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Debut de la conquete spaciale 1950-1973

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  • #31
    L’accident d’Apollo 13. « Houston, we have a problem »

    Le 14 avril 1970 vers 3 h 7 UTC, soit presque 56 heures après le lancement et à peu près à mi-parcours de la destination du vaisseau (à plus de 300 000 kilomètres de la Terre), Swigert déclenche, à la demande du Centre de contrôle de mission de Houston, le brassage, par un ventilateur, de l'oxygène contenu dans le réservoir no 2. Il s'agit d'un des deux réservoirs situés dans le module de service qui, d'une part, fournissent l'atmosphère respirable de la capsule Apollo et, d'autre part, alimentent les trois piles à combustible qui produisent l'électricité — et l'eau — du vaisseau. Ce brassage de routine sert à homogénéiser l'oxygène conservé sous pression à l'état liquide, afin d'optimiser le fonctionnement du capteur qui mesure la quantité d'oxygène restante. 16 secondes plus tard, l'équipage entend une explosion sourde, tandis qu'une alarme se déclenche à la suite d'une chute de tension sur le circuit électrique B du module de commande.



    L'explosion a enlevée toute une partie.


    Les astronautes l'ignorent, mais un court-circuit électrique, produit par le câble d'alimentation (en partie dénudé) du ventilateur à l'intérieur du réservoir d'oxygène no 2, a déclenché la combustion de la couche d'isolant entourant le câblage électrique, portant la température à plus de 500 °C. La pression résultante a fait exploser le réservoir. Le bruit provoqué fait immédiatement réagir les astronautes. C'est à ce moment que Swigert prononce ces mots devenus célèbres :

    « Houston, on a eu un problème ». A suivre…
     
    Dernière modification par prosto, 23 mars 2020, 11h25.

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    • #32
      Les contrôleurs tentent pendant quelques minutes encore de sauver la dernière pile à combustible, mais celle-ci décline aussi à mesure que l'oxygène s'épuise. 45 minutes après le début de l'incident, Liebergot (à la console de contrôle à Houston) annonce à Gene Kranz (à la salle de contrôle) qu'il faut envisager d'utiliser le module lunaire (ou LEM) comme vaisseau de secours, car ses spécialistes indiquent que la dernière pile à combustible ne fonctionnera pas plus de deux heures.
      Dans des circonstances normales, le LEM reste en sommeil jusqu'à l'approche de la Lune, afin d'économiser son énergie fournie par des batteries. Les seuls équipements allumés sont des résistances chauffantes, alimentées par le module de commande et de service, qui maintiennent une température minimale. Il faut donc réactiver le LEM. Mais cette opération complexe, normalement lancée depuis le module de commande, n'est plus possible, faute d'énergie. Les techniciens doivent donc mettre au point une série d'instructions pour aller puiser l'énergie nécessaire dans les batteries du module de descente. Heureusement, une simulation effectuée un an auparavant avait déjà traité ce cas. Il va falloir passer dans le LEM calculé pour 2 personnes et 2 jours d’oxygène, à 3 pour 4 jours.




