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Quick Vic Elford

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  • Re: Quick Vic Elford

    Revenons à 1972

    Comme de coutume maintenant, Vic une nouvelle fois participe au DAYTONA 500 et cette fois, non seulement il se qualifie pour disputer la grande course, mais qui plus est il finit à une belle 10ème place, certes à 18 tours du vainqueur ( AJ FOYT sur une MERCURY des WOOD BROTHERS) , mais réussissant à franchir la ligne d'arrivée ce que les 3/4 des concurrents ne purent faire. A cette occasion Vic pilotait une PLYMOUTH de ROBERTSON RACING là encore je n'en sais pas beaucoup plus....

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    • Re: Quick Vic Elford

      Avec les 12 Heures de SEBRING, le championnat retrouve ses traditions et ce même si chez FERRARI on aurait préféré une nouvelle réduction de la durée de course.

      Nouveauté importante pour cette épreuve avec la MIRAGE COSWORTH de John WYER dont un seul exemplaire était présent tout fraîchement achevé et confié à BELL-VAN LENNEP. Pour FERRARI, R.A.S., par contre ALFA-ROMEO faisait l'effort d'engager une 4ème 33TT3 venant se rajouter aux équipages vu à DAYTONA et confiée à VACCARELLA-HEZEMANS alors qu'à l'inverse BONNIER n'alignait qu'une seule LOLA.

      Pourtant cette nouvelle venue ne remettra pas en cause la hiérarchie vue lors des deux épreuves précédentes même si on espérait que la durée jouerai plus en faveur du trèfle que du cavalino...
      Les essais étaient marqués par la nette domination du duo ANDRETTI-ICKX non seulement vis à vis des concurrents de la scuderia, mais même de leurs coéquipiers sur les deux autres 312PB qui constataient un débours de 2 secondes par rapport à la pole signée par Mario dans son jardin. Même si REVSON avait réussi à intercaler son ALFA entre les deux autres 312 PB, il était clair qu'une fois de plus, sauf pépin mécanique, celles-ci risquaient bien de se promener loin devant et ce n'est pas la toute jeune MIRAGE, qui faisait mieux que la LOLA, qui pouvait être considérée comme dangereuse.

      La course elle laissa croire effectivement que pour une fois FERRARI allait trébucher et qu'ALFA-ROMEO pourrait en profiter, ce rêve prendra brutalement fin à la mi course....Depuis le départ nos 3 312 PB sont à la parade avec l'ordre des qualifs respecté. ICKX-REGAZZONI-PETERSON suivent les ALFA dans la même hiérarchie, STOMMELEN devant Vic et les deux autres 33. La MIRAGE comme la LOLA ayant très vite disparu. Puis les incidents aidant, panne d'essence pour PETERSON, maille à partir pour REVSON avec les officiels qui lui vaudra une exclusion et son remplacement par DE ADAMICH, notre Vic et son autrichien d'équipier se retrouvent bons 3èmes derrière les deux 312 PB de tête dont celle de Jacky et Mario émet une fumée inquiétante.... Tout les espoirs sont permis au moment où la course bascule dans sa seconde partie mais c'est sans compter sur les aléas mécaniques qui plutôt que frapper la FERRARI de tête, vont s'abattre sur la 33 TT3 à museau vert de notre héros; moteur cassé. Mario et Jacky iront finalement au bout devant leurs équipiers PETERSON-SCHENKEN bien revenus de leur panne, alors que REGA et REDMAN qui étaient leaders ont abandonné en vue de l'arrivée. VACCARELLA-HEZEMANS sauvent l'honneur d'ALFA avec la 3ème place ...à 26 tours! MARANELLO 3/ SETTIMO MILANESE 0

      On aperçoit l'ALFA à museau vert de Vic bien loin des FERRARI au départ


      Chez ALFA on comptait sur l'endurance ....c'est loupé

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      • Re : Quick Vic Elford

        Sait-on pourquoi Elford a changé la couleur de son casque entre 1971 et 1972 ?
        Avant c'était mieux

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        • Re: Quick Vic Elford

          A priori non mais je reviendrai à ses casques en fin de bio...

