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Les Premières LIGIER

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  • Merci TONTON un peu d'aide ne peut faire que du bien 

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    • Envoyé par CMTARGA Voir le message
      Merci TONTON un peu d'aide ne peut faire que du bien 
      Avec plaisir lorsque c'est possible !
      Accro depuis le 12 Avril 1970

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      • Ne disposant que de deux semaines entre les 24h et la 5ème manche du Championnat disputée à ZELTWEG, inutile de dire qu'à Vichy on s'est contenté de réviser les JS2 avant de les expédier en Autriche. LAFFITE étant retenu à Rouen pour la F2, Guy est à nouveau obligé d'adapter ses équipages aux circonstances, aussi il associe CHASSEUIL à MIGAULT et JAUSSAUD à SERPAGGI qui lui a préféré LIGIER à la F2. Les essais se passent mal pour les premiers nommés, une fuite d'huile les obligeant à ménager la mécanique. Ils signent néanmoins un treizième chrono évidemment bien éloigné de ceux des PORSCHE turbo qui devancent la seconde JS 2 . La course de CHASSEUIL-MIGAULT sera vite réglée, la fuite d'huile n'ayant pu être réparée, ils seront éliminés au bout de quelques tours. Heureusement pour les bleus SERPAGGI et JAUSSAUD iront plu loin, mais pas beaucoup plus. Pour une fois non pas du fait d'un manque de fiabilité de leur JS2 mais bien à cause de l'incurie des commissaires de piste autrichiens. En abordant la courbe la plus rapide du circuit dédié à Jochen RINDT, JAUSSAUD alors au volant, est surpris par une marre d'huile abandonnée par une PORSCHE GT et nullement signalée. Le normand perd le contrôle, ne peut éviter le rail et défonce l'arrière de son coupé ce qui entraîne là aussi une fuite d'huile rédhibitoire. KOINNIG au volant d'une des PORSCHE MARTINI sera aussi piégé ainsi que beaucoup d'autres. Cela ne console pas les LIGIER boys d'une nouvelle sortie blanche.

        JAUSSAUD-SERPAGGI victimes des commissaires de piste autrichien


        CHASSEUIL-MIGAULT 3 petits tours et puis s'en vont

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        • Interrompant son programme JS2, à la fin juillet, Guy a engagé une SM CITROEN aux 24 heures de SPA confiée à son fidèle CHASSEUIL et à MIGAULT. On pourrait imaginer que cet engagement était fantaisiste quand on connaît les qualités sportives intrinsèques de la belle mais cela résultait malgré tout d'une bonne logique. Tout d'abord les organisateurs belges, pour contrer la course à l'armement et les performances de plus en plus incompatibles avec la sécurité précaire offerte par leur circuit suite aux drames de l'année précédente ( cf mon carnet 1973), avaient décidé d'ouvrir leur épreuve aux seules voitures de tourisme directement dérivées de la série ( GR1) dont faisait partie la SM compte tenu de son habitabilité et de sa production réalisée. Par ailleurs, Guy devait à CITROEN la survie de son usine d'ABREST grâce à la production SM qui lui avait été déléguée comme nous l'avons vu. Si par miracle la SM s'avérait réaliser un bonne performance dans la classique belge, voilà une bonne publicité dont les deux parties ne pouvaient que tirer avantage. La préparation tardive de la belle se limita essentiellement à l'équipement de sécurité et des réglages plus adaptés à la course et aux pneus compétition fournis par MICHELIN, plus qu'à une recherche de performance pure. Malgré tout aux essais, confrontée pourtant aux BMW 3.0 CSI, FORD MUSTANG ou CAPRI autrement plus aguerries, elle décrocha une excellente 10ème position. En course notre duo maintenait sans difficulté sa position jusqu'à un changement de plaquettes de freins trop long qui la fit dégringoler au classement. Puis repartant à l'attaque, il regrimpait au classement et à l'aube était pointé à une excellente 5ème place lorsque l'éclatement d'un pneu mit un terme définitif à la démonstration. Dommage on ne reverra plus de SM sur les circuits mais de toute façon sa survie était déjà précaire et sa production s'arrêta dès l'année suivante.