      Survol de la Lune


      Une première manœuvre est effectuée environ six heures après l'accident, pour replacer le vaisseau sur une trajectoire qui le ramène de manière naturelle vers la Terre. Le moteur de l'étage de descente du module lunaire fonctionne durant 34 secondes. Seize heures plus tard, le vaisseau contourne la Lune à une distance de 254 km. Les communications sont interrompues durant 25 minutes car la Lune s'interpose entre la Terre et le vaisseau. L'équipage bat à ce moment le record de distance à la Terre (400 171 km), car l'orbite choisie est plus haute que pour les missions précédentes et la Lune est à l'apogée de son orbite.
      Avant la rentrée dans l'atmosphère, l'équipage se réinstalle dans le module de commande (Odyssey), seul capable de les ramener sur Terre grâce à son bouclier thermique. Ils réactivent, étape par étape, les systèmes du module. Ils commencent par larguer le module de service. Ils aperçoivent pour la première fois, à leur grande surprise, que le panneau situé au niveau du réservoir d'oxygène a été expulsé. Le module lunaire Apollo est largué très peu de temps avant d'entamer la rentrée atmosphérique, pour minimiser la consommation des ressources limitées en oxygène et surtout en énergie du module de commande, qui ne fonctionne plus que grâce à ses batteries de rentrée. Lorsque le module lunaire est largué, celui-ci peut encore fournir de l'oxygène pendant 124 heures mais de l'eau durant seulement 5 heures et demie et de l'électricité durant 4 heures et demie.
      Les conclusions de l'enquête menées suite à l'accident d'Apollo 13 entraînèrent le report de la mission suivante (Apollo 14) pour permettre d'en tirer les conséquences. Son lancement fut repoussé à début 1971.
       

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      • #33
        Et cela a fait un film formidable.
        Avant c'était mieux

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        • #34
          Oui Camerat et aussi un livre qui servit pour le film écrit parJeffrey Kluger avec Jim Lovell le commandant d'Apollo 13. Livre paru en 1995 que j'ai lu 3 fois.

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          • #35
            Les étages de Saturne V



            Les 5 moteurs F1

            Le premier étage
            L’étage S-IC était construit par la société Boeing au centre d’assemblage Michoud, à La Nouvelle-Orléans, où furent plus tard construits les réservoirs extérieurs de la navette spatiale américaine. La quasi-totalité de la masse de 2 000 tonnes au décollage du S-IC vient du RP-1 et de l’oxygène liquide qu'elle contient.
            Cet étage faisait 42 mètres de haut et 10 mètres de diamètre, et fournissait une poussée de 3 500 tonnes propulsant la fusée pendant les 67 premiers kilomètres d’ascension.



            Les 5 moteurs J2

            Le second étage
            Le S-II était construit par North American Aviation à Seal Beach en Californie. Utilisant de l’oxygène et de l’hydrogène liquides, ses cinq moteurs J-2 présentaient une disposition similaire au S-IC. Le deuxième étage accélérait Saturn V à travers les hautes couches de l’atmosphère grâce à une poussée de 525 tonnes (105 t x 5). Avec ses réservoirs remplis, 97 % de la masse de l’étage provenait des ergols.



            Le seul moteur J2


            Le troisième étage
            L’étage S-IVB était fabriqué par la compagnie Douglas Aircraft à Huntington Beach en Californie. Il avait un moteur J-2 (105 tonnes de poussée) et utilisait les mêmes ergols que le S-II. Le S-IVB avait également une structure à cloison commune pour séparer les deux réservoirs. Cet étage était utilisé deux fois au cours d’une mission lunaire, une première fois pour la mise en orbite après l’extinction du deuxième étage, et une deuxième fois pour la manœuvre de l’injection « trans-lunaire »Translunar injection » - TLI). En clair, prendre le chemin vers la Lune.

            La manœuvre TLI intervient environ 2 heures et demie après le lancement : le moteur du troisième étage est rallumé pour propulser le vaisseau spatial vers la Lune. La propulsion du S-IVB durant 6 minutes ce qui porte la vitesse des vaisseaux à plus de 10 km/s, ceux-ci peuvent ainsi s’échapper de l’attraction de la Terre pour se diriger vers la Lune. Quelques heures après la manœuvre TLI, le module de commande et de service Apollo (CSM) se sépare du troisième étage, pivote de 180 degrés, puis s’arrime au module lunaire (LEM) qui était situé sous le CSM pendant la phase de lancement. Enfin le nouvel ensemble formé par le CSM et le LEM se détache du troisième étage. Le troisième étage pourrait présenter un danger pour la suite de la mission puisque les vaisseaux Apollo suivent la même trajectoire inertielle. Pour éviter tout risque de collision, les ergols restants dans les réservoirs du troisième étage sont évacués dans l'espace ce qui par réaction modifie sa trajectoire.
             

