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Sébastien BOURDAIS

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  • Encore une belle occasion ratée. Tel pourrait être le commentaire de la course de Sébastien à l'issue du GP de CHINE. Une nouvelle bonne qualif avec le 8ème temps qui laissait à nouveau augurer une arrivée dans les points et au final une malheureuse 13ème place. Qu’avait-il fallu pour que le manceau recule autant une fois encore? Tout simplement un TRULLI ( TOYOTA) un peu trop optimiste au premier freinage qui expédia la TORO ROSSO hors piste et qui ne la reprit qu'en dernière position. Seb entama bien une remontée, mais celle-ci s'arrêta une nouvelle fois derrière la WILLIAMS de NAKAJIMA dont le seul avantage est d'être, comme ce fut à MAGNY COURS, trop rapide en ligne droite.



    Avec le GP du BRESIL à INTERLAGOS, nous voilà arrivés au terme des 18 GP de la saison 2008 qui va voir la lutte intense entre MASSA et HAMILTON déboucher sur le premier titre de ce denier arraché dans les derniers mètres malgré la victoire du brésilien. Notre Seb lui était bien loin de ce mélodrame pour cette dernière. Qualifié à une honnête 10ème place en grille, Seb gagne immédiatement une place au départ. Après son premier stop, il roule derrière GLOCK et FISICHELLA qui bouchonne allégrement lui n'ayant pas encore ravitaillé et sont rejoints par TRULLI. Au 20ème tour ce dernier allait à nouveau ruiner la course du français lors d'une attaque beaucoup trop optimiste à l'entrée des S de SENNA s'appuyant allégrement sur la TORO ROSSO pour les négocier et expédiant celle-ci hors piste en la faisant dégringoler au classement pour ne finir qu'à la 14ème position.



    Voilà la saison s'achève sur un bien maigre résultat avec une 17ème place au championnat et 4 malheureux points. Si on s'arrête à ce strict bilan, ce n’est guère brillant surtout comparé à celui de son équipier. Mais les patrons RED BULL semblent ne pas s'être arrêtés à ce simple décompte, puisque si Sébastien n'est toujours pas confirmé, il est, malgré tout, toujours en piste pour 2009. Il faut analyser les courses du français pour conclure en toute objectivité qu'il n'a pas été vernis par le sort même si ses performances sont globalement un ton en dessous de celles de VETTEL. Mais vient se greffer un autre aspect pour la poursuite chez TORO ROSSO. L'argent...En effet Dieter MATESCHITZ est bien décidé à poursuivre avec ses deux équipes et semblent avoir été entendu par la FIA, mais à une condition de ne plus apporter l'essentiel du financement de la petite "scuderia". Comme malheureusement à l'instar de beaucoup d'autres, il appartient alors aux pilotes de financer leur volant et ça coûte entre 5 et 10 millions de dollars. Un autre coup dur intervient avant les fêtes de fin d'année, le départ de Gerhard BERGER qui était un incontestable soutien de BOURDAIS. Enfin cerise sur ce gâteau pourri de cette fin d'année, l'annonce brutale et inattendue du retrait de HONDA laissant sur le marché ses pilotes BUTTON et BARRICHELLO, deux pointures capables de concurrencer directement Sébastien. C'est donc dans l'incertitude la plus totale que notre héros va fêter noël et il faudrait que le vieux barbu soit vraiment sympa pour que cela change favorablement.
     