          La SM préparée par LIGIER une simple adaptation pour la course....


          Malgré tout une bonne performance aux essais et en course malheureusement sans lendemain
          Dernière modification par CMTARGA, 28 mai 2021, 12h49.

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          • Malgré cet intermède belge, cette fois chez LIGIER on a eu le temps de peaufiner la préparation des JS2 qui vont disputer à la mi août, les 1000 kms du PAUL RICARD, les bleus s'étant abstenus d'aller aux "states" pour les 6 heures de WATKINS GLEN 7ème manche du Championnat. Cette pause est tombée à pic pour les ateliers vichyssois car en plus de la course provençale, l'équipe va enchaîner le Tour Auto qui constitue un objectif prioritaire. En attendant place à l'épreuve organisée pour la toute première fois sur le tracé du Castellet, un terrain d'essais bien connu de LIGIER et ses hommes. Une fois de plus, les deux JS2 engagées vont être confrontées à l'usine PORSCHE et sa CARRERA Turbo qui n'a délégué qu'une seule voiture pour son duo vedette VAN LENNEP-MULLER. Avantage au nombre donc pour les bleus mais cela sera-t-il suffisant? Pour mettre tous les atouts de son côté, Guy a également reconstitué ses équipages porte bonheur CHASSEUIL-MIGAULT d'un côté LAFFITE-LECLERE de l'autre. Malheureusement un élément va venir perturber ce bel ordonnancement, les grèves en Italie aux quelles MASERATI n'échappe pas. En conséquence les moteurs utilisés n'ont pas pu être révisés en profondeur et il manque de puissance. Sur la ligne droite du Mistral c'est un sacré handicap face au turbo de la PORSCHE. Moralité les deux JS2 partagent la 7ème ligne de la grille de départ là où la PORSCHE est en 3ème ligne avec plus de 3 secondes d'avance et un paquet de protos 2 litres intercalés entre elles. Pourtant et pour une fois une LIGIER va devancer la CARRERA MARTINI à l'arrivée ce qui n'était plus arrivé depuis le mois de mars au MANS. Ce brillant résultat doit toutefois être relativisé car ce sont deux éclopés qui ont vu le drapeau à damiers et le moins pire a devancé l'autre. Pour les LIGIER la course commence très mal, LAFFITE victime d'un échappement cassé devait rapidement s'arrêter étant incommodé par les gaz. Puis sans pression d'essence il se retirait. La JS2 survivante ne fut pas épargnée par son démarreur qui à chaque ravitaillement faisait des siennes, la retardant considérablement. Mais pendant ce temps la PORSCHE avait sa boite bloquée et traînait sa peine tout au long du circuit permettant au duo CHASSEUIL-MIGAULT de la devancer en se classant respectivement 6ème et 7ème, de quoi remonter un peu au score qui est toujours nettement dominé par les teutons.

            Au départ les JS2 noyées dans le peloton


            CHASSEUIL-MIGAULT ont enfin vu le drapeau à damiers et devancent la PORSCHE turbo 6ème


            Cette fois pas de chance pour LAFFITE associé à LECLERE abandon

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            • Pour LIGIER et ses hommes, le Tour de France 1974 impose une revanche inconditionnelle sur celui de 1973 qui aurait dû tomber dans l'escarcelle vichyssoise si la poisse ne s'en était pas mêlée. Pour ce faire tout a été géré pour que le résultat soit à la hauteur et au premier coup d'œil à Tarbes pour la ville départ ça se voit. Les JS2 arborent sur le support d'aileron arrière un superbe logo représentant une paquet de "GAULOISES" et ceci n'est pas anodin. Au delà de l'aspect purement décoratif et bien franchouillard, la présence d'un tel sponsor sur ses voitures signifie pour Guy, le début d'une nouvelle aventure qui va durer 20 ans. Elle montre à tous que maintenant LIGIER a atteint le statut de constructeur reconnu à l'instar de MATRA qui porte déjà les couleurs de la Société d'Exploitation des Tabacs et Allumettes , soit en français la SEITA société appartenant à l'époque à l'état français. En dehors de l'aspect financier qu'une telle manne peut apporter à son équipe, LIGIER doit maintenant composer avec un interlocuteur qui en contrepartie a des exigences et cela se traduit dès le Tour 1974. Exit le brave Guy CHASSEUIL pas assez représentatif, place à DARNICHE beaucoup plus médiatique.