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            • #36
              Bonsoir, ENCORE………………………….

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              • #37
                Le train Apollo vers la lune





                Toutes les fusée Saturne 5 utilisées

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                • #38
                  Les coûts de 1961 à 1975.

                  Le programme Apollo dans son ensemble a couté 288 milliards US $ (valeur 2019 corrigée de l'inflation). Une partie de ce coût est imputable au programme Gemini qui a permis la mise au point des techniques de rendez-vous spatial (34,8 milliards US$) et aux différentes missions robotiques telles que le programme Surveyor (étude du sol, technique d'atterrissage...), le programme Lunar Orbiter (repérage photographique des sites d'atterrissage, cartographie détaillée de la Lune, irrégularités du champ gravitationnel lunaire, ..), etc. dont le coût est évalué à 26,1 milliards US$.

                  Le programme Apollo proprement dit est évalué à 237,1 milliards US$. Sur ce montant 60 milliards US$ ont été dépensés pour développer le lanceur géant Saturn V, 39 milliards US$ pour concevoir le module de commande et de service Apollo et 23,4 milliards US$ pour développer le module lunaire Apollo. Le solde a été utilisé pour construire les infrastructures, fabriquer les différents éléments (lanceurs, vaisseaux) et la gestion des missions.

                  Ne pas perdre de vue que cela représentait 1, 7 % du budget fédéral en 1970. Pour la même période allant de 1963 à 1975 (date de l’arrêt de la guerre du Vietnam) le coût de ce conflit aurait coûté près de 800 milliards de dollar US valeur 2019.

                  Maintenant mes amis je vais faire une pose. Trouver des documents sur la période de 1961 à 1975 concernant la conquête de l’espace par l’URSS (plutôt la Russie) sera plus difficile.

                  Ce sera quand même ma prochaine étape. Merci pour ceux qui m’ont lu, je les remercie, car cela me passionne toujours autant et le programme américain Orion (hommes sur la lune en 2024) devait être somptueux.
                   

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                  • #39
                    Merci Prosto,

                    On attend la version CCCP….
                    Avant c'était mieux

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                    • #40
                      Envoyé par prosto Voir le message
                      [FONT=Calibri][FONT=Arial]

                      Ce sera quand même ma prochaine étape. Merci pour ceux qui m’ont lu, je les remercie, car cela me passionne toujours autant et le programme américain Orion (hommes sur la lune en 2024) devait être somptueux.
                       
                      bonjour
                         Ton enthousiasme  fait plaisir a voir ,car je doute fort que tout cela se réalise dans les temps , si cela se fait réellement les temps on changé trouver les budgets n est plus aussi simple que cela l était a l’époque  que tu évoquais .
                       en tout cas bravo pour tes recherches et bon courage pour trouver la même chose de l autre coter du rideau de fer .

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                      • #41
                        Merci à toi pour ce petit message. Oui je pense aussi que les prévisions auront du retard. Surtout en ce moment. Un texte remet effectivement en question les orientations de l’agence spatiale américaine, dont l’un de ses principaux objectifs : poser des astronautes sur la Lune en 2024. Officiellement, ces expéditions doivent préparer un premier voyage habité vers Mars en 2033 et pas sur la lune...à suivre ! En tout cas j'avais fais une erreur car le projet Orion était celui de Bush.

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                        • #42
                          En attente. Ce forum recommence  à refuser mes écrits ! Pitoyable !!!
                          Dernière modification par prosto, 16 avril 2020, 09h10.

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                          • #43
                            Bonjour, je me faisais un plaisir de lire la suite côté soviétique, loupé, dommage, par les temps qui courent, il m'est très agréable de lire la prose des uns et des autres, que ce soit sur l'espace et les passionnés d'une saison, le tout, avec des documents photographiques………. cela permet de se faire une autre idée.

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