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    • ACUALITES: Sébastien en WEC en 2022 sur une LMP2 (ORECA bien sûr...) ICI https://www.autohebdo.fr/actualites/...tor-sport.html
      Est-ce une bonne idée ??? Le LMP2 pour les pilotes pros ressemblant à un cimetière des éléphants...à moins que ce soit en attendant mieux   

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      • 2009

        Et l'attente de Sébastien sera longue...très longue puisqu'il ne sera définitivement fixé sur son sort qu'à mi février, soit tout juste un mois avant le 1er GP en AUSTRALIE. Pour en arriver là et sa confirmation chez TORO ROSSO, il en fallu passer des méandres et en avaler des couleuvres lui et son agent Nicolas TODT. En fait c'est "l'affaire" HONDA qui bloquait. Le retrait brutal de la F1 des nippons, non seulement mettait sur le carreau ses deux pilotes titulaires BUTTON et BARRICHELLO, mais en plus imposait une compensation à leur compatriote, Takuma SATO, pour obtenir un volant F1. Si le cas des deux premiers fut relativement vite réglé par la reprise par Ross BRAWN de l'équipe avec l'aide substantielle du constructeur japonais, le cas SATO fut plus long à démêler. Celui-ci fit miroiter pendant longtemps aux dirigeants TORO ROSSO un budget susceptible de compenser le retrait partiel de MATESCHITZ. Finalement l'importante réduction des coûts mises en place par la FIA dès 2009, permit à BOURDAIS de revenir dans la course en le dispensant de tout apport personnel. Mais comme le père Noël même en retard ne fut pas pingre, Seb s'assurait aussi et compte tenu du calendrier F1, un retour chez PEUGEOT pour y disputer les 12H de SEBRING et les 24H du MANS, soit un programme très complet contrairement à ce que laissait supposer sa triste situation fin 2008.

        Pas de temps à perdre. A peine sa titularisation officialisée, Sébastien prenait la direction de BARCELONE pour y tester, avec les autres protagonistes de la saison, sa toute nouvelle SRT4 qui allait être dévoilée et retrouver son nouvel équipier, le suisse Sébastien ( encore un Seb...) BUEMI totalement novice en F1 mais pur produit de la filière RED BULL. La STR4 ne se distingue guère extérieurement de sa devancière si ce n'est les adaptations aérodynamiques requises par le nouveau règlement notamment la largeur démesurée de l'aileron avant et la taille des pneumatiques redevenus slicks. Mais à l'intérieur par contre grosse nouveauté avec l'introduction, pour la première fois, de la récupération d'énergie sur le moteur toujours d'origine FERRARI. Cette nouvelle technologie très complexe que les équipes découvrent, a nécessité une mise au point laborieuse imposant de longues séances d'essais menées dès janvier par les grandes équipes ce qui n'est pas le cas de TORO ROSSO qui va donc démarrer déjà avec ce handicap. Reste à savoir si cette STR4 conviendra mieux au style de pilotage de Sébastien que STR3 taillée sur mesure pour VETTEL.


         

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        • C'est donc à SEBRING avec les traditionnelles 12 Heures, que Sébastien entamait véritablement sa saison 2009 au volant de la PEUGEOT 908 HDI N°8 et pour compagnons deux vieilles connaissances en la personne de Franck MONTAGNY et Stéphane SARRAZIN. Depuis sa dernière participation aux 24 Heures 2007, la 908 a beaucoup évolué et s'est taillée un joli palmarès dans les épreuves d'endurance même si à nouveau une seconde place seulement est venu ponctuée l'édition 2008 du double tour d'horloge. Cette année PEUGEOT vise évidemment la victoire et tous les moyens sont bons pour s'y préparer. SEBRBING par sa difficulté et sa rugosité est un terrain d'essai idéal ce qui explique la participation de la firme de Sochaux à la classique floridienne avec deux autos, l'autre étant confiée au trio MINASSIAN-KLIEN-LAMY sur la N°7. Face aux françaises comme toujours AUDI, qui fait débuter sa toute nouvelle R15 une barquette beaucoup plus compacte que sa devancière R10 et propulsée par un tout nouveau V10 diesel en lieu et place du V12 précédent. Donc sur le papier avantage PEUGEOT grâce à son expérience de la 908. Et ça ne commence pas très bien pour Seb qui se loupe le premier jour des essais contraignant l'équipage au chômage en attendant la réparation de sa 908 heureusement peu endommagée. Aux essais qualifs chez PEUGEOT on a décidé de la jouer profil bas, tout comme AUDI. Résultat, la pole revient à une ACURA-HONDA qui mise à part cet exploit sera une des premières à abandonner. AUDI décroche le second temps et notre trio seulement le 5ème derrière sa sœur et la seconde AUDI. La course de la N°8 ne sera pas sans émotion. Déjà le matin avant le départ elle est privée de warm up pour cause de panne hydraulique et celle-ci ne sera réparée qu'une fois le départ donné, qui contraint à courir derrière la meute mais heureusement dans le même tour. MONTAGNY va rapidement retrouver les avants postes si bien que la 8 pointe après le premier 1/4 de course en seconde position derrière la 7. Quand Christian KLIEN effectue un tête à queue, elle s'empare de la tête et va la conserver sans problème jusqu'au dernier 1/4 quand elle est victime d'une crevaison l'obligeant à ravitailler plus tôt et perdre une minute sur l'AUDI du trio KRISTENSEN-CAPELLO-McNISH qui s'est tenue en embuscade derrière les PEUGEOT profitant du moindre faux pas. Dès lors le ravitaillement décalé donnait l'avantage à l'allemande et malgré les efforts de notre Seb et de ses acolytes pour compenser leur handicap d'un arrêt supplémentaire, battant au passage le record du tour plus vite que la pole, rien n'y fit, ils durent se contenter de la seconde place.

