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Lorenzo bandini

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  • prosto
    a répondu
    Tout se passa comme prévu. Mieux placé sur la grille, prompt au démarrage, Bandini vire en tête au virage de Sainte Dévote, devant Brabham, Hulme, Stewart, Surtees. Mais dans la descente de la gare, Brabham n’est déjà plus là, un événement de course qui allait s’avérer lourd de conséquences. Victime d’une fuite d’huile, Brabham part en tête à queue au virage de Mirabeau. Une bielle a perforé le bloc moteur en alliage léger. « C’est comme si on m’avait enlevé le siège de sous le postérieur. » expliquera-t-il plus tard. Il reprend la piste bon dernier tout en continuant, sans le savoir, de déverser son huile sur le circuit.


    ​​​​​​​

    1er tour dans la descente de la gare

    Mais il n’y a pas que Brabham qui perd son huile, Siffert également. Le tête-à-queue de Brabham a créé le désordre dans le peloton des voitures qui roulent en rangs serrés au cours de ce premier tour. La Cooper de Siffert a heurté l’arrière de la voiture de McLaren, et son radiateur d’huile est endommagé. Il perd de l’huile lui aussi. Immédiatement, les commissaires de piste se précipitent pour déverser de la poudre de ciment, notamment au freinage de la chicane, un des points les plus délicats du circuit.

    Lorenzo Bandini, en tête de la course, ne se doute de rien. Mais il a déjà fort à faire pour contenir Hulme et Stewart qui sont sur ses talons. Car tel est le problème des Ferrari 12 cylindres par rapport aux voitures britanniques : elles sont lourdement chargées en essence en début de course. Pour peu qu’il arrive à maintenir son avantage sans trop solliciter ses freins, tout ira de mieux en mieux pour lui au fur et à mesure que sa voiture s’allègera. Mais toute cette stratégie va s’effondrer dès le deuxième tour.

    Dans le tunnel, il est surpris par l’huile étalée sur la piste. Il hésite un instant. Denny Hulme en profite pour le dépasser et passer en tête au virage de la chicane. Bandini est-il encore perturbé par ce qui vient d’arriver ? Toujours est-il que Jacky Stewart, en embuscade juste derrière lui, le dépasse au Bureau de Tabac. A l’issue du deuxième tour, Bandini est troisième. Pire encore, dans les tours qui suivent, handicapé par le poids de sa Ferrari lourdement chargée en essence, il a du mal à suivre le rythme des deux hommes de tête. Mais il s’accroche néanmoins. Peut-être pense-t-il que le temps travaille pour lui.



    Bandini au 3è tour dans le ciment à la chicane


    Le grand Jim Clark a lui aussi été victime de l’huile répandue sur la piste. En septième position, derrière Surtees, Gurney et McLaren, il pense que le carambolage est inévitable et décide de prendre l’échappatoire. Il s’immobilise, sort promptement de sa voiture, la remet dans le sens de la marche, reprend le volant, et se lance dans une poursuite échevelée, battant plusieurs fois le record du tour. A chaque passage, il gagne au moins une place au classement. La foule s’enthousiasme devant cette démonstration de l’Ecossais au sommet de son art.



    Jim lark demi tour dans l'échappatoire à la chicane
    Dernière modification par prosto, 14 May 2020, 17h13.

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  • prosto
    a répondu
    Oui oui je connais...mais très souvent cela ne fonctionne pas. Comme d'ailleurs sur ce forum qui est capricieux et ne laisse pas le temps. Mais heureusement il y a des amateurs sympa.

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  • CMTARGA
    a répondu
    Rassures toi PROSTO on avait compris....( si tu veux corriger un message ouvre "modifier" en bas à droite, tu modifies et tu fais enregistrer tout en bas en bleu...

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  • prosto
    a répondu
    Oui aujourd'hui les nouvelles générations ne supportent pas le danger, le risque, tout doit être protégé sinon on attaque en justice etc… en bref on dirait qu'ils ont peur de la vie simplement. Mais je m'écarte de Lorenzo.
     

