient régulièrement le handicap de performance évident de sa monture. Quand Sébastien prit le volant pour son seul relais, il réussit bien à grimper d'un rang grâce à une pénalité subie par la WHELEN. Ses coéquipiers VAUTIER puis DUVAL réussirent à se maintenir à cette position mais ce dernier devant effectuer un splash pour finir, brûla le feu rouge à la sortie des stands, ce qui lui valu un drive through et la 7ème place finale. Décidément la poisse ne lâche plus notre Seb!



                     

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                    • MID OHIO accueille la 10ème manche de l'INDY CAR et pour Sébastien la déconvenue n'attend pas la course. Dès les qualifications il y est confronté par la faute d'une pénalité ayant entraîné un retard de sa prestation qui se limita à 1 seul tour, insuffisant pour faire mieux que 12ème alors qu'il était un des plus rapides pendant les essais. Quant à sa course elle se résume tout d'abord à éviter le pire au départ avec un accrochage sous son nez. A peine le "vert" était redonné que POWER à son tour partait en tête à queue imposant à notre héros un détour par l'herbe qui faillit mal se finir. Le voilà malgré tout 9ème juste devant GROSJEAN sur lequel il opère une obstruction certes virile mais correcte ce qui ne fut pas de l'avis des commissaires qui lui infligent une nouvelle pénalité, le faisant retomber à la 11ème place qu'il conserve jusqu'au bout en se bagarrant coup pour coup avec SATO. Encore une course à oublier, une de plus et un sentiment d'injustice au regard de ses pénalités.

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                      Mais en matière de frustration la manche suivante, une première courue dans les rues de NASHVILLE, allait s'avérer encore pire. Tout d'abord un nouveau tracé ridicule, complètement inadapté aux INDYCAR avec des portions très rapides et d'autres d'une étroitesse donnant l'impression d'éléphants dans un magasin de porcelaine d'où un plaisir de pilotage très mitigé. Pour Sébastien à l'inverse de son équipier KELLETT, en plus de ce tracé insipide, ses performances avec les pneus tendres s'avéraient catastrophiques au moment des qualifications qu'il finissait à la 16ème position. Qu'espérer dans ces conditions et sur un tel tracé? La réponse fut immédiate. ERICSSON ( le tout frais chanceux vainqueur de l'INDY 500), ne trouva mieux, dans un évident manque de jugeote, que de harponner et escalader la DALLARA de BOURDAIS contraignant celui-ci à un abandon immédiat avant même que la course ne soit réellement lancée. Le plus rageant c'est que le même ERICSSON fut le vainqueur du jour. Il n'y a vraiment pas de moral dans ce sport.


                       

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                      • INDIANAPOLIS après les traditionnels rendez-vous du mois de mai, remet le couvert afin de compenser le manque d'organisateurs prêt à mettre sur pied une épreuve en cette année perturbée. Roger PENSKE, le nouveau maître des lieux, lui n'hésite pas. Il est vrai qu'il cumule les rôles d'organisateur et de concurrent et que son intérêt est que les deux fonctionnent. C'est donc à nouveau sur le routier, à l'intérieur de l'ovale mythique, que va se dérouler la 12ème épreuve du championnat. Une nouvelle étape bien décevante pour notre héros tout d'abord avec une modeste 14ème place sur la grille de départ. Puis la course gâchée par un choix de pneus peu judicieux. Partir en "durs" alors que tous ses adversaires étaient en "tendres", constitua d'entrée un handicap que Seb ne pu jamais rattraper. Si vous y ajoutez une altercation avec HUNTER REAY qui s'est achevée dans le gazon, sa 15ème place finale est pleinement justifiée



                        Retour à un ovale avec celui de GATEWAY. Il y a 2 ans Sébastien y avait réussi une belle performance en décrochant le second temps des qualifications puis en menant l'épreuve jusqu'à ce qu'un retardataire provoque sa sortie de piste. Donc tous les espoirs sont permis même si sa DALLARA FOYT ne vaut pas sa monture de l'époque. Une très belle 5ème place finale attendait notre héros, confirmant combien il est à l'aise sur cette piste puisqu'il égale ici sa meilleure performance de la saison. Pourtant tout avait mal commencé. A l'inverse de 2019, il ne s'élançait qu'en 18ème position n'ayant jamais réussi à trouver le bon équilibre de son bolide. Autant le dire tout de suite son résultat flatteur tient autant à la qualité et la ténacité de son pilotage, qu'à la chance et pour une fois elle était du côté de notre Seb. Pas bien parti, il reculait encore d'un rang mais sa stratégie, compte tenu de son handicap de départ, consistait une nouvelle fois à patienter en économisant pour se décaler dans ses ravitaillements et espérer des neutralisations propices. A peine le départ donné qu'une première intervenait faisant gagner 2 rangs à notre héros. Deux autres arrivaient coup sur coup sans que BOURDAIS ne stoppe si bien qu'il se retrouvait en tête au premier quart de l'épreuve. Bien sûr ce n'était qu'éphémère, mais sa stratégie décalée fonctionnait parfaitement. Il repartait 15ème après son stop effectué sous drapeau jaune ( le 4ème). Même stratégie pour le second stop à mi course. Seb est à nouveau leader quand il stoppe cette fois sous "vert " et il ne repart que 16ème. Rebelote, Seb est à nouveau leader avant le dernier quart mais cette fois son dernier stop s'effectue sous drapeau jaune ( merci ROSSI) si bien qu'il ne perd pas de temps et repart à la 5ème place . Son "ami" SATO essayera bien à plusieurs reprises de lui subtiliser, mais chaque fois le manceau le repoussera pour le plus grand bonheur de son équipe et de lui-même. A l'arrivée il soufflait: " heureux du résultat. 5ème en partant 18e , c'est une bonne journée. J'attends avec impatience la fin de saison." Nous aussi!