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          • A peine le temps de récupérer et Sébastien prenait un avion direction MELBOURNE et le premier GP de l'année. Le circuit de l'Albert Park l'année dernière avait vu son entrée en matière fracassante malheureusement male achevée. Qu'en sera-t-il cette fois? La STR4 présentée tardivement manque de mise au point, aussi il ne faut pas trop rêver. Seb ne le fait certainement pas quand il contemple sa 20ème et dernière place en grille alors que BUEMI décroche le 16ème temps. Finalement BOURDAIS échappe à la lanterne rouge grâce au déclassement des deux TOYOTA pour un aileron non conforme qui s'élanceront de la dernière ligne. Sa course ne sera pas pour autant une partie de plaisir. Un premier train de pneus qui grainent, un premier arrêt précoce pour les changer, d'où un second relais très long et très lourd (à l'époque on ravitaille encore en carburant).Au final une méritoire 8ème place grâce à pas mal d'abandons et le point qui va avec. C'est déjà ça de pris, mais BUEMI a fait d'entrée mieux en se classant 7ème.



            En MALAISIE c'est à un GP tronqué auquel on va avoir droit, suite à un orage tropical carabiné assez fréquent là bas à cette époque de l'année et ce ne sera pas sans influence sur le résultat de BOURDAIS. Pour lui, pour une fois, c'était bien parti se qualifiant aisément pour la Q2 qui est l'objectif assigné, alors que son équipier écopait de la lanterne rouge. Parti donc en 15ème position aux côtés de MASSA, Sébastien maintient sa position au départ mais se retrouve immédiatement coincé derrière NAKAJIMA et sa WILLIAMS qui lui a loupé son départ. Or comme en 2008 les voitures de Sir Franck sont particulièrement rapides en ligne droite. La preuve c'est ROSBERG qui mène le GP devant toute la meute et notamment la BRAWN de BUTTON, l'épouvantail de cette saison, qui au final reprendra son bien. Toujours est-il que pendant les 30 tours des 56 prévus, Seb n'arrivera jamais à passer le japonais, pourtant beaucoup moins rapide dans le serré, en passant la ligne à la 10ème place au moment où le drapeau rouge sera agité mettant un terme à ce naufrage collectif.