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  • prosto
    a répondu
    Oui aujourd'hui les nouvelles générations ne supportent pas le danger, le risque, tout doit être protégé sinon on attaque en justice etc..en bref on dirait qu'ils ont peur de la vie simplement. Mais je m'écrate de Lorenzo 

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  • CMTARGA
    a répondu
    Oui mais n'est-on pas aller trop loin...??? On le voit aujourd'hui avec le confinement ....( c'est mon opinion)

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  • prosto
    a répondu
    Vraiment bravo CMTARGA quelles belles photos et de la précision. Merci, je vais continuer. C'était aussi les normes de sécurité de l'époque !!!

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  • CMTARGA
    a répondu
    Pour illustrer les propos, on voit CHIRON drapeau à la main vient se placer devant BANDINI...



    Il va falloir qu'il fasse un sacré écart pour ne pas se faire passer dessus par HULME complètement à gauche...



    Lorenzo prend un meilleur envol que BRABHAM malgré le patinage de ses roues


    Lorenzo s'envole....Remarquez la protection des spectateurs ??? Quand on dit qu'on a changé de civilisation....

     

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  • prosto
    a répondu
    Suite...

    3è partie

    Dimanche 7 Mai 1967

    A 10 heures du matin, Lorenzo Bandini avait rejoint le garage où les mécaniciens effectuaient les derniers réglages. Il avait tout de suite tombé la veste, ne pouvant s’empêcher de les aider. En fait, il aimait bien vérifier que tout était en ordre, plus par habitude que par défiance. Ensuite, il avait pris son déjeuner à l’Astoria avec quelques amis et des journalistes français.

    A 13 heures 45, tout le monde était à pied d’œuvre dans le stand Ferrari. Margherita était arrivée en pantalon, sa veste sur le bras et un sac avec les chronos, un carnet et une bouteille thermos.

    A 13 heures 55, les voitures sont alignées sur la grille de départ, les moteurs tournent. Lini se penche et hurle à l’oreille de son pilote : « Tu devrais remercier les organisateurs. Je ne sais pas pourquoi, mais ils t’ont donné la meilleure position sur la grille, à droite alors que la première courbe est à droite. Cela aurait dû être à Brabham de partir à l’intérieur. Curieusement, ils t’ont donné sa position, tant mieux, c’est très, très bien. A toi de partir comme un diable sort de sa boîte, si tu restes à droite jusqu’à la courbe, tu lui prends 20 mètres, puis c’est tout de suite la montée, comme ton moteur est plus puissant, tu le lâches, ce sera plus facile que ce que nous pensions hier soir, tu vas lui damer le pion, Ciao Lorenzo. »



    Margherita pendant la course, avec Barbara Amon. La veste en tweed que l’on aperçoit derrière Marguerita est celle de Ludovico Scarfiotti

    Louis Chiron, drapeau en main se poste devant le nez de la Ferrari, Lorenzo Bandini se hause dans son cockpit et lui crie : « Pousse-toi de là, Louis, tu veux que je te passe dessus ? ». Chiron ne se pousse pas, et il expliquera plus tard pourquoi il avait agi de la sorte. Il aimait beaucoup Bandini, mais il connaissait aussi son caractère impulsif. Alors, en se plaçant juste devant sa monoplace, il l’empêchait de faire un faux départ et d’en être pénalisé. Il lui fit un sourire et un clin d’œil, il abaissa son drapeau tout en faisant un saut en arrière. La course était lancée…


     