              Après cette longue entrée en matière, revenons à la course. Comme en 1973, deux JS2 sont inscrites l'une donc pour Bernard DARNICHE associé au journaliste Jacques JAUBERT, l'autre pour un trio composé de Gérard LARROUSSE, Jean-Pierre NICOLAS et Johnny RIVES. Pourquoi un trio ? Tout simplement, LARROUSSE en liste pour le titre de champion d'Europe des protos 2 litres devra abandonner le Tour pour aller disputer l'ultime épreuve au MUGELLO où il sera titré. Face aux LIGIER, comme en 1973, on retrouve les LANCIA STRATOS mais cette fois avec deux modèles différents. Une classique pour ANDRUET et une turbo, dont ce sont les grands débuts, pour le vainqueur précédent MUNARI. Le reste du plateau pour ceux visant le sommet, est essentiellement constitué de PORSCHE CARRERA RS où l'on retrouve entre autre l'excommunié CHASSEUIL, mais aussi BALLOT-LENA, WOLLEK, ALMERAS etc..

              Comme d'habitude le Tour allie épreuves routières et circuits et cette année 6 sont prévues dans la première catégorie avec des classiques comme BURZET ou le MOULINON et 8 pour la seconde qui permettra de visiter les habitués mais aussi un nouveau KARLAND. Compte tenu du départ de TARBES, le Tour prend tout de suite de la hauteur avec les ES du HAUTACAM et TOURMALET et malgré le brouillard, ça démarre fort pour les LIGIER qui ont pris nettement les devants sur les STRATOS et PORSCHE. A NOGARO premier circuit LARROUSSE y fait un festival devant MUNARI et DARNICHE. Puis ont retrouve le routier avec 2 ES, SARLAT et LAPLAUD au sud du Massif Central. Dans la première sur le sec nouveau une deux pour les LIGIER mais dans la seconde sous la pluie et le brouillard, c'est ANDRUET qui fait le scratch devant LARROUSSE et MUNARI, DARNICHE perd du terrain. La première étape s'achève par une longue liaison en direction de DEAUVILLE en passant par le BUGATTI. Sous un déluge LARROUSSE y signe une nouvelle victoire et entre en leader au terme de cette première étape en devançant son équipier de près de 2 minutes. MUANRI et ANDRUET sont sur les talons de DARNICHE. La seconde étape va mener les concurrents jusqu'à TROYES en passant par CROIX EN TERNOIS qui verra l'abandon de MUNARI moteur cassé alors que LARROUSSE continue son festival devant DARNICHE qui a réussi à prendre de la distance sur ANDRUET et que Jacques HENRY sur une PORSCHE GR4 remonte sur la LANCIA rescapée. A DIJON encore une nette victoire LARROUSSE. Puis direction la maison pour les LIGIER, VICHY terme de la troisième étape. LARROUSSE y est net leader avec 3 minutes d'avance sur DARNICHE qui maintient son avance sur ANDRUET. A CHARADE LARROUSSE assure sa position devant un WOLLEK déchaîné, DARNICHE et ANDRUET suivant, si bien qu'à RODEZ au moment de céder son volant à NICOLAS, LARROUUSE a toujours ses 3 minutes d'avance sur son équipier. NICOLAS n'est pas gâté par la météo pour prendre le train en marche vers l'ARDECHE et ses deux monuments que sont BURZET et le MOULINON. Avant passage à KARLAND qui voit la première victoire de DARNICHE de toute évidence NICOLAS assure. Dans BURZET c'est pluie et brouillard, ANDRUET et sa STRATOS vont y signer un exploit en distançant son second, Jacques HENRY de plus 1 minute alors que NICOLAS 3ème, limite la casse ce qui n'est pas le cas de DARNICHE qui est devancé par WOLLEK mais conserve de peu sa seconde place au général en ayant perdu près de 2 minutes sur le pilote LANCIA. Au MOULINON à nouveau ANDRUET donne tout mais DARNCHE réagit et ne perd presque rien sur lui tandis que NICOLAS continue à assurer sa victoire en roulant prudemment mais efficacement. Il ne reste plus que le Paul RICARD avant l'arrivée à NICE ce qui sera une formalité pour les LIGIER boys qui signent un magnifique doublé. Enfin Guy LIGIER tient une grande victoire et ses JS2 ont fait preuve cette fois-ci en plus de leur vélocité d'une grande fiabilité. Il aura donc fallu 4 années pour y arriver, mais cette victoire ouvre en grand les meilleures perspectives pour la suite, car maintenant c'est sure, l'objectif c'est les 24 heures du MANS et dans cette quête Guy va pouvoir compter sur un appui de poids.