            Le GP de CHINE allait être pour Sébastien BOURDAIS l'exacte copie inversée de sa prestation malaise au regard de son équipier. Autant à Kuala Lumpur il avait été dominateur, autant à Shanghai il allait être dominé sans véritable raison apparente. BUEMI réussissait à intégrer la Q3 avec le 10ème temps alors que notre Seb se contentait de la 15ème place en grille. Le départ donné après 8 tours sous safety-car, because la pluie, ne lui permettait pas de gagner la moindre place. Mais par le jeu des multiples arrêts pour adapter les gommes, il se retrouvait miraculeusement 8ème au moment où lui aussi passa à la pompe. Les conditions météo changeantes ne permettant jamais d'avoir la monte idéale, notre Seb finit par partir en tête à queue alors qu'il était en bagarre avec Timo GLOCK, ce qui le ramena à la 11ème place finale pendant que son équipier empochait le point de la 8ème.

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            • A BAHREIN changement de décor, même si à nouveau BOURDAIS allait connaître le pire en qualification avec la lanterne rouge. Heureusement sa course allait racheter sa bévue. Son équipier BUEMI, parti lui de la 16ème place en grille, loupait son envol et se retrouvait d'entrée derrière le manceau. Commençait alors une belle bataille fratricide entre eux dont notre Seb sortait vainqueur. Tout ce la se passait au niveau de la 11/12ème place. Puis suite aux traditionnels stops, le français qui avait définitivement pris l'ascendant sur le suisse, se retrouvait derrière KOVALAINEN et sa redoutable McLAREN, une des favorites du plateau et sans vergogne le manceau harcela le finlandais pendant tout le reste du GP pour finir dans ses roues à la 13ème place. Enfin un peu de positif même si on est encore loin du compte.



              Nos deux SEB attendaient beaucoup du GP d'ESPAGNE, car de nombreuses évolutions étaient apportées sur leur STR4 directement issues des RED BUL qui jusque-là avaient joué les premiers rôles derrière les imbattables BRAWN-MERCEDES. Pourtant cela ne se traduisait guère lors des qualifications. BUEMI et BOURDAIS s'élançaient des 15ème et 17ème places ce qui ne sera pas sans influence sur leur course. Tout va aller très vite pour nos duettistes, puisque leur GP s'arrêtera au bout du 3ème tour seulement. Tout commença par Nico ROSBERG qui un peu optimiste sort au premier virage et reprend la piste comme si de rien était au moment où arrivait TRULLI qui à son tour pour l'éviter sortait et partait en tête à queue sous le nez de BOURDAIS que suivait comme son ombre son équipier. Celui-ci n'eut même pas le temps de poser le pied sur la pédale de freins avant de l'embrocher dans un spectaculaire saut de cabris. Résultat les deux TORO ROSSO au tapis et leurs pilotes particulièrement frustrés et mécontents autant que leurs patrons.

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              • MONACO se doit être une revanche contre le sort mauvais de Barcelone. Au terme des qualifications mission à moitié accomplie pour les deux sociétaires TORO ROSSO. BUEMI 11ème BOURDAIS 14ème, soit bien insuffisant pour espérer une course aux avants postes sur le tourniquet monégasque mais au moins l'espoir d'empocher quelques points. Pourtant notre Seb ne désespère pas. Au départ prenant la roue de son équipier les voilà 12ème et 13ème et quand celui-ci harponne PIQUET junior, Sébastien gagne d'un coup deux positions et se retrouve une nouvelle fois derrière la WILLIAMS de NAKAJIMA. Connaissant les talents du japonais pour obstruer le passage, son équipe l'appelle pour son unique ravitaillement et réussit "l'under cut", permettant à la TORO ROSSO de pointer 8ème à mi course. Dès lors le manceau ne pouvant à la régulière améliorer sa position, il ne lui restait plus qu'à gérer sa fin de course pour décrocher ce précieux premier point et qui plus est, en étant le dernier classé dans le tour du vainqueur.