          Nos amis d'AUTODIVA ont mis en ligne un petit film sur le TOUR de FRANCE 1964 ( début d'épreuve) . On y entrevoit Vic et sa CORTINA de façon très brève mais ça vaut le coup pour l'ambiance de l'époque...
          https://www.youtube.com/watch?v=YWTKt_S0eJM

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          • Re: Quick Vic Elford

            Les 1000 km BOAC à BRANDS HATCH malgré la modification de réglementation concernant les capots arrières devant maintenant ( ???) recouvrir les roues, ne changea nullement la donne pour ce qui concerne la hiérarchie du championnat et on vit une nouvelle fois une ultra domination FERRARI.
            Comme semble-t-il de tradition pour cette épreuve, Vic changeait de coéquipier habituel pour piloter sa 33TT/3 puisque MARKO laissait sa place à DE ADAMICH ( vainqueur ici l'an dernier) pour aller épauler NANNI GALLI alors que le duo STOMMELEN-REVSON était renouvelé sur la dernière ALFA malgré les ennuis de ce dernier avec les officiels à SEBRING. Côté FERRARI on ne change pas les équipes qui gagnent. Pour sa part, BONNIER alignait de nouveau 2 LOLA T 280 pour lui même et son compatriote WISELL alors que LARROUSSE-CRAFT se partageaient la seconde. Enfin WYER engageait encore un seul exemplaire de sa nouvelle MIRAGE manquant toujours sérieusement de mise au point pour BELL-VAN LENNEP.

            Les essais ne révélaient rien de bien nouveau, les 3 FERRARI occupant les 3 premiers rangs avec dans l'ordre les malchanceux REGAZZONI-REDMAN en pole, suivis par ICKX-ANDRETTI et PETERSON-SCHENKEN. Par contre si REVSON-STOMMELEN pointaient logiquement derrière mais à près de 2 secondes de la pole, ce sont les deux LOLA de BONNIER qui devançaient la 33TT/3 de Vic et Andréa et pire celle de GALLI-MARKO elle, était même précédée par l'ABARTH 2 litres officielles de MERZARIO-HEZEMANS. Le succès d'ALFA-ROMEO ici même l'année dernière semble bien lointain.....

            La course loin de remettre en cause cette hiérarchie bien établie, ne fit que confirmer que décidément les voitures de MILAN sont très éloignées de celles de MARANELLO. Pire loin de menacer ces dernières, ce sont les LOLA BONNIER qui vont s'en charger et même devancer pour celle de WISELL la meilleure des ALFA en début d'épreuve puis carrément prendre le commandement quand les rouges au cavalino s'arrêteront pour ravitailler. La voiture du suédois grâce au V8 COSWORTH ayant une meilleure autonomie, LARROUSSE reprenant son volant car sa LOLA a disparu. Mais le festival de la jaune n'allait pas durer, elle aussi se retirant comme sa sœur suite à une rupture de suspension, si bien qu'à mi course l'ordre était rétabli, 3 FERRARI devant 3 ALFA mais à 2 tours des leaders. Finalement grâce à l'abandon de REGA encore une fois malchanceux, une ALFA montera sur le podium REVSON -STOMMELEN derrière les habitués ICKX-ANDRETTI encore une fois vainqueurs et PETERSON-SCHENKEN. ELFORD-DE ADAMICH se contentant de la 4ème place. MARANELLO 4/ SETTIMO MILANESE 0

            Devant cette situation catastrophique le patron d'AUTODELTA, le sémillant Carlo CHITTI décida de suspendre les participations de ses ALFA pour MONZA ( sacrilège !!) et SPA et de concentrer les efforts de son équipe pour la TARGA et LE MANS, laissant ainsi Vic libre de tout engagement pour le mois à venir ce que le britannique ne tardera pas à mettre à profit pour aller s'essayer à toute autre chose.....

            Cette fois les ALFA sont mêmes devancées par LOLA et l'ABARTH 2L...


            Le nouveau coéquipier de Vic ne changera rien à la situation...


            l'écart entre ALFA et FERRARI étant trop grand une pose salutaire (?) s'impose....

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            • Re : Quick Vic Elford

              Bonjour, merci pour ce petit film et comme tu dis, ça vaut le coup ne serait ce que pour l'ambiance. Les Mustang, Jaguar, Triumph, Ferrari, Porsche et autres marques, merveilleux. Pour le circuit du Mans, les concurrents empruntaient le grand circuit. Je pense que c'est le Tour 1964.
              Le Bugatti était en construction. A noter, bien que nous soyons au mois de septembre, au-dessus des stands, il y a toujours les noms des marques et leur n° des dernières 24h00...………………..