                         

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                        • L'antépénultième manche se déroule sur le routier de PORTLAND célèbre pour sa chicane du départ qui traditionnellement donne de joli méli-mélo et 2021 n'allait pas y échapper. Mais tout d'abord revenons aux qualifications. Sébastien décrochait une 12ème place qui ne le satisfaisait pas complètement compte tenu des risques au départ liés à cette chicane. Il n'avait pas tort, mais à l'inverse de ses craintes, tout au contraire, il en tirait largement profit en se retrouvant immédiatement 5ème. Mais cette heureuse situation allait se retourner contre lui. Parti comme à son habitude pour une course à l'économie avec les pneus durs, ceux-ci s'avéraient un handicap dans sa position d'autant que les favoris dont nombre furent impliqués dans le chaos du départ purent réadapter leur stratégie en s'arrêtant rapidement. Bref, Seb était toujours en décalage mais cette fois dans le mauvais sens et comme il finit par s'accrocher avec ASKEW ce qui nécessita un arrêt supplémentaire, la belle position du début se transforma en une misérable 18ème place finale.



                          LAGUNA SECA était le théâtre de l'avant dernière manche de ce championnat jusque là guère avenant pour notre héros. Les qualifications étaient du même jus avec une misérable 21ème position sur la grille de départ. Une nouvelle fois sa DALLARA, véloce pendant les essais perdait toute efficacité au moment des qualifications. Une mauvaise habitude trop connue au cours de cette saison de manière assez inexplicable. Qu'espérer en partant d'aussi loin en dehors de compter sur les problèmes des autres plus que sur ses propres ressources. Pourtant Sébastien et son équipe ne vont pas céder au défaitisme en jouant une nouvelle fois la carte de l'économie qui leur a parfois réussi, lorsque les circonstances de la course sont favorables. Ce sera encore le cas grâce à une neutralisation en tout début d'épreuve qui incita la majorité du peloton à s'arrêter. Pas BOURDAIS qui du coup se retrouve dans les 10 premiers. Bien sûr et pour s'éviter un stop supplémentaire, il dû pendant toute la course, rouler à l'économie pour franchir la ligne d'arrivée à une modeste 14ème place. Mais pouvait-il prétendre à beaucoup mieux ?

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                          • LONG BEACH est donc le point final du championnat INDY CAR et éventuellement de la carrière de Sébastien dans la discipline. Le moins que l'on puisse dire c'est que les essais ne lui laisseront pas un souvenir impérissable. Auteur d'une légère touchette pendant les premiers entraînements sa voiture ne peu être complètement réparée pour les qualifications entraînant une très mauvaise 22ème place sur la grille sur un circuit où dépasser est compliqué. Ce qui devait arriver en partant d'aussi loin arriva. Dès le départ notre héros est victime de la fougue WEEKAY qui percute sa DALLARA. Heureusement celle-ci en dehors de caler n'est pas endommagée mais elle repart bonne dernière. Après ce coup du sort, la chance va tourner avec un drapeau jaune qui sort juste au moment où Seb stoppe le faisant immédiatement grimper au classement. Une longue course à l'économie à la BOURDAIS, lui évite un troisième arrêt ce qui le propulse à une 8ème place inespérée. Peu sûr de son avenir dans la discipline Seb déclarait alors : "Je ne sais pas vraiment de quoi l'avenir sera fait, mais si c'était le dernier, pas trop mal pour le dernier, et j'espère vraiment vous voir l'année prochaine."