                Catastrophique !! Tel pourrait être le titre donné à cet épisode des GP 2009 pour celui de TURQUIE. Les nouveautés issues des RED BULL apportées aux TORO ROSSO non seulement son inefficaces mais en plus elles semblent avoir dégradé l'ensemble. Résultat une 18ème place sur la grille pour BUEMI et la lanterne rouge pour BOURDAIS, une nouvelle fois derrière son équipier. Que pouvaient espérer nos duettistes dans ces conditions. Pas grand chose car tout comme aux qualifications, leur STR4 ne s'améliorèrent guère pendant le GP. Notre Seb fit la course attendue en fin de peloton avec une misérable 18ème et dernière place et BUEMI finit 15ème surtout du fait des abandons. Heureusement pour notre héros, le week-end suivant c'est LE MANS et l'espoir de retrouver les devants de la scène pour se donner du baume au cœur.

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                • Les 24 Heures du MANS 2009 voyaient donc le 3ème affrontement consécutifs AUDI/PEUGEOT avec jusque là un sévère 2/0 en faveur des allemandes, les françaises devant à chaque fois se contenter de la seconde place. Mais pour cette édition, il y avait une nouvelle donne avec l'AUDI R15. Si la PEUGEOT 908, mise à part les améliorations naturelles au fil des ans, demeuraient globalement identique à celle qui avait fini seconde entre les mains notamment de BOURDAIS en 2007, par contre, la firme aux anneaux avait pour cette édition, fait table rase du modèle R10 triple vainqueur dans la Sarthe. Cette année comme nous l'avons vu à SEBRING, avec la R15, il s'agissait d'une toute nouvelle barquette à l'aérodynamique très léchée et dotée d'un tout nouveau V10 diesel ce qui en en faisait un outsider plus qu'un favori. Ce rôle revenait, malgré la défaite américaine du mois de mars, à la PEUGEOT taillée pour le circuit des 24H et maintenant totalement aguerrie. Si on excepte les deux AUDI R10 engagées par KOLLES, les deux constructeurs sont quasi à égalité quant à leurs effectifs, 4 à 3 en faveur des françaises. PEUGEOT SPORT alignant bien 3 908, mais une quatrième est confiée à l'équipe d'Henri PESCAROLO (N°17) aussi on peut compter sur elle. Chez PEUGEOT, comme à SEBRING, la N°7 revient à MINASSIAN-LAMY-KLIEN, la N°8 à BOURDAIS-SARRAZIN-MONTAGNY et une 3ème qui porte le N°9 a un équipage inédit avec David BRABHAM, Marc GENE et Alexander WURZ celui-ci déjà vainqueur en 1996 avec la PORSCHE JOEST.

                  Comme je n'ai pas trouvé de compte rendu satisfaisant, pour cette édition, il faudra vous contenter de ma plume ...

                  Les qualifications voient pour la 3ème année consécutive, Stéphane SARRAZIN pour le compte de la N°8, signer la pole. Mais Alan McNISH sur l'AUDI N° 1 n'est pas loin devançant un trio de 908 avec dans l'ordre la 7, la 17 et la 9 qui elles-mêmes précèdent les deux autres AUDI R15. Autant le dire tout de suite, la course ne fut pas aussi passionnante que cette mise en jambe laissait supposer. Tout d'abord les AUDI ne furent que l'ombre d'elles mêmes, puisque à aucun moment l'une d'elle n'occupa la tête laissant aux PEUGEOT le soin de mener de bout en bout. Retrait en performance, élimination rapide pour l'une d'elle et multiples avatars explicitent cette déconvenue teutonne avec quand même la 3ème place finale pour le trio McNISH-KRISTENSEN-CAPELLO. C'est donc entre PEUGEOT que la course s'est jouée et plus exactement entre la 8 et la 9. Dès la fin de la 2ème heure, la 7 et la 17 s'accrochaient stupidement dans les stands ce qui entraînait une crevaison pour la première contrainte à un tour complet du circuit sur la jante et un retard pour la seconde qui sera éliminée dans la nuit suite à une terrible sortie de route de TRELUYER. Restaient donc, face à face BOURDAIS-SARRAZIN-MONTAGNY et BRABHAM-GENE-WURZ et une fois de plus c'est la malchance ou la chance qui va choisir son camp. Peut avant 21H, la N°8 de BOURDAIS est rentrée dans son box pour y changer un demi train suite à un problème de goujons de roue. Cette intervention menée en moins de 10 minutes suffit pour lui fait perdre la tête au profit de la 9. Commence alors pour notre trio une remontée menée tambour battant car à ce moment, les AUDI sont encore menaçantes et elles sont deux à la poursuite du leader. Sébastien au volant, qui veut à tout prix la victoire, en fait peut être trop en accrochant peu après 23H la PORSCHE GT de PILET. Retour au stand pour réparer et à nouveau 10 minutes de perdues. Cette fois la messe est dite, les AUDI n'étant plus dans le coup, Olivier QUESNEL, le patron de PEUGEOT SPORT, fige les positions et une nouvelle fois notre Seb devra se contenter, les larmes aux yeux, de la seconde marche du podium.