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              • Re: Quick Vic Elford

                Cette pause dans son programme, Vic va immédiatement la mettre à profit pour répondre de nouveau favorablement à Dick BENNETT, le patron de CHEVRON, lorsque celui-ci apprenant les vacances forcées du pilote britannique, lui propose le volant de sa nouvelle B20 de Formule 2 pour la course hors championnat devant se dérouler sur son cher NURBURGRING. Bien sure Vic accepte sans rechigner, d'autant que cette auto habituellement pilotée par Peter GETHIN avait déjà démontré des qualités certaines lors des premières courses de la saison F2, qui avait vu en cette année 1972, un changement important puisque passée de 1600 à 2000 cm3. Cette évolution de puissance avait remis les compteurs à zéro pour les nombreuses écuries et constructeurs habituellement engagés dans cette catégorie.

                Une fois de plus SPORT AUTO ayant parfaitement ignoré cette épreuve ( :evillaugh), il me sera difficile d'en faire un compte rendu précis en dehors d'indiquer que Vic abandonna au 8ème tour des 10 que comptait la course, qui fut remportée par Jochen MASS sur une MARCH officielle.

                La CHEVRON B20 FORD BDA: élégante et efficace.


                L'expérience pourtant ne sera pas sans lendemain, puisque quand Dick BENETT proposera de nouveau à Vic de suppléer GETHIN retenu par BRM à la GOLD CUP FI qui se courait le même jour que la 5ème manche du championnat F2 qui se déroulait à CRYSTAL PALACE, il ne se fit pas prier d'autant que la même CHEVRON B20 venait de triompher dans les rues paloises, LA course F2 de l'année.

                Cette fois ayant un compte rendu SPORT AUTO, je peux renter dans les détails. Cette épreuve sur le petit circuit londonien se disputait en deux manches qualificatives et une finale. Vic court dans la première série et est confronté à SURTEES-BELTOISE-DEPAILLER-G.HILL-LAUDA-REUTEMANN-WATSON...c'est dire la qualité des plateaux des épreuves de F2 à l'époque, d'autant que les équipes d'usine comme SURTEES-BRABHAM ou MARCH s'y investissent directement. Seulement 11ème aux essais, Vic va profiter allègrement des circonstances de la course pour finir second et bien sure se qualifier pour la finale ( les 15 meilleurs). Tout d'abord un accrochage au départ élimine G.HILL puis c'est au tour de SURTEES et LAUDA de disparaître ( moteur) BELTOISE en tête crève et DEPAILLER abandonne ( moteur également) si bien que REUTEMANN sur BRABHAM RONDEL (le team de Ron DENNIS) se retrouve leader et Vic second.

                La seconde manche qualificative voit la victoire de HAILWOOD (SURTEES) devant SCHECKTER (McLAREN) et les abandons entre autres de CEVERT et PESCAROLO. Compte tenu que leur manche a été moins rapide que la seconde, REUTEMANN et Vic s'élancent de la seconde ligne derrière HAILWOOD et SCHECKTER et celui-ci s'empare du commandement au départ mais bien vite l'ex champion moto reprend son bien qu'il devra céder à nouveau lorsque sa barre anti-roulis cassera en vue de l'arrivée. Derrière REUTEMANN roulera en solitaire devant Vic qui finira donc à une bonne 4ème place réussissant à repousser les assauts de CEVERT (MARCH) qualifié au temps en fond de grille et qui était remonté comme un obus vers le haut du classement. Vic n'eu plus l'occasion de renouveler l'expérience F2. Dommage!

                CRYSTAL PALACE Une bonne course devant son public


                Si vous avez des photos couleurs.....

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                • Re: Quick Vic Elford

                  Après les multiples déboires du début de saison chez ALFA ROMEO, on attendait beaucoup de la TARGA FLORIO à priori un terrain propice pour la compacte ALFA 33 TT3 d'autant que le bon mois d'interruption était censé garantir une préparation parfaite pour la classique sicilienne. Si en plus vous y ajouter que FERRARI doutant sérieusement des capacités de sa 312 PB sur le terrain particulier du circuit des MADONIES, n'engageait qu'une seule auto, qui plus est managée par l'équipe LANCIA de rallye, vous comprenez que cette fois-ci, SETTIMO MILANESE était largement favori.