              Quelques semaines après l'arrivée du Tour Auto, Jean-Luc LAGARDERE annonçait la fin de son écurie MATRA dont il ne resterait qu'une cellule de veille pour maintenir en vie le V12 maison au cas où. ..Voilà donc du personnel de très haute qualité libéré, dont l'expérience des 24h s'est soldée par 3 victoires consécutives et que LIGIER, bien entendu, ne va pas laisser longtemps sur le marché. D'autant qu'il en a les moyens, puisque par la même occasion, il a récupéré le sponsoring intégral de la SEITA. Voilà donc Gérard DUCAROUGE, la cheville ouvrière des triomphes MATRA dans la Sarthe avec ses hommes, qui prennent la direction de Vichy.

              Au départ LARROUSSE-RIVES et LIGIER y croient dur comme fer


              8 jours plus tard au terme d'une course parfaite, NICOLAS ( qui a supplée LARROUSSE) RIVES et LIGIER savourent le champagne



              Guy au petit soin pour son leader qui ne va pas le décevoir comme sa JS2


              Jean-Pierre NICOLAS ici au RICARD a parfaitement assuré l'intérim


              DARNICHE- JAUBERT assurent le doublé LIGIER

               

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              • Joli résumé, bravo !

                Pas beaucoup de compléments à apporter, si ce n'est ceci :

                TA _8870339464723955712_n.jpg




                Et la sempiternelle photo de fin de saison, l'image qui pique les yeux ....

                12239981_906584006085490_8854595866118660511_n.jpg
                Accro depuis le 12 Avril 1970

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                • Envoyé par Tonton Claude Voir le message
                  Joli résumé, bravo !

                  Pas beaucoup de compléments à apporter, si ce n'est ceci :

                  TA _8870339464723955712_n.jpg
                  J'adore la photo au péage...
                  Avant c'était mieux

                  Commentaire


                  • EPILOGUE

                    Nous voilà donc à la fin de l'histoire, car 1975 marquera le point final de l'aventure des LIGIER dans les courses d'endurance pour, comme vous le savez tous, ouvrir le long chapitre F1 de la marque. Mais avant d'entamer ce dernier récit un petit coup d'oeil sur la production et la commercialisation des JS2. Comme indiqué précédemment, la crise du pétrole a très nettement réduit les possibilités du marché de la voiture de luxe sportive telle que Guy l'avait imaginée. Tous les constructeurs furent impactés surtout ceux ne visant que le marché européen comme CITROEN qui mit rapidement un terme à l'expérience SM. Pour LIGIER faute de moyens, la chute fut encore plus rude et ce n'est pas l'adjonction de phares avant escamotables sur le modèle présenté au salon 1974 qui changea la situation. La production de JS2 se poursuivit encore pendant les premiers mois de l'année pour quelques exemplaires, mais bien vite il était évident qu'il était vain de poursuivre. Ce sont donc moins de 100 JS2 qui furent produites et avec elles, la France tourna définitivement le dos aux véritables coupés sportifs, les aventures VENTURI et autres, quelques années plus tard, n'ayant elles non plus guère perdurées. L'arrêt de l'industrialisation des JS2 aura permis à LIGIER de retrouver sa totale liberté vis à vis de CITROEN et en conséquence pouvoir utiliser n'importe quelle mécanique pour ses voitures de course. Car si la production n'est plus d'actualité, l'équipe de course elle, bien sure, poursuit son aventure.