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  • prosto
    a répondu


    Chris Amon et Lorenzo Bandini vainqueurs des 1000 km de Monza en avril 1967 


    Stratégie

    A l’heure dite, ils étaient réunis dans une arrière salle du grand hall de l’Hôtel de Paris. Il faisait chaud, et tous avaient tombé la veste. Lini avait étalé sur la table un plan du circuit ; il avait toutes ses fiches devant lui et comparait les temps de chaque concurrent. Il développa son analyse de la situation : « Surtees ne devrait pas faire plus de quinze tours ; et ne nous préoccupons pas des BRM non plus. Les seuls adversaires que nous allons rencontrer sont Brabham et, dans une certaine mesure, Clark. Mais en fait. Clark n’est pas à craindre ; sa Lotus n’a pas de grosses possibilités, les temps qu’il a réalisés sont même assez médiocres. Comme nous allons attaquer dès le début de la course, il ne tiendra pas le rythme. Toi Lorenzo tu pars le plus vite possible et tu lâches les autres, Amon derrière te couvrira. Avant le vingtième tour, vous devriez avoir la victoire en main.

    Cela devrait être une simple promenade pour toi. Ecoute-moi bien, si tu pars bien, personne ne pourra te contrer sur ce circuit que tu connais si bien. » Bandini fit une objection : « d’accord, mais c’est quand même Brabham qui a fait le meilleur temps. » Lini : « ce que je sais, c’est qu’il a obtenu ce temps avec un réservoir presque vide, toi ton temps tu l’as fait avec 100 litres d’essence ce qui représente environ une demi-seconde. » La réunion se termina sur cette note optimiste.



    Franco Lini à Daytona en février 1967, avec Barbara Amon

    Le soir, Bandini et ses amis se retrouvèrent à nouveau au restaurant La Ferme sur les hauteurs de Monaco. A 21 heures 30, il quitta la table pour rentrer à l’Hôtel tandis que les autres allèrent une fois encore faire la fête chez Les Ecossais à Nice, pour finir la soirée au Casino. Longtemps après, Chris Amon se souvenait de cette dernière soirée : « je n’ai jamais cru dans les prémonitions, mais la veille de la course, après avoir mangé ensemble dans un petit restaurant de l’arrière-pays, Lorenzo semblait savourer chaque instant de la vie, le printemps, les fleurs, un pêcheur à la ligne qu’il observait au bord de l’eau… J’ai eu une étrange impression que je n’ai jamais oubliée. »

    René Fiévet et Jean-Paul Orjebin


    A suivre.

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  • prosto
    a répondu
    6 mai

    Le lendemain, samedi 6 mai, quand Lorenzo arriva dans le stand Ferrari, il tomba nez à nez sur Scarfiotti . Çette présence le contraria et l’inquiéta. Il s’en ouvrit à Franco Lini qui le rassura : Scarfiotti était uniquement venu en touriste. Lini savait qu’une rivalité existait entre Lorenzo et Ludovico. Quelque temps auparavant, il avait dû annoncer à Scarfiotti qu’il ne conduirait pas pour ce Grand Prix. Pour Bandini, la venue de Scarfiotti en costume civil dans les stands apparaissait comme une forme de provocation. Mais, pour préserver l’harmonie au sein de la Scuderia, il se devait de ne rien laisser paraître.

    Pour le reste, tout allait pour le mieux : Borsari et ses hommes avaient bien travaillé et aucune trace de l’incident de Mirabeau n’était visible. Bon équipier, Bandini proposa au jeune Amon, encore un peu préoccupé par la difficulté du circuit, de faire cinq ou six tours dans son sillage, car « c’est plus facile de montrer que d’expliquer ».




    Giulio Borsari et Lorenzo Bandini

    La séance d’essais avait lieu l’après-midi. Il pleuvait légèrement, ce qui rendit Lorenzo Bandini nerveux car il n’avait jamais aimé les pistes glissantes. L’année précédente, à Spa, son pilotage sous la pluie avait surpris par son extrême prudence. Quelques mois plus tard, au Nurburgring, toujours sous la pluie, il n’était « nulle part ». La pluie était son talon d’Achille. Il n’en disconvenait pas, et s’en expliquait volontiers : « je suis né dans un pays où il ne pleut pas. » Lini le rassura en lui affirmant que les F3 auraient séché la piste pour les derniers essais F1, une prédiction qui s’avèrera exacte.