                  Et pour tenir son rang, ce ne sont pas moins de 4 barquettes 33 TT3 qui étaient alignées avec des équipages remaniés du fait de l'absence bien compréhensible de l'américain Peter REVSON, plus habitué aux anneaux de vitesse et de l'éviction d'Helmut MARKO de la voiture de Vic, pour cause de bizutage à la TARGA au profit de l'expérimenté Gis VAN LENNEP, l'autrichien trouvant refuge aux côtés de NANNI GALLI. Le chouchou des tifosi siciliens, Nino VACCARELLA, était lui associé à STOMMELEN, ce qui constituait aussi un sacré duo et le co- vainqueur 1971, Toine HEZEMANS avec DE ADAMICH. FERRARI, sur son unique proto, alignait un duo inattendu, constitué par le petit Arturo MERZARIO et le grand ( par la taille et le talent) Sandro MUNARI, qui à l'identique en son temps de son illustre ex comparse de rallye britannique qu'on connaît bien, faisait ses débuts de pistard à cette occasion.

                  Les essais permettaient à Vic de se mettre en vedette, car il fallu attendre les toutes dernières minutes pour que son temps soit battu par "Tuture" qui pourtant eu quelques émotions en sortant de la route lors de son premier tour. Mais la performance du britannique semblait bien révéler d'entrée, que celle-ci lui était surtout imputable, les 3 autres ALFA étant nettement devancées par le néophyte MUNARI.

                  Et la course allait confirmé ce pronostic, d'autant que la firme milanaise perdait un élément de choix d'entrée avec l'abandon de Vic suite à un talonnage trop violent qui brisa le carter en laissant échapper toute l'huile....Pourtant l'espoir vint de la part du "bleu" de l'équipe, Helmut MARKO, qui seul réussit à tenir tête à la scuderia, les autres ALFA ayant soit disparue ( VACCARELLA-STOMMELEN) soit retardée ( DE ADAMICH HEZEMANS). L'autrichien face au rallyman italien ne fit pas de détail en s'emparant du commandement, mais quand les rôles furent inversés ( MERZARIO face à NANNI-GALLI), la 312 PB retrouva de sa superbe pour finir avec 16 secondes d'avance sur la 33 TT 3. MARANELLO 5/ SETTIMO MILANESE 0

                  Pour la TARGA, ALFA ( ici celle de Vic) avait mis les petits plats dans les grands....



                  Peine perdue, Vic n'a pas pu beaucoup en profiter et ALFA est repartie battue une nouvelle fois.

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                  • Re: Quick Vic Elford

                    Quand on a la chance d'avoir Rolf STOMMELEN et Vic ELFORD dans son équipe on n'hésite pas à les associer pour disputer les 1000 km du NURBURGRING et c'est que n'a pas manquer de faire Carlo CHITTI en espérant tenir là, l'arme fatale pour enfin en gagner une et empêcher FERRARI d'être définitivement titrée. Si son duo s'avéra effectivement le plus performant en piste des 2 ALFA engagées, il fut bien incapable de contester la suprématie des rouges frappées du cavalino et pire un troisième larron est venu en plus s'intercaler: la MIRAGE de John WYER.

                    Dès les essais la belle barquette aux couleurs GULF aux mains de Derek BELL associé à VAN LENNEP, réussit l'exploit de signer le second temps derrière la 312 PB de PETERSON démontrant que désormais il faudrait également compter avec elle. Rolf et Vic eux étaient 3ème devant la seconde ALFA de MARKO- DE ADAMICH, AUTODELTA en pleine préparation du MANS et sans espoir pour le championnat, limitant sa participation dans l'EIFEL à 2 33TT/3 . Surprise donc, ni MERZARIO-REDMAN relégués au 6ème rang, derrière la PORSCHE 908 de JOST, ni surtout ICKX associé cette fois à REGAZZONI eux encore plus loin, derrière la première 2L (??) n'étaient dans le coup . L'explication à cette déconfiture tenait dans le simple fait que la piste essentiellement humide s'étant asséchée pendant très peu de temps, il fallait en profiter au bon moment.