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                  • Si Sébastien comptait sur le GP de Grande-Bretagne à SILVERSTONE pour se consoler de ses déboires manceaux c'est foutu. La série noire continue de plus belle pour notre héros. Même si il a fait mieux que son équipier en se qualifiant 17ème ce n'est pas avec ça qui va l'aider à retrouver le moral. Mais il est dit qu'en cette année 2009 tout ira de travers et cette fois c'est un accrochage au 36ème tour avec Heikki KOVALAINEN qui mettra fin à une course sans relief du manceau. Les deux protagonistes comme d'habitude se sont mutuellement rejetés la responsabilité de l'incident, qu'importe le résultat désastreux est là et il ne plaide pas pour le français, dont les doutes de son équipe à son égard, sont maintenant mis sur la place publique.



                    Une simple rumeur entre le GP de Grande-Bretagne et celui d'Allemagne allait suffire à allumer la mèche de ce qui allait devenir l'affaire BOURDAIS. RED BULL à l'occasion d'un communiqué de presse, laissait entendre que Sébastien LOEB (pilote maison), pourrait abandonner le rallye pour la F1. De cette fable, immédiatement le petit monde de la F1, échafaudait un plan consistant au remplacement du manceau par l'alsacien dans les plus brefs délais, si bien que quand notre héros débarque dans le paddock du NURBURGRING, il est assailli de questions sur son avenir. Ignorant tout de cette situation lui tout comme, mais de façon plus surprenante, son agent Nicolas TODT, essayèrent bien de dissiper ce malentendu en excipant du contrat de Seb et de l'absence de toute clause de résultat y figurant, qui pourrait justifier son éviction. Pourtant en connaissant les dirigeants de la firme autrichienne, il était évident qu'il n'y avait pas de fumée sans feu et comme je l'ai déjà dit, Sébastien fut bien naïf de croire en leur parole s'en s'assurer de ses arrières. Toujours est-il qu'avant même le début des essais, le sort de Sébastien était fixé, le GP d'ALLEMAGNE allait être son dernier. Dés lors sa prestation peu glorieuse ( avant dernière position sur la grille et abandon au 19ème tour suite à une panne hydraulique) apparaît totalement anecdotique.

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                    • Inutile de dire que Sébastien est totalement démuni devant la brutalité de son licenciement. En fait BOURDAIS ne le sait pas, mais il est le premier d'une très longue liste de pilotes évincés ou rétrogradés du jour au lendemain au sein de l'organisation RED BULL managé par l'ineffable Helmut MARKO. Démuni mais pas désemparé, car si Seb n'est plus en odeur de sainteté dans le microcosme de la F1, les propositions plus ou moins sérieuses affluent de toute part, preuve que beaucoup croient encore en lui. La plus consistante et intéressantes provient de l'équipe ULTIMATE managée par un ancien de McLAREN F1, et qui consiste en la participation aux 3 dernières manches de la SUPERLEAGUE FORMULA pour laquelle cette équipe compte débuter à ESTORIL.

