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La navette challenger 1986

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  • La navette challenger 1986

    L'accident de la navette spatiale américaine Challenger est l'accident astronautique du 28 janvier 1986 qui se traduisit par la désintégration de la navette spatiale de la NASA Challenger 73 secondes après son décollage, provoquant la mort des sept astronautes de l'équipage de la mission STS-51-L. La défaillance d'un joint du propulseur d'appoint à poudre droit — adjacent au réservoir externe de la navette — en raison du froid, provoqua un départ de flammes. En quelques secondes, le feu endommagea le réservoir principal rempli d'hydrogène ; la structure céda sous la chaleur ; le dôme inférieur du réservoir se sépara et les forces aérodynamiques dévièrent la trajectoire de la navette entraînant sa destruction. Le poste d'équipage et de nombreux fragments de la navette furent retrouvés au fond de l'océan, lors des opérations de recherche menées au cours des mois suivants.

    iIL Y A EU 30 ANS HIER !

  • #2
    Re : La navette challenger 1986

    La Navette spatiale n'a pas explosé en plein vol comme nous l'avons tous cru. En réalité, le véhicule s'est désintégré lorsque le réservoir extérieur — son épine dorsale — s'est effondré sur lui-même. La rupture s'est produite au moment où Challenger était enveloppé du nuage d'hydrogène et d'oxygène. La cabine occupée par les sept astronautes en est sortie presque intacte. Elle a même poursuivi son ascension durant 25 secondes, jusqu'à une altitude de 20 kilomètres.
    «Les forces auxquelles l'équipage fut alors soumis n'étaient pas suffisantes pour causer leur mort» estime le Dr Joseph Kerwin, chargé d'élucider la façon dont a péri l'équipage.

    Dans les secondes qui ont suivi la séparation de la cabine du reste de l'orbiteur, les astronautes ont été privés d'alimentation normale en oxygène. Deux d'entre eux, au moins, sont demeurés conscients le temps d'enclencher leur bonbonne de secours. Ces réservoirs portatifs individuels, les PEAP, doivent normalement leur fournir de l'air en cas d'évacuation forcée de l'orbiteur. Ils sont fixés sur le côté des sièges, sauf pour ceux du commandant et du pilote où ils sont placés à l'arrière. En cas d'urgence, ces derniers ne peuvent s'en servir qu'après avoir quitté leur place.
    Quatre des sept réservoirs portatifs d'air de Challenger ont été retrouvés. Trois ont été utilisés et deux d'entre eux sont même vides aux trois-quarts et aux sept-huitièmes. La NASA tient donc pour vraisemblable qu'au moins deux astronautes sont demeurés vivants pendant l'infernal plongeon vers l'océan. L'agence spatiale attribue l'un des réservoirs presque vides au pilote Michael Smith, alors que celui du commandant Scobee n'aurait pas été utilisé. Puisque l'un et l'autre étaient dans l'impossibilité d'y recourir, il semble que l'un des passagers assis à l'arrière, Judith Resnik ou Ellison Onizuka, leur ait rendu cet ultime service.
    L'un des occupants était-il encore conscient au moment où la cabine s'est abîmée dans l'océan? C'est probable, à moins que l'habitacle se soit dépressurisé.
    Le Dr Kerwin explique: «Les PEAP ne fournissent pas d'oxygène pur sous haute pression. Ils n'auraient donc pu maintenir conscient un astronaute si la cabine s'était dépressurisée rapidement au moment de la rupture.» Dans cette éventualité, estime le médecin, les membres de l'équipage auraient perdu connaissance six à quinze secondes après la dépressurisation. Il a toutefois été impossible de déterminer si la pression atmosphérique de l'habitacle avait été maintenue ou non.
    «Jamais nous ne saurons si un astronaute est demeuré conscient durant les deux minutes quarante-cinq secondes de la chute fatale» conclut-il.
    La cabine de Challenger toucha de plein fouet l'océan Atlantique à plus de 300 kilomètres/heure. Les astronautes subirent alors une décélération équivalant à 200 fois leur propre poids. «Le choc fut si violent qu'il masqua tous les dommages subis auparavant par le compartiment de l'équipage» constate Kerwin. On a cependant pu découvrir qu'au moment de l'impact tous les sièges étaient encore à leur place, qu'ils étaient occupés par les passagers et que les sangles étaient bouclées. «Ce serait probablement le cas advenant une perte de conscience rapide, mais cela ne constitue pas une preuve en soi» ajoute le médecin.

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    • #3
      Re : La navette challenger 1986

      Analyse très intéressante, merci !

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      • #4
        Re : La navette challenger 1986

        Merci à toi ! Revenir sur cette catastrophe démontre que l'envol vers l'espace comporte comme le décollage d'un avion et son atterrissage, le maximum de danger. L'insertion nominale sur l'orbite se situait pour la navette à 108 km (185-643 km) . Rappelons que le record d'altitude pour un avion piloté est de 111 996 m (Brian Binnie)Le 4 octobre 2004, l'avion SpaceShipOne. Ensuite elle rejoignait la station spatiale (ISS) à 400 km. Sa vitesse était alors de 28 000 km/h.
        Il y eu 135 vols depuis 1981 jusqu'à l'arrêt en 2011. La perte de Challenger et Columbia marqua forcément par le décès des équipages.

        Mais jamais l'homme n'avait construit une machine si complexe, mais aussi dangereuse par moindre petit incident.

        Rappelons enfin ses dimensions hors normes !

        Le train complet :
        Hauteur 60 m
        Largeur 37 m
        Masse 2060 tonnes
        Poussée au décollage 3040 tonnes

        Orbiteur :
        Hauteur 37 m
        Envergure 24 m
        Poids 109 tonnes.

        Propulsion au décollage :
        2 boosters à poudre solide. Puissance chacun : 1450 tonnes
        3 moteurs SSME puissance chaque de 110 tonnes

        Bien sur le roocket (fusée) Saturne 5 pour l'aventure lunaire était plus impressionnante.
        Hauteur 110 m
        circonférence de rayon 10 m
        Masse 3000 tonnes
        Puissance 3900 tonnes
        5 moteurs F1 développant chacun 780 tonnes

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        • #5
          Re : La navette challenger 1986

          L'echelle du gigantisme du lanceur Saturne V de 1968 à 1972 !

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