                    La course elle aussi débuta sous le crachin laissant les équipes perplexes pour le choix des pneus sur un tel tracé...FERRARI et WYER optent pour des mixtes ALFA pour les pluies. Au départ Ronnie conserve l'avantage de sa pole mais BELL en délicatesse avec ses pneus est bousculé par STOMMELEN et les deux autres 312 PB qui rapidement double l'allemand. "RING and RAIN MEISTER" Monsieur Jacky ICKX, dans ces conditions idéales pour lui, ne tarde pas à s'imposer à ses petits camarades de la scuderia et s'isole en tête alors que STOMMELEN bagarre avec BELL qui non seulement le dépasse mais se rapproche des 2 autres italiennes en seconde et troisième position. Il s'emparera même de la 3ème place de REDMAN lorsque celui-ci s'attardera aux stands lors de sa prise de relais. Pendant ce temps les actions d'ALFA-ROMEO sont en chute libre suite au double arrêt imposé à Vic après qu'il ait succédé à Rolf, à cause d'une roue insuffisamment serrée reléguant la N°4 dans les profondeurs du classement où elle finira à une anonyme 11ème place. Tout n'est pourtant pas rose pour FERRARI qui perd sa voiture leader suite à une sortie de piste de REGAZZONI et comme REDMAN est malade et peu performant et que cette fois BELL avec les bons pneus continue à performer, voilà la MIRAGE en tête après la mi course suite à l'arrêt de SCHENKEN pour changer de pneus. Il faudra à la fois toute l'énergie du duo australo-suédois et l'inefficacité de VAN LENNEP pour permettre à la FERRARI parée de sa bande bleue et jaune de franchir la ligne d'arrivée la première et ainsi assurer le titre définitivement à la scuderia. Le derby italien s'achève par un 6 à 0....No comment!

                    Du nouveau avec la MIRAGE rivalisant avec FERRARI


                    Départ, STOMMELEN sur l'ALFA de Vic remet les choses en place...ça ne va pas durer.


                    Vic prend le relais, une roue sera mal serrée...où est le fautif ?

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                    • Re: Quick Vic Elford

                      Les 24 heures du MANS

                      L'édition 1972 des 24H se caractérisait part la frilosité du favori, FERRARI qui préférait ne pas affronter le risque d'une débâcle alors qu'elle a régné en maître sur la saison et MATRA, qui a soigneusement et jalousement éviter toute confrontation préalable en focalisant sur les seules 24H avec une préparation minutieuse lors de multiples tests d'endurance en solitaire . Qu'elle est l'attitude la plus anti-sportive des deux ? J'ai encore en mémoire les propos d'Olivier GENDEBIEN à la veille de cette édition et pour lui ( et je partage cette opinion) assurément les deux. La seule équipe usine ( j'exclue à ce titre BONNIER ) méritante, étant assurément ALFA-ROMEO mais cela allait-il lui suffire ? La bravoure n'étant pas toujours récompensée.

                      FERRARI donc absente, incontestablement le rôle de favori échouait à MATRA, qui par le passé avait déjà réussi des coups d'éclats au pays des rillettes mais avec son moteur V12 3L, n'avait pu jusqu'alors envisager sérieusement la victoire. Cette fois-ci plus d'équivoque avec 4 prototypes engagés, les bleus assuraient ce rôle et Jean-Luc LAGARDERE tellement confiant invita même le Président POMPIDOU à venir assister à leur triomphe ( il se contentera de donner le départ...). BELTOISE-AMON/CEVERT-GANLEY et PESCAROLO-G.HILL sur les 3 nouvelles 670 et JABOUILLE-HOBBS sur la "grand-mère" 660 héroïne des 24H 1971, l'équipe MATRA avait effectivement fière allure.

                      En face ALFA-ROMEO alignait 3 33TT/3 pour, STOMMELEN-GALLI/ DE ADAMICH-VACCARELLA et Vic qui retrouvait Helmut MARKO. La seule adaptation visible pour cette course, consistait en un capot arrière profilé ce qui limitait les italiennes au vu de leurs déboires dans des courses beaucoup moins contraignantes, plus à un rôle de simple outsider que d'adversaire dangereux pour les couleurs françaises. BONNIER de son côté alignait deux T280 et comme les MIRAGE de WYER étaient absentes, cela faisait un plateau un peu étriqué. A signaler malgré tout une "veille" PORSCHE 908 LH coupé engagée par le SIFFERT RACING qui l'avait ressortie de son musée (?).

                      Comme prévu, les MATRA trustaient les premières place au terme de essais, les 3 670 devant la première ALFA de STOMMELEN à plus de 5 secondes du meilleur temps signé par CEVERT. Vic lui était encore plus loin derrière la LOLA de BONNIER et LARROUSSE.