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                            • Pour parachever cette saison 2021 très frustrante côté INDY CAR, Sébastien espérait bien que l'ultime manche IMSA sur le tracé de ROAD AMERICA pour PETIT LE MANS lui apporterait un tant soit peu de réconfort pour passer un hiver paisible. Mais une fois encore la malchance s'en est mêlée pour priver notre héros et ses deux comparses habituels DUVAL et VAUTIER d'un résultat probant ce que leur CADILLAC MUSTANG SAMPLING n°5 était pourtant bien dans la capacité de leur offrir. Un collecteur d'échappement cassé mit fin à leur espoir dans la dernière heure de course. Pourtant c'était pas mal parti ! Sébastien, qui avait pris le départ après 2 heures de course, pointait en tête certes de peu.. Les diverses neutralisations, si elles ont influé sur le classement de notre trio, ne remettaient pas en cause leurs espoirs jusqu'à ce que Loïc DUVAL s'accroche avec Earl BAMBER au volant de la CADILLAC GANASSI qui redémarrait des stands en pneus froids, ce qui commença à compromettre les performances de la N°5. A peine Sébastien avait-il repris le volant de Tristan VAUTIER à un peu plus d'une heure de la fin, que la CADILLAC SAMPLING s'immobilisait définitivement devant son stand. Décidément il était grand temps que cette saison 2021 s'achève.



                              Que sera la saison 2022 de Sébastien BOURDAIS. Peu de temps avant PETIT LE MANS, Chip GANASSI annonçait qu'il engagerait 2 CADILLAC DPI en 2022 et que l'une d'entre elles accueillerait à plein temps notre Sébastien qui ainsi opérait un retour dans une équipe avec laquelle il avait brillé avec la FORD GT. Celui-ci expliquait à cette occasion" Je suis super excité de retrouver l'équipe de Chip. Nous avons eu beaucoup de succès passés et je suis impatient de commencer à travailler avec eux. Il s'agit véritablement d'un tournant dans ma carrière qui me verra consacrer la majeure partie de mon attention aux courses de voitures de sport tout en restant dans la famille GM".

                              Parallèlement AJ FOYT RACING annonçait de son côté que sa N°14 serait pilotée dorénavant et pour toute la saison INDY CAR par le jeune Kyle KIRKWOOD, ce qui impliquait l'éviction de ce poste de BOURDAIS même si l'équipe comme l'intéressé, laissent entendre que des participations ponctuelles sont envisageables. Mais il est clair qu'à maintenant 43 ans Sébastien ne vise plus qu'une chose, celle qui lui tient le plus à cœur avant de raccrocher casque et gants et ce sont bien évidemment les 24Heures du MANS. En choisissant GANASSI, force est de constater qu'il a fait le choix de la logique et de la raison. La nouvelle réglementation unifiant le WEC et l'IMSA, permet aux autos de ces deux championnats de disputer des épreuves communes comme LE MANS. Dès lors GANASSI RACING qui a démontré dans le passé avec la FORD GT qu'il est tout à fait capable de truster des victoires dans la Sarthe sera, à n'en pas douter une force avec laquelle il faudra compter. Espérons seulement que la future CADILLAC LMDH annoncée pour 2023 sera à la hauteur, car la concurrence risque d'être très rude pour cette victoire tant désirée. Enfin et toujours dans cette perspective afin de ne pas perdre la main, Seb signait en début d'année avec la nouvelle équipe VECTOR SPORT managée par Garry HOLLAND, un ancien de RISI COMPETIZIONE, pour piloter une ORECA LMP2, avec une participation assurée aux 24h 2022.

                              Nous voilà donc au terme de cette longue...très ( trop ?) longue biographie. J'espère que ceux qui m'ont suivi du premier au dernier épisode auront pris autant de plaisir à sa lecture que moi j'en ai pris à son écriture. Bien sûr comme disait LA CANETTE, ils furent peu nombreux ( une douzaine de lecteurs réguliers selon le compteur) mais peu m'importe, l'essentiel c'est que j'ai pu, je l'espère, à travers l'histoire de Sébastien, raconter combien ce pilote extrêmement talentueux et passionné, a pu tout au long de sa déjà très longue carrière, laisser une marque indélébile dans le cœur et la passion de quelques uns d'entre nous. J'arrête là, car il faut bien qu'il y ait une fin. Sera-t-elle définitive ou temporaire? Le début de saison 2022 de Sébastien peu transcendant, ne m'incite pour le moment guère à poursuivre, mais sait-on jamais, un exploit ( pourquoi pas au MANS) et j'aurai vite fait de vous asséner quelques chapitres supplémentaires. Pour conclure définitivement, un grand merci au site de photos MOTORSPORT IMAGES d'où provient l'essentiel des clichés qui ont accompagnés mon récit. Grâce lui soit rendu, étant le seul site de photos professionnel qui met à la disposition de tout à chacun , l'ensemble de ses oeuvres totalement gratuitement et sans la moindre watermark. Ils sont bien les seuls, malheureusement!

                              Post Scriptum: Une victoire de plus au palmarès de Sébastien hier soir à DETROIT 


                               

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                              • Bravo, merci et respect CM.
                                Quel boulot !
                                Ce qui m'embête, c'est que j'ai peur que tu t'ennuies maintenant ...

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