                      Cette formule créée en 2008 oppose exclusivement des monoplaces ELAN, en fait les anciennes PANOZ du CHAMP CAR, de quoi ne pas trop dépayser notre Seb, mais cette fois propulsées par un V12 4.2L atmo conçu par MENARD COMPETITION. L'originalité de cette compétition c'est l’organisation de ses courses conçues autour d'une formule éliminatoire reposant sur deux courses de 1 heure chacune avec grille inversée et une super finale opposant les 6 meilleurs sur une très courte distance. Du spectacle concentré en quelque sorte. Mais la plus grande originalité de la formule c'est sa fusion avec les grands clubs de football. Les dirigeants de la SUPERLEAGUE sont persuadés que les aficionados du foot sont identiques à ceux de la bagnole et qu'en conséquence en identifiant les deux sous une même image, on attirera la masse des premiers vers les courses auto. Si en soit l'idée n'était pas stupide, encore fallait-il que ça marche ce qui ne fut jamais le cas, les passionnés de voitures n'étant pas nécessairement les mêmes que ceux du ballon rond ( ce qui est assurément mon cas...ndlr) et vice versa, si bien que cette formule ne perdura guère.

                      En attendant notre Sébastien, après des essais concluants menés à MAGNY-COURS, se retrouve , au volant de l'ELAN V12 représentant SEVILLE FC sur le tracé portugais, où il était venu à l'occasion des manches FIA GT avec LABRE COMPETITION. A cette occasion il retrouve d'anciennes connaissances de la F3000 comme PANTANO ou PIZZOINIA, ainsi que les jeunes pouces françaises PERERA ou PANCIATICCI, qui font leur classe en attendant mieux. Après 3 courses c'est LIVERPOOL qui mène avec l'espagnol Adrian VALLES qui a remporté les deux premières manches.

                      Les essais ne se passent pas au mieux, Sébastien ne décrochant que le 15ème temps. La course N°1 ne se passe pas mieux non plus. Poussé au départ par Maria DE VILLOTA, il part en tête à queue, rejoint son stand pour changer ses pneus alors que ceux-ci sont encore fermés, se prend en conséquence un drive through pour finir 11ème. Dans la seconde, compte tenu de la grille inversée, il part 7ème mais se retrouve 3ème dès le premier virage en bagarre avec PANTANO et BERNOLDI, eux aussi parias de la F1. Il double ce dernier et finit second derrière PARENTE et donc largement qualifié pour la super finale. Seulement 5 tours sont prévus, donc inutile de dire qu'il ne faut pas ménager sa peine dès le départ. BOURDAIS s'élance parfaitement et met la pression sur PIZZONIA qui sort. Le voilà second. Il rattrape VALLES, le double irrésistiblement et file vers la victoire. Inutile de dire que sur le podium Sébastien exulte. Ne vient-il pas de donner le démenti le plus formel à tous ceux qui le croyait fini ?

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                      • A MONZA pour la manche suivante, Sébastien poursuit son festival en décrochant la pole et en s'imposant aisément dans la première course. Parti dernier dans la seconde suite à la grille inversée, il est remonté jusqu'à la 3ème place ce qui lui vaut à nouveau la victoire finale au cumul des deux manches car cette fois il n'y avait pas de super final. Tout est dit!



                        Enfin à JARAMA pour l'ultime manche, Seb décroche à nouveau la pole et la seconde place en course 1. Il remonte jusqu'à la 5ème en course 2 et est donc qualifié pour la finale qu'il conclut à une brillante seconde place valant au classement final pour son club le FC SEVILLE, la 9ème place sur 19 en ayant loupé les 3 premières manches. Pas mal pour un nul Monsieur MARKO ! D'autant que pendant ce temps, le brillant remplaçant de Seb au volant de la formidable TORO ROSSO, Jaime ALGUERSARI ne réussit comme meilleure performance en GP qu'une 14ème place, BUEMI s'en tirant un peu mieux avec au final 6 malheureux points au championnat.. Pas de quoi faire les fières chez le taureaux rouge plutôt pale.