    La piste était sèche quand Lorenzo prit la piste. Il fit quelques tours de chauffe, puis il fit un signe à son stand signifiant qu’il allait « faire un tour rapide ». En effet, il réalisa 1’28’’3/10 ; les mécaniciens se regardèrent en souriant, c’était 1,5 seconde de moins que le temps réalisé l’année précédente. Il s’arrêta, descendit de sa voiture en sueur mais souriant. Lini et Forghieri étaient en train de le féliciter quand, soudainement, sur les chronos s’afficha le temps de Brabham : 1’27’’6/10. Il était trop tard pour repartir. Dans le stand Ferrari, tout le monde était désappointé. Sauf Lorenzo qui faisait bonne figure : il écarta les bras, en signe d’impuissance, et sourit néanmoins : « cela signifie qu’il a été plus fort que moi ; après tout, Brabham est un grand champion. » Après les essais, Lorenzo partit se reposer dans sa chambre à l’Hôtel de Paris avant la réunion prévue en fin d’après-midi avec Lini pour mettre au point la stratégie de dimanche.
     

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  • prosto
    a répondu
    Suite Bandini

    5 mai

    Le lendemain, les essais commencèrent très tôt à 8 heures. Bandini fit quelques tours et se déclara très satisfait de sa voiture. Puis, il s’installa à une terrasse de café dans le virage de Mirabeau pour observer de quelle façon Graham Hill négociait cette courbe. Il rentra à son stand, sauta dans sa voiture, bien décidé à passer Mirabeau « à la Hill », c’est-à-dire en survirage. Mal lui en prit : à Mirabeau, il sortit et tapa les bottes de paille. Bandini sortit de sa voiture, opéra une réparation de fortune, et ramena lentement au stand sa voiture avec une roue tordue, le nez fracassé et le flanc cabossé. Lini et Forghieri faisaient grise mine. Il avait pris un risque inutile pour gagner une demi-seconde, lui dirent-ils. Mais ils le rassurèrent tout de suite : la voiture serait réparée à temps pour le lendemain. Les mécaniciens surent tout de suite que la nuit serait courte.



    Le soir, toute l’équipe partit dîner avec des amis et de riches clients Ferrari au restaurant La Ferme sur les hauteurs du rocher. Bandini n’était pas très à son aise durant ce dîner. Contrarié par sa mésaventure de Mirabeau, son esprit était ailleurs. Vers 22 heures, il demanda à Margherita de tenir compagnie aux convives et quitta la table pour retourner à l’hôtel avec Forghieri. A la porte de sa chambre, il se confia à Forghieri : « tu vois Mauro, c’est très important pour moi de gagner cette course. A Monte Carlo, je suis toujours arrivé second, cela semble être ma destinée, mais cette fois, ça va changer, je ne sais pas pourquoi, je sens que le vent tourne, je sens que c’est la bonne année. »

    Pour ceux qui étaient restés au Restaurant de La Ferme, Franco Lini proposa d’aller au port de Nice chez Les Ecossais boire un whisky, servi par des hôtesses en kilt. Les voitures prirent très rapidement la route de Nice. La soirée se termina au Casino. Margherita hésita un peu, puis se laissa convaincre ; elle joua 10 000 francs…et les perdit.
     

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  • camerat
    a répondu
    J'ai raté le message d'hier mais je vais lire avec passion. Merci Prosto.

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  • prosto
    a répondu
    3 Mai

    Dans la soirée du mercredi 3 mai, Lorenzo Bandini, accompagné de Mauro Forghieri, avait quitté Maranello en direction de Monaco au volant de son Spider Fiat 124. Chris Amon, qui ne connaissait pas la route, les suivait dans une Fiat 1300 qu’il avait louée pour promener sur la Riviera ses parents, venus de Nouvelle Zélande pour l’occasion.
    Ils décidèrent qu’elle serait pour Bandini, qui avait besoin de repos, tandis que Forghieri terminerait sa nuit dans la voiture.