                    Mais en ce premier trimestre, la France bruisse d'un rumeur persistante du retour d'une F1 100% française pour 1976 et le nom de LIGIER dans un premier temps murmuré est maintenant affirmé. Il est vrai que Guy, fort du soutien de la SEITA, a le budget pour, mais encore faut-il que tous les éléments se fédèrent autour de lui à commencer pour la mécanique. Le gouvernement de l'époque ( pourtant à priori pas du bord préféré de Guy comme on le verra à partir de 1981....) organise et favorise cette convergence en convainquant LAGARDERE de fournir, pour cette future F1, son V12 MATRA. Pendant ce temps, quid du programme 1975 en endurance? LIGIER a garanti ses arrières avec la bénédiction de la SEITA et de sa marque GITANES. Il va assurer sa présence avec JS2 propulsée cette fois en lieu et place du V6 MASERATI, par la V8 COSWORTH dont on se souvient qu'il avait été un précurseur en 1971 pour les courses de longue haleine et notamment les 24 Heures du MANS qui sont l'objectif assigné de l'année. Pour ce faire deux J2 seront engagées pour les courses du championnat du monde des constructeurs préalables aux 24h bien que ceux-ci n'en fassent pas partie pour cause d'un règlement original. Les pilotes MATRA font partie de l'aventure avec les stars BELTOISE et JARIER. MIGAULT et LAFOSSE sont de la partie aussi et PESCAROLO en sera pour les 24 Heures du MANS seulement. JS2 est bien entendu modifiée en conséquence pour recevoir le V8, mais mise à part cette adaptation, elle reste dans une conformation identique à celle de 1974. Il est vrai que le bureau d'étude maison a déjà d'autres chats à fouetter pour plancher sur 1976....

                    L'ultime version de JS2 avec ses phares escamotables ( pour ma part moins esthétique n'en déplaise aux cygnes du bord d'Allier)


                    Présentation de l'équipe LIGIER-GITANES au grand complet

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                    • C'est donc à l'occasion des 1000 kms du MUGELLO, courus fin mars, que pour la première fois JS2 apparaît parée de ses nouveaux atours. Extérieurement mise à part la déco GITANES et la disparition des logos MASERATI rien ne la distingue de sa devancière. Côté mécanique le V8 COSWORTH accouplé à une boite HEWLAND supplée le V6 MASERATI et sa boite CITROEN. Avant d'entamer le récit de cette course, un petit point sur les concurrents de ce championnat 1975 qui marque un tournant par rapport aux exercices précédents. Fini donc les MATRA qui en furent le principal animateur les deux exercices précédents, laissant cette fois ALFA-ROMEO et sa barquette V12, seule survivante des protos 3 litres atmosphériques et cette précision s'impose. Comme on l'a vu en 1974, PORSCHE a investi avec réussite dans le turbo avec sa CARRERA et convaincu du bien fait de cette technique, poursuit en cette année 1975 mais cette fois avec une "vieille" barquette 908/3 même si le constructeur le fait à visage caché derrière le MARTINI RACING. Mais l'exemple de PORSCHE a donné des idées à d'autres, à commencer par RENAULT qui s'est dit qu'avec son V6 GORDINI triomphateur en protos 2litres, il y avait là matière à investir d'autant que l'équivalence de cylindrée turbo-atmo était très favorable. En conclusion de cette longue introduction, si LIGIER espérait pouvoir dérouler tranquillement avec sa JS2 COSWORTH, l'adversité à la quelle il allait être confrontée était beaucoup plus forte que prévue même si l'objectif principal, si ce n'est exclusif sont les 24 heures du MANS.