                      Surprise désagréable pour MATRA qui à peine le premier tour achevé, perdait une unité avec la casse moteur de BELTOISE et autre surprise à contre courant des intérêts français, la LOLA de BONNIER en début de course tenait crânement tête au train bleu en bouclant la première heure en leader mais ça ne durera pas. Dès le début de la seconde heure et jusqu'au terme de la course on trouvera systématiquement une MATRA devant leurs adversaires à commencer par ALFA ROMEO bien incapable de rivaliser avec les bleues même si au gré des péripéties et ravitaillements la 33 TT/3 de STOMMELEN réussit très temporairement à s'immiscer entre les deux 670 survivantes, mais finira par abandonner en vue de l'arrivée. Autant le dire tout de suite l'ALFA de DE ADAMICH-VACCARELLA sera la seule à franchir la ligne d'arrivée mais sera devancée par la "vielle" PORSCHE 908 magnifiquement préparée et pilotée et devra se contenter de la 4ème place finale. Quant à Vic et Helmut, leurs 24 H fut un long chemin de croix ponctué par de multiples problèmes techniques allant de l'embrayage aux échappements ce qui fait qu'au mieux ils ne pointeront qu'à la 4ème place du classement général avant de disparaître à 4 heures du but, boite cassée. Bien entendu je n'omets pas de signaler l'acte d'héroïsme de Vic qui lui vaudra, non pas la légion d'honneur, comme indiqué à tort lors de mon introduction, mais l'ordre national du mérite remis par POMPIDOU lors du déjeuner à l'Elysée pour célébrer le doublé MATRA et qui fera la une de tous les médias. Je me contenterai à ce propos de rappeler que Vic n'hésita pas à stopper son ALFA pour porter secours à Florian VETSCH dont la DAYTONA était en feu suite à la collision avec la LOLA de BONNIER qui malheureusement fut tué sur le coup, alors que le pilote suisse s'était déjà extirpé de sa FERRARI.

                      L'ALFA-ROMEO 33TT/3 de Vic parée de son capot arrière "spécial LE MANS"


                      Et en version raccourcie non retenue pour la course comme sur la 3ème photo




                      Toute la beauté et le charme de l'endurance et son esprit d'équipe qui crée un lien indissociable entre les hommes pendant 24 H d'affilées

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                      • Re: Quick Vic Elford

                        En souvenir de JO

                        Pour ALFA-ROMEO, après son échec au MANS qui a démontré à ceux qui n'en étaient pas encore convaincus ( ils étaient rares) qu'avec son V8, il était inutile de poursuivre face à EFRRARI et compte tenu que son 12 cylindres est bien loin d'être prêt, il valait mieux en rester là et par là même libérer ses pilotes. Vic, dont on se souvient qu'il était très lié à l'équipe du pauvre Jo BONNIER orpheline de son patron, trouva vite refuge en ses rangs pour rejoindre son comparse de 1971 Gérard LARROUSSE avec la ferme intention de montrer à tous que cette équipe n'était pas finie avec la disparition de son patron.

                        C'est donc paré de jaune que Vic rejoint ZELTWEG pour y courir les 1000 KM sur la seule LOLA T280 engagée par l'équipe suisse. Face à eux la scuderia, peut être pour se racheter de son forfait manceau, avait engagé pas moins de 4 312 PB pour ses 3 équipages habituelles ( REGA absent pour cause de poignet cassé remplacé par MUNARI) + un duo des "p'tits" jeunes qui promettent en cette saison 1972, le brésilien Carlos PACE associé à Helmut MARKO. John WYER a aussi délégué une MIRAGE pour son duo habituel auquel est associé l'américain Tony ADAMOWICZ (au cas où VAN LENNEP serait à nouveau hors du coup... ?).

                        Et les essais allaient créer la grande surprise. Non seulement FERRARI n'est pas en pole mais la meilleure ( ICKX-REDMAN) n'est que 3ème devancée par la MIRAGE et la LOLA BONNIER. Cette révolution on l'a doit certes au talent de Derek BELL et Gérard LARROUSSE mais également ( peut être surtout) aux conditions météo qui ont plus pénalisées les rouges que les autres. Rassurez-vous tifosi, dès le départ les choses rentraient dans l'ordre, les deux protos british loupant leur départ furent irrésistiblement doublés par l'escadrille FERRARI qui jamais ne quitta les avants postes pour signer un irréprochable quadruplé emmené par ICKX-REDMAN devant les p'tits jeunes impeccables d'efficacité.