    4 mai

    Toutefois, au lieu d’aller immédiatement se coucher, ils décidèrent de faire quelques tours très rapides du circuit avec leurs voitures de tourisme pour profiter des rues —vides. Les hommes en smoking et les femmes en robe du soir, sortant du Casino et des boîtes de nuit, avaient assisté avec étonnement au spectacle de ces deux voitures déboulant à fond et en glissade dans les rues de Monaco. A 5 heures du matin, ils allèrent se coucher. Ils pouvaient dormir tranquillement : l’équipe en charge du camion, sous la houlette de Pignatti, n’arriverait pas avant 11 heures.

    Venue de Milan en avion, Margherita était arrivée à l’Hôtel de Paris dans la matinée du jeudi. Prévenant, le liftier lui avait conseillé d’entrer doucement dans la chambre de son mari : « Monsieur Bandini se repose, il a essayé le circuit très tard cette nuit, Madame ». Une fois dans la chambre, elle avait déballé le smoking que Lorenzo avait fait tailler pour l’occasion.

    A 13 heures 30, Forghieri avait appelé Bandini dans sa chambre d’hôtel pour lui dire que la voiture était prête et l’attendait devant le stand. A 14 heures, Bandini avait enfilé casque et gants et s’était glissé dans sa monoplace pour prendre la piste. Mais la voiture ne lui convenait pas, et il s’était arrêté deux fois. La première fois à cause de l’injection, afin de faire donner quelques tours de tournevis par Borsari ; et la seconde fois pour régler la pression des pneus. Il se plaignait d’un sous-virage qui le pénalisait, notamment aux virages du Bureau de Tabac et de Sainte Dévote. « Elle ne tourne pas, » se plaignait-il auprès de Borsari. Forghieri s’impatientait : « Vas-y, tourne, pousse à fond et après on en reparle. » Bandini s’était encore arrêté une fois au stand pour un ultime réglage du carburateur, et puis tout était allé mieux. A 16 heures les essais étaient terminés. Bandini avait réalisé le troisième temps (1’31’’4/10), derrière Stewart (BRM) et Hulme (Brabham).


    Lorenzo Bandini et Mauro Forghieri


    Pour la soirée, Franco Lini avait donné rendez-vous à l’équipe dans un restaurant de Villefranche, Chez Bidou, très en vogue parmi les célébrités de cette époque et dirigé par Marcel Bonifaci, le frère du footballeur Antoine Bonifaci qui avait fait carrière en Italie. Mais Bandini ne s’était pas joint à ses compagnons ; il avait préféré rester à l’hôtel pour se reposer.
     
    Dernière modification par prosto, 11 May 2020, 11h37.

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  • prosto
    a répondu
    Ok CMTARGA ! Voici le début des textes avec l'accord de Classic Course !

    C’est un commentaire de René Fiévet à propos du Grand Prix de Monaco 1967 qui m’a conduit à me replonger dans un petit ouvrage paru quelques semaines après cette dramatique épreuve : ADDIO BANDINI, co-écrit par Luigi Costantini et Franco Lini, alors Directeur sportif de la Scuderia Ferrari. La relecture du premier chapitre m’a bouleversé, le récit des minutes interminables séparant l’instant où l’accident est connu et celui où il est évident qu’il s’agit de Bandini y est décrit suivant la règle classique des trois unités : action, temps, et lieu.

    Bouleversé à tel point que j’ai eu envie de partager cette émotion en traduisant le premier chapitre et en résumant la suite du livre qui revient sur les quelques jours précédant la course. En définitive, c’est un projet que nous avons élaboré ensemble, René Fiévet et moi, divisé en quatre parties. Le texte dont je vous parle est présenté ci-dessous. Nous en avons repris le titre : « 17 heures 10 ». J’y ai ajouté, en bas de page, un certain nombre de notes relatives aux différents protagonistes.

    Jean-Paul Orjebin
     

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