                      Dès les essais de cette course au MUGELL,O cette vérité éclata au visage des bleus. Les deux JS2 furent reléguées à plus de 8 secondes des meilleurs, MERZARIO et son ALFA 33 V12 et JABOUILLE sur l'ALPINE-RENAULT turbo. JARIER sur celle partagée avec BELTOISE n'étant que 11ème précédé entre autres par l'ALPINE V6 atmo des filles BEAUMONT-LOMBARDI et celle de MIGAULT- LAFOSSE juste derrière leurs équipiers. Pire ces derniers ne pourront même pas prendre le départ, car sur la grille une importante fuite d'huile s'étant déclarée, ils furent contraints de se retirer. La seule JS2 rescapée de JARIER-BELTOISE fit une course sans problème mais sans éclat finissant à une modeste 7ème place encore une fois derrière les filles et leur proto 2 litres elles mêmes devancées par la CHEVRON usine et bien loin de l'ALPINE turbo vainqueur dès sa première sortie. Voilà une entrée en matière bien peu satisfaisante pour Guy et ses hommes.

                      15 jours plus tard, on remet ça mais cette fois sur le terrain national à DIJON pour les 1000 KM ( en fait 800 KM pour cause de crise énergétique) et là on attend une performance meilleure des bleus. Les équipages des deux JS2 sont identiques à ceux du MUGELLO. A nouveau les essais seront marqués par une performance médiocre des coupés vichyssois seulement 8ème ( MIGAULT-LAFOSSE) et 10ème ( BELTOISE-JARIER).Toutefois, petite satisfaction la première JS2 devançant l'ALPINE des filles. Heureusement la course apporta tout au moins dans un premier temps un peu plus de réconfort. Tout d'abord cette fois les deux coupés bleus prirent bien leur envol sur le circuit bourguignon même si celle de BELTOISE-JARIER n'ira pas bien loin soupapes grillées. De ce fait, la seconde pilotée au départ par MIGAULT recevait le renfort de JARIER en lieu et place de LAFOSSE mis en disgrâce, suite à une sortie de route aux essais ( ça rigole pas avec Guy..). Ce duo inédit se retrouvait rapidement bien placé en 4ème position derrière les deux ALFA et une PORSCHE MARTINI à un niveau plus digne de ses capacités. La course avançant et les rangs s'éclaircissant suite au retrait de la PORSCHE et au retard pris par l'ALFA de PESCA, c'était même la seconde place qui était en vue lorsque dans la dernière heure l'alternateur se détacha, contraignant la JS2 survivante à un long arrêt qui la fit dégringoler à la 6ème place. Dommage mais au moins cette fois on a vu ce que cette JS2 COSWORTH valait.

                      MUGELLO La seule LIGIER au départ est bien loin des premières lignes


                      BELTOISE et JARIER ont assuré une modeste 7ème place


                      DIJON MIGAULT bien épaulé par JARIER aurait pu finir second


                      Celle de BELTOISE-JARIER trop vite éliminée

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                      • à suivre , il faudrait parler de Henri Espinasse qui a utilisé en course de côte , une Ligier ex-usine !
                        L'age d'Or est derrière nous !... Faisons demi-tour ...