                        Pour Gérard et Vic malheureusement la course fut vite interrompue d'abord par un câble d'accélérateur puis un allumage défaillant.

                        Vic dans le cockpit de la LOLA de Jo BONNIER


                        Une bonne performance aux essais: 2ème


                        Mais une course trop vite interrompue


                        A SUIVRE...

                        Commentaire


                        • Re: Quick Vic Elford

                          Jo BONNIER comme en 1971, était aussi engagé dans le championnat 2L avec son équipe toujours associée avec FILÏPINETTI qui alignait également Jean-Louis LAFOSSE, le roi pour dégoter les sponsors en l'occurrence la SEITA pour qui il était hors de question d'abandonner en cours de route. Vic prit ainsi le relais pour assurer la course devant se dérouler à VILLA REAL au PORTUGAL sur la LOLA T290 aux couleurs GITANES que pilotait habituellement le pilote suédois. Pas beaucoup de détail en dehors du modeste 16è temps aux essais ( sans doute dû à la pluie) et d'un abandon sur surchauffe alors qu'il était remonté aux avants postes.

                          La T290 habituelle de Jo aux couleurs bien "françaises"


                          Abandon au Portugal


                          Un mois plus tard l'équipe BONNIER se retrouve en Afrique pour y disputer les 6 HEURES de NOVA LISBOA en ANGOLA à l'époque encore sous contrôle portugais. Tracée sur un circuit en ville cette épreuve atypique regroupait un plateau hétéroclite composé de voitures très diverses comme des protos 2L, mais aussi des PORSCHE 908 ou même FORD GT 40 plus ou moins bien préparés et de beaucoup de GT plus très jeunes non plus. On peut penser qu'une équipe professionnelle comme celle de JO BONNIER venait surtout chercher ici les primes plus que la gloire. Toujours est-il, que Vic et Gérard vont se partager une T290 qu'ils qualifieront en pole et qui aurait dû les mener à la victoire si une crevaison dans les derniers tours ne les avait stoppés ce qui ne les empêchera pas d'être classés seconds sans avoir passé la ligne d'arrivée (?).



                          A SUIVRE...

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                          • Re: Quick Vic Elford

                            Enfin et toujours pour suppléer Jo au volant de sa T290, Vic couru également les manches de ENNA et du NURBURGRING du Championnat 2L

                            A ENNA la course se disputait en deux manches avec addition des temps. Vic et son équipier LAFOSSE s'élancèrent depuis la 3ème ligne dans la première, derrière QUESTER (CHEVRON BMW) SCHECKTER (CHEVRON- CHEVY/VEGA) MERZARIO (ABARTH) et EDWARDS (LOLA CHEVY/VEGA) rien que ça...Mais tout ce beau monde ne vit pas la ligne d'arrivée notamment QUESTER et SCHECKTER, tant et si bien que Vic se retrouva second dans les roues de MERZARIO devant EDWARDS et il fallu que notre héros fasse un passage éclair au stands ( roue vibrante) pour se retrouver 3ème de cette manche. Dans la seconde Vic se place immédiatement dans les roues d'EDWARDS mais se fait rapidement sauter par MERZARIO pour se retrouver à nouveau 3ème puis second lorsque la LOLA britannique devra stopper, laissant "Tutur" et notre héros en découdre sérieusement pour la victoire qui finalement va échouer entre les mains de l'italien et de son italienne à la plus grande joie des tifosi. Au générale MERZARIO évidemment est vainqueur et Vic second.

                            Vic dans les roues de MERZARIO et son ABARTH le scénario des deux manches à ENNA


                            Retour au NURBURGRING pour les traditionnels 500KM courus en deux manches comme à ENNA. Vic ne réussit que le 5ème temps des essais et comme d'habitude une très bonne première manche qui le vit pointer en tête où il signa également un net record du tour jusqu'à ce qu'un distributeur cassé ne le contraigne à l'abandon. Rebelote dans la seconde manche toujours ce foutu distributeur qui l'oblige de nouveau à se retirer. A signaler que son coéquipier LAFOSSE, fin tacticien par deux fois bien classé ( 3ème et 2ème), l'emporte au scratch et sauve l'honneur de l'équipe BONNIER-FILIPINETTI.