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                        • Enfin pour être complet sur cette difficile année 2009, signalons que Sébastien s'est offert une petite séquence nostalgie bien venue pour lui remonter le moral, avec l'équipe LABRE COMPETITION de Jack LECONTE à l'occasion de la toute dernière manche du championnat de France GT courue sur le circuit de LEDENON, là où il remporta sa toute première course auto en FR 1997. A cette occasion il retrouvait donc l'équipe qui l'avait fait débuter au MANS il y a 10 ans et en la personne de son équipier du jour, Roland BERVILLE un compagnon habituel de son père Patrick. Résultat, Seb aux essais plantait la SALEEN S7R de l'équipe poitevine à l'entrée des stands pendant les essais, ce qui valait au duo de partir loin sur la grille mais remontait à la 5ème place dans la course 1 et finissait à une brillante seconde place dans la course 2 derrière leurs équipiers GROPPI-BORNHAUSER eux sacrés champions.



                          Avant de passer à 2010 je vous livre ici une interview de notre héros au défunt magazine GP, où il revient sur ses saisons F1 et donne sa vison des choses.

                          « Je pense avoir fait des trucs pas mal. Mais je ne me suis jamais senti bien dans l’auto à partir du moment où la STR3 a été introduite » confie le manceau. « La voiture était très performante, mais elle ne me correspondait pas. »

                          Pour le quadruple champion Champcar, la raison en était simple : « La définition des autos est allée vers des pneus avants plus larges, des pneus arrières plus étroits et les autos sont devenus très instables de l’arrière. Moi, j’ai appris à m’approprier une voiture, à la rendre ‘’pilotable’’ avec mon style, avant de mettre les gaz. Avec la Toro Rosso, au début de la saison 2008, qui était encore dans une configuration 2007 dotée d’un solide train arrière, je faisais jeu égal avec Vettel. Parfois, je le battais même. Et dès que la nouvelle auto est arrivée, pffft, il s’était échappé. La voiture était parfaite pour lui, et moi, je n’y arrivais pas. Elle survirait beaucoup trop dans les virages serrés et moyens pour que je puisse m’exprimer. »

                          Le français confie alors que ses deux saisons – ou presque – passées chez Toro Rosso, ont été les deux pires années de sa carrière : « C’est très dur d’être rendu coupable des manques de résultats quand on ne fait rien pour que tu te sentes bien dans l’auto. […] Toro Rosso ne dessinait pas l’auto et ne faisait pas le développement. Tout était accompli par Red Bull. Dans ces conditions, tu peux rapporter des défauts à ton ingénieur, il n’y a jamais de suites. »

                          Mais pour Bourdais, le principal problème restait l’évolution prise par la Formule Un ces dernières années : « Aujourd’hui, en Formule Un, les autos sont conçues en fonction des chiffres aérodynamiques. Il en découle un équilibre, et le pilote doit s’y faire. Moi, cela n’a jamais été ma force. »

                          Le français, pilote Peugeot Sport en Endurance, va même plus loin en affirmant avoir songé à ne pas rempiler pour 2009 : « Si je suis reparti en 2009 – et là, la performance de l’auto n’était pas au rendez-vous -, c’est uniquement parce que je n’avais pas trouvé de solutions aux Etats-Unis. »
                           

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                          • Bonjour, j'ai toujours pensé que Sébastien Bourdais a reçu un coup de piston d'un autre Sarthois et qu'en échange du volant, Red Bull pourrait s'implanter en France. Je ne sais pas si s'était le but initial mais en tout cas, objectif réussi  pour les Autrichiens. 

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                            • Tu veux dire que RED BULL avait engagé Seb en échange de l'ouverture du marché français à son breuvage ???

                              Peut être mais je pense que quand même le talent et le palmarès du sarthois n'y était pas totalement étranger non plus...enfin j'espère  

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                              • Bonsoir,
                                J'avais également cette version de l'implantation du sirop autrichien en France contre l'engagement de Bourdais.
                                Dominique

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