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                        • PAPIYV Comme je l'a dit en intro du sujet je ne traite ici que des LIGIER officielles faute de document...Maintenant si tu veux nous en parler n'hésite pas 

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                          • Envoyé par CMTARGA Voir le message
                            PAPIYV Comme je l'a dit en intro du sujet je ne traite ici que des LIGIER officielles faute de document...Maintenant si tu veux nous en parler n'hésite pas 
                            La Ligier JS2 de Laurent  Delalande n'est pas spécialement officielle ? Ou j'ai raté quelque chose ?
                            Avant c'était mieux

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                            • Oui CAMERAT mais elle courait en même temps que les officielles donc j'avais la doc 

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                              • Encore 15 jours de plus et nous sommes à MONZA pour les traditionnels 1000 KM. Devant le manque de performance de ses JS2 et l'échéance du MANS qui se rapproche à grands pas , Guy décide de réduire la voilure sachant pertinemment qu'en aucun cas la victoire n'est sérieusement envisageable face aux véritables protos . En conséquence une seule JS2 est présente en Italie pour le duo JARIER-BELTOISE. Le but avoué maintenant étant de mener des essais grandeur réelle au cours d'une course afin d'entraîner l'équipe en vu des 24H. En décrochant une belle 7ème place des essais cette fois devant tous les protos 2litres et même une 908 turbo, notre duo de pilotes F1 confirme que JS2 sur un circuit rapide comme MONZA est à l'aise ce qui est très favorable dans la perspective du MANS. Maintenant reste à assurer la fiabilité et là c'est beaucoup moins évident. Parti dans le groupe de tête et pointant même en 5ème position dans les premiers tours, la JS2 va rapidement connaître des soucis avec ses pots d'échappement qui cassent du fait des énormes vibrations du V8 COSWORTH. Un premier arrêt pour les réparer la fera plonger au classement et un second pour le même motif en fin de course, entraînera son non classement pour distance insuffisante.

                                MONZA Des essais satisfaisants et un bon début de course trop vite gâché par la faute des échappements cassés


                                Les 1000 KM de SPA FRANCORCHAMPS constituent pour LIGIER et ses hommes l'ultime galop d'essais à 1 mois des 24 H du MANS. De nouveau une seule JS2 est engagée et cette fois pour l'autre duo qui avait été privé de MONZA LAFOSSE-MIGAULT. Ce n'est pas tout comme changement. JS2 a subi pas mal de modifications depuis ses avatars italiens. Pour contrer les vibrations destructrices du V8 COSWORTH, de nombreuses pièces mécaniques ont été renforcées ou monter de manière plus efficaces, comme l'alternateur, les freins et bien sure, les échappements. En gros tout ce qui avait cassé auparavant. Bien sure cet excès de précaution a eu un effet négatif sur le poids mais qu'importe si on veut gagner, il faut d'abord finir comme dirait ma grand-mère...Heureusement le plateau de l'épreuve belge est relativement dépouillé. Seules les deux traditionnelles ALFA 33 et deux 908 TURBO sont là dans la catégorie reine, si bien que malgré son lest, la LIGIER se retrouve en 5ème position sur la grille de départ et devant tous les protos 2 litres. Mais une fois de plus la course se transformera en naufrage et cette fois au sens propre. Peu avant le départ une giboulée de grêle s'abat sur le circuit de Francorchamps. Vous me direz, là bas début mai, cela n'a rien d'extraordinaire. Le problème c'est qu'au moment du départ la piste est quasi sèche si bien que tout le monde, LIGIER en tête, chausse les slicks et bien entendu après un quart d'heure de course nouvelle averse violente obligeant tout le monde en même temps à rentrer au stand dans une panique indescriptible. On repart pour quelques tours, le temps que la piste s'assèche et re-bellotte et cela pendant l'essentiel de l'épreuve, qui va donc plus se jouer sur la dextérité à gérer les arrêts pneus que sur la performance pure. Pour MIGAULT et LAFOSSE il a fallu en plus composer avec un allumage défaillant qui n'apprécia pas les conditions humides si bien qu'au final c'est une misérable 12ème place qui attend notre duo. Pas de quoi pavoiser et un problème de plus à résoudre pour LE MANS, l'étanchéité des circuits électriques, ça pourrait être utile dans la Sarthe.

                                MIGAULT-LAFOSSE à leur tour de représenter LIGIER sans grand succès 12ème à SPA pour une course humide

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