                            Petite pause pour quelques jours pour cause d'absence d'ordi et d'internet....A BIENTOT !

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                            • Re: Quick Vic Elford

                              Me voilà de retour ...et pas le moindre petit commentaire ou photo supplémentaire pendant mon absence ? Avec ce nouvel épisode peut être un tifosi.... ?

                              La der de 1972

                              Vic retrouve son vieux complice David STONE et la FERRARI DAYTONA pour le TOUR AUTO. De nouveau le contingent des DAYTONA est divisé en deux clans. D'un côté POZZI avec deux unités pour ANDRUET-BICHE et ROUVEYRAND-MIGAULT . De l'autre FILIPINETTI pour celle de Vic (une autre était engagée pour PARKES mais finalement forfait). Mais les deux équipes sont placées sous l'autorité directe de la scuderia qui a délégué sur le terrain assistance et staff technique preuve de son implication totale car cette année c'est bien la victoire absolue qui est visée. En effet finis les protos du MANS la course est réservée aux seules GT . Face à ce contingent italien qui fait office de grand favori vu le palmarès que s'est taillé la DAYTONA au cours de la saison, on retrouve essentiellement les CAPRI GR2 de LARROUSSE et VINATIER, les BERLINETTES engagées à titre personnel pour THERIER mais officielles pour NICOLAS et DARNICHE et bien sure une flopée de 911 pour entre autres BALLOT-LENA/WOLLEK/TOUROUL etc... On note également la CORVETTE de MC.BEAUMONT ou les CAMARO de RAGNOTTI et LAGNIEZ. Un plateau un peu hétéroclite auquel il manque incontestablement la présence des MATRA qui a elle seule apportait une touche unique à l'épreuve ce qui lui fait assurément défaut pour l'édition 1972.

                              Cette année le TOUR s'élançait de BIARRITZ pour arriver à NICE avec 8 étapes ne passant que par les circuits français ( en dehors de NIVELLES). Donc pas de NURBURGRING dommage !

                              Et ça commence mal pour Vic, lors du prologue où se déroulait une ES dans la quelle il partit dans un magistral tête à queue refroidissant d'entrée ses ardeurs mais heureusement sans dégât ce qui fait qu'à BARCELONE terme de la 1ère étape il n'était que 7ème. Sur le circuit d'ALBI notre héros remportant la course, est revenu en seconde position derrière LARROUSSE et sa CAPRI et juste devant ANDRUET. Dans la 3ème étape LARROUSSE disparaissait ( fuite d'huile) laissant les deux DAYTONA de Vic et ANDRUET s'expliquer pour la course en tête. Et ce fut un coup à toi un coup à moi car en dehors de MAGNY COURS qui vit la victoire de THERIER mais qui disparaîtra juste après, les FERRARI s'imposèrent partout dans une ambiance délétère entre les deux coqs de la scuderia savamment entretenue par ses représentants.... MONT D'ORE: 1er ANDRUET, CHARADE:1er ELFORD, BUGATTI: 1er ELFORD, ROUEN: 1er ANDRUET, NIVELLES: 1er ELFORD si bien qu'au TOUQUET fin de la 5ème étape le classement est le suivant: Vic premier, ANDRUET 2ème à 9secondes et ROUVEYRAND-MIGAULT sur la deuxième POZZI à 2 minutes. Les autres à des années lumières.... Les concurrents se dirigent alors vers les ALPES en passant par l'ALSACE qui allait voir la fin des espoirs de notre héros et la victoire du pilote POZZI. Sur la liaison menant au BALLON d'ALSACE, Vic piégé par le brouillard sort de la route abandonnant sa belle DAYTONA au fond d'un ravin sans dommage pour lui et son équipier.

                              Le duo ELFORD-STONE reconstitué sur la DAYTONA de la SCUDERIA FILIPINETTI ( notez les anachronismes sur les combinaisons...)


                              L'ambiance particulière du TOUR AUTO à jamais disparue


                              Vic n'a pas ménagé sa peine ici devant son pote Gérard LARROUSSE et sa CAPRI RIPOLIN


                              En bonne compagnie avec Marie-Claude à l'heure de la pose bien méritée....

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                              • Re : Re: Quick Vic Elford

                                Envoyé par CMTARGA Voir le message


                                L'ambiance particulière du TOUR AUTO à jamais disparue



                                Stommelen a "prêté" son sponsor Eifelland à Vic...
                                Avant c'